poteau
nom, masculin, /pɔto/ ou /poto/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de charpente. Pièce de bois posée debout. Les poteaux d'une cloison. Poteau d'huisserie, de croisée, de membrure. Poteau cornier, celui qui est à l'encoignure de deux pans de bois. Poteau de décharge, pièce de bois inclinée dans l'intérieur d'une cloison ou d'un pan de bois, pour soulager la charge.
Les poteaux de leurs maisons [des Hébreux, en Égypte] furent marqués, afin que l'ange destructeur ne les touchât point — Bossuet (1627-1704)
Grosse et longue pièce de bois posée droit en terre et servant à divers usages. L'infâme poteau, le poteau de la croix où Jésus-Christ fut attaché.
Son camarade et lui trouvèrent un poteau, Ayant au haut cet écriteau.... — La Fontaine (1621-1695)
On vit chaque jour des poteaux chargés de l'effigie des hommes ou des femmes qui avaient ou suivi ou conseillé Gaston et la reine [mère de Louis XIII] — Voltaire (1694-1778)
Poteaux indicateurs, ceux où les indications sur les routes et les localités sont inscrites.
Sur le devant et au pied des petites montagnes, un poteau de seigneur qui marque le chemin ; ce poteau est planté à l'entrée d'un pont de bois — Diderot (1713-1784)
Sur le turf, poteau de distance, poteau placé, pour les courses en parties liées, à cent mètres du but ; les chevaux qui n'ont pas dépassé ce poteau lorsque le premier cheval dépasse le but, sont distancés et ne peuvent plus courir les épreuves suivantes. Poteau gagnant ; il indique le but.
Fig. et familièrement. Des poteaux, de grosses et vilaines jambes.
Étymologie : Diminutif de l'anc. franç. post (post et chevron, dans RUTEB. II, 44), qui vient du lat. postis, jambage de porte ; wallon, posstai ; provenç. postel.
Historique : XIIe s. Tant ont miné sous terre, chascuns à son cisel, Que des murs de Cologne ont trait maint grand carrel ; à ce que il en traient, i metent le postel
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Pièce de bois de charpente, posée debout. Il manque un poteau à cette cloison. Cloison à poteaux apparents, à poteaux recouverts.
Poteau cornier, Celui qui est à l’encoignure de deux pans de bois. Dans les anciens édifices, les poteaux corniers restaient à découvert et étaient ornés de sculptures peintes.
Poteau de décharge, Pièce de bois inclinée dans l’intérieur d’une cloison ou d’un pan de bois, pour soulager la charge.
POTEAU se dit aussi d’une Grosse et longue pièce de bois posée droit en terre et servant à divers usages. Planter un poteau. Arracher un poteau. Poteau d’exécution. Des poteaux pour marquer les chemins, des poteaux indicateurs. Poteau télégraphique.
En langage de Courses, Poteau d’arrivée ou absolument Poteau, Haute pièce de bois ou de fer, généralement surmontée d’un disque, qui marque le terme de la course.
Rester au poteau se dit d’un Cheval qui ne prend pas le départ au moment où l’on donne le signal.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- poteaux — pluriel — /pɔto/ ou /poto/
- poteau — singulier — /pɔto/ ou /poto/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée poteau#48779.