potencé · potence

potencé

adjectif, /pɔtɑ̃se/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Terme de blason. Dont chaque branche se termine en forme de double potence ou de T. Croix potencée.

Historique : XVe s. Monsieur Jehan de Champaigne a une bande d'argent à deux croisettes d'or potencées, contre-potencées à trois lambeaulx de gueulles

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • potencées — pluriel féminin — /pɔtɑ̃se/
  • potencés — pluriel masculin — /pɔtɑ̃se/
  • potencée — singulier féminin — /pɔtɑ̃se/
  • potencé — singulier masculin — /pɔtɑ̃se/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée potencé#48783.

potence

nom, féminin, /pɔtɑ̃sə/

Définitions

  1. Instrument de supplice servant à la pendaison.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Méthode d'exécution capitale consistant à suspendre une personne par le cou jusqu'à ce que mort s'ensuive.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Support en équerre ou en T, fixé à un mur pour porter une charge.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (11 sens) — Académie 1935 (8 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Béquille, bâton d'appui qui a la forme d'un T. Marcher avec des potences. Table en potence, longue table à l'un des bouts de laquelle une autre est placée en travers. En termes militaires, on dit qu'une partie d'une troupe est en potence, quand elle est placée en retour relativement au front général de la troupe.

    Il [un mendiant] pourra se servir de deux potences, et avoir un pied attaché au derrière — Lesage (1668-1747)

  2. Sorte de béquille isolée, nommée appuial, sur laquelle on s'appuie la poitrine pour se reposer debout quand on est malade, et dans les églises de l'Orient, où les chaises sont inconnues, quand on est à l'office.

    J'ai entendu la messe dans le grand couvent de l'oasis des Lacs Natrons, ainsi appuyé sur une potence — DE LABORDE

  3. Appareil qui sert à mesurer la taille des hommes et des animaux : c'est une large règle qui porte des divisions numériques, et sur laquelle glisse à frottement une petite pièce de bois. Avoir cinq pieds sous potence.

  4. Gibet, instrument de supplice, ainsi dit à cause de la ressemblance de forme avec la béquille. Le supplice même. Fig. et familièrement. Gibier de potence, homme dont les actions appellent la sévérité des lois. Traîne-potence, voy. TRAÎNER. Terme de blason. Meuble de l'écu, qui indique le droit de haute justice.

    Commandez qu'on dresse une potence fort élevée, qui ait cinquante coudées de haut — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Xerxès, outré de dépit contre Léonide qui avait osé lui tenir tête, fit attacher son cadavre à une potence — Rollin (1661-1741)

  5. Terme de manége. Le morceau de bois où pend la bague. Brider la potence, donner contre ce morceau de bois, au lieu d'emporter la bague ou de la toucher.

  6. Pièce de bois ou de fer qui se met sous une poutre, pour soutenir un plancher, et dont le sommet forme un triangle. On distingue la potence à un ou à deux liens : la première qui se met contre le mur, l'autre qui se met au milieu de la poutre. Barre de fer tournée en volute à une de ses extrémités, servant de support à un balcon, à une poulie de puits, etc. Le fer qui sert à suspendre une enseigne devant la boutique d'un artisan. Terme d'administration. Long tuyau soutenu par une console, qui porte à un mètre environ de la maison où il est attaché le bec de gaz et la lanterne qui l'enveloppe.

  7. Potences, les bouts des branches d'une trompette, qui sont formés en arc.

  8. Instrument avec lequel le verrier transporte des objets trop chauds pour être maniables.

  9. Pièce qui porte deux des pivots de l'échappement, dans les montres à roue de rencontre. Une des pièces du moulin du lapidaire.

  10. Terme de marine. Sorte d'épontille fourchue qu'on place sous le faux pont, à l'endroit où correspond le pied du mât d'artimon, lorsque ce pied ne repose pas sur la quille. Se dit encore de divers montants, arcs-boutants, supports saillants et retenus par des cordages.

  11. Petite enclume de chaudronnier.

Étymologie : Bas-lat. potentia, potence, du lat. potentia, puissance, et de là, appui, bâton, béquille, et, par comparaison avec la forme, gibet.

Historique : XIIIe s. Li blanc moine me traïstrent fors, Mès tant me batirent le cors Ô potences et o bastons, Qu'il me mistrent à ventrillons Mès por ses membres apuier, Ot ausinc cum par impotence De traïson une potence [bâton] Et vraiement, fist le chevalier, vous le comparrez [payerez] ; et lors il hauça sa potence, et feri le juif les l'oÿe [près de l'oreille], et le porta à terre XIVe s. Estoit si malade que il aloit toz jors à potences sous ses esseles, ne autrement il ne pooit aler, et sembloit que il eust le dos rompu XVe s. En icelle salle avoit trois tables drecées, dont l'une fut au bout dessus…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Assemblage de trois pièces de bois ou de fer, dont une est dressée verticalement, une autre est posée horizontalement sur la première, et la troisième soutient l’extrémité de celle-ci. Mettre une potence pour étayer une poutre. Il faut mettre une double potence pour mieux soutenir cette poutre. Les potences de fer servent principalement à porter des balcons, des poulies, des lanternes, etc. Les enseignes des aubergistes sont ordinairement soutenues par des potences de fer ou de bois.

  2. Il se dit particulièrement d’un Gibet, dé l’instrument servant au supplice de ceux que l’on pend. Planter, dresser une potence. Mener à la potence. Mettre, attacher à la potence.

  3. Il se dit aussi du Supplice même. On l’a condamné à la potence. Il mérite la potence.

  4. Fig. et fam., Gibier de potence, se dit d’Un ou de plusieurs hommes dont les actions semblent mériter d’être punies en justice. Cet homme est un gibier de potence. Ces gens- là sont du gibier de potence.

  5. POTENCE, en termes de Manège, désigne le Morceau de bois où pend la bague.

  6. Brider la potence, Donner contre ce morceau. de bois, au lieu d’emporter la bague, ou de la toucher.

  7. Table en potence, Table longue, vers l’un des bouts de laquelle il y en a une autre qui est en travers.

  8. POTENCE, en termes de Blason, désigne une Croix en forme de T.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • potences — pluriel — /pɔtɑ̃sə/
  • potence — singulier — /pɔtɑ̃sə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée potence#48782.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.