posté · poste

posté

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Mis dans un endroit. Fig. Il est bien posté, il est dans une situation avantageuse. Familièrement et ironiquement. Nous voilà bien postés, c'est-à-dire nous sommes dans l'embarras.

    Je suis ici posté commodément pour attendre — Molière (1622-1673)

    Je suis trop vieux, trop malade et trop bien posté pour aller ailleurs [que Ferney] — Voltaire (1694-1778)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • postées — pluriel féminin
  • postés — pluriel masculin
  • postée — singulier féminin
  • posté — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée posté#102468.

poste

nom, /pɔstə/

Définitions

  1. Service public assurant la collecte, le tri et la distribution du courrier et des colis.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Bureau local où s'effectuent les opérations liées au courrier.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (7 sens) · 1873 (9 sens) · 1877 (1 sens, 🟢 1 nouveau) — Académie 1935 (16 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Petite balle de plomb, dont on emploie plusieurs à la fois pour charger un fusil, un pistolet.

Étymologie : Ainsi dites peut-être parce qu'elles vont comme la poste

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 3

s. f.

  1. Terme d'architecture. Voy. POSTES.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 4

s. m.

  1. Lieu assigné à quelqu'un pour un office quelconque. Aller à son poste. Mourir à son poste. Poste d'honneur, celui qui est regardé comme le plus périlleux. Être à poste fixe dans un lieu, y être à demeure, y être sédentaire. Être à son poste, être où le devoir exige qu'on soit. Fig.

    Je défendais mon poste, il l'a soudain forcé — Pierre Corneille (1606-1684)

    Et que chacun enfin, d'un même esprit poussé, Garde en mourant le poste où je l'aurai placé — Jean Racine (1639-1699)

  2. Terme de guerre. Tout lieu, fortifié ou non, où un corps de troupes peut tenir et être logé. Guerre, affaire de postes, guerre, affaire où l'on se dispute des postes. Fig. Poste avancé, se dit des postes placés le plus près de l'ennemi.

    Je me souviens qu'il nous ravissait, en nous racontant comme en Catalogne, dans les lieux où ce fameux capitaine [César], par l'avantage des postes, contraignit cinq légions romaines et deux chefs expérimentés à poser les armes sans combat.... — Bossuet (1627-1704)

    Tous les postes, vers Marchiennes, le long de la Scarpe, sont emportés l'un après l'autre avec rapidité [dans la bataille de Denain] — Voltaire (1694-1778)

  3. Un corps de garde. Visiter les postes. La garde sortit du poste. Il faisait du tapage, on le mit au poste. Poste d'honneur, celui qui est établi pour garder un personnage éminent, un corps constitué, et lui rendre des honneurs. Poste de pompiers, de sergents de ville, etc. lieu où se tiennent des pompiers, des sergents de ville, en cas de besoin.

  4. Les soldats placés dans un poste. Relever un poste. Doubler les postes.

    Nos sentinelles sont renversées sur leurs postes, les postes sur leurs bataillons, les bataillons sur la division ; et ce n'était point un coup de main, car les Russes avaient montré du canon — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)

  5. Il se dit de toutes sortes d'emplois et de fonctions.

    Voyez d'ailleurs Galba, quel pouvoir il nous laisse, En quel poste sous lui nous a mis sa faiblesse — Pierre Corneille (1606-1684)

    Le marquis d'Uxelles tient un grand poste à Mayence — Mme de Sévigné (1626-1696)

  6. Terme de marine. Emplacement destiné à être occupé par un bâtiment dans un port. Place assignée à un bâtiment, dans une armée navale. Poste des aspirants, des chirurgiens, des maîtres, des malades, des blessés, emplacement destiné aux repas, réunions, couchage, pansements. Ancre de poste, ancre de bossoir. Un objet est dit être à son poste quand il est à sa place. Mettre une ancre à poste, la saisir fortement le long du bord en arrière des bossoirs ou ailleurs s'il y a lieu.

  7. Nombre d'heures pendant lequel le même mineur reste au travail sans être relevé.

Étymologie : Le poste ne diffère de la poste que par le genre. On trouve dans les anciens textes poste, qu'il faut écrire et prononcer posté, venant du latin potestatem, et que, par conséquent, il ne faut pas confondre avec poste.

Historique : XVIe s. Messire de Grimaulx, voyant que l'assault estoit prest à donner, ordonna pour la defense de la breche, sept postes, chascune de trentehommes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Établissement de chevaux, placé de distance en distance pour le service des voyageurs. Chevaux de poste. Chaise de poste. Maître de poste, celui qui, moyennant certains avantages, fournit des relais aux voitures de l'administration des postes.

    Afin que les ordres du prince pussent être portés avec plus de diligence, Cyrus établit d'espace en espace des postes où des courriers qui marchaient jour et nuit trouvaient des chevaux tout prêts et, par ce moyen, faisaient une diligence incroyable — Rollin (1661-1741)

    L'établissement des postes en France date du mois de juin 1474, sous le règne de Louis XI ; le gouvernement profita des relais et messagers qu'avait établis l'université de Paris dans toutes les provinces du royaume, au moyen desquels elle entretenait des correspondances avec les familles qui y envoyaient leurs enfants — GOUIN

  2. La manière de voyager avec des chevaux de poste. La poste fatigue beaucoup. Fig. En poste, avec une extrême rapidité. On dit dans le même sens : prendre la poste. Courir la poste, courir sur des chevaux de poste, ou en chaise avec des chevaux de poste. Fig. Courir la poste, aller un train de poste, marcher précipitamment, et, en général, faire trop vite. On dit aussi : faire tout en courant la poste, faire tout à la hâte. Ce n'est pas une chose qui se fasse en courant la poste, c'est une chose qui demande du temps et du soin.

    Il est venu de son armée en poste répondre lui-même — Mme de Sévigné (1626-1696)

    M. de la Feuillade a pris la poste, et s'en est venu droit à Versailles — Mme de Sévigné (1626-1696)

  3. La maison où sont les chevaux de poste. Il n'a pu se procurer des chevaux à la poste.

  4. Mesure de chemin ordinairement de deux lieues. Il y a six postes de telle ville à telle autre. Fig. et dans le langage libre de la Fontaine. Plaisirs amoureux. Poste royale, poste qui se payait double à l'entrée et à la sortie de certaines villes et des lieux où est la cour.

    Ne me retarde point de grâce ; Je dois faire aujourd'hui vingt postes sans manquer — La Fontaine (1621-1695)

    Vous venez de courir quarante postes sans vous arrêter — CAMPISTRON

  5. Administration publique pour le transport des lettres. Malle-poste, voy. MALLE. Grande poste, celle qui porte les lettres dans les provinces et dans les pays étrangers. Petite poste, poste pour la distribution des lettres dans la ville et la banlieue ; elle fut établie en 1759, sous le ministère de M. de Silhouette. (XVIIIe siècle, cela ne se fait plus). Poste restante, suscription qui indique qu'une lettre doit rester au bureau jusqu'à ce qu'on la réclame.

    Vous jugez bien que je ne suis point en colère contre la poste — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Votre lettre est venue par la poste — Bossuet (1627-1704)

  6. Le courrier qui porte les lettres. La poste vient d'arriver.

    Je ne comprends rien aux postes, elles sont déréglées, et ces gens si obligeants qui partent à minuit pour porter mes lettres, n'ont point assez de soin de me rapporter vos réponses — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Je n'ai point de nouvelles de la Russie, vous pensez bien, Monseigneur, qu'on ne m'écrit pas toutes les postes — Voltaire (1694-1778)

  7. La maison, le bureau où l'on porte les lettres. Porter une lettre à la poste.

    Vendredi j'arrive à Laval, j'arrête à la poste ; je vois arriver justement cet honnête homme, cet homme si obligeant [l'employé].... qui m'apportait votre lettre — Mme de Sévigné (1626-1696)

  8. Train-poste, voy. TRAIN. Le bâtiment-poste, bâtiment destiné à faire le service de la correspondance et du transport des voyageurs entre deux ou plusieurs ports de mer. La poste aux choux, se dit, par plaisanterie, du petit canot qui va chercher les provisions, pendant le séjour en rade.

  9. À sa poste, à sa disposition, à sa convenance (locution vieillie). À poste, c'est-à-dire à certains termes différents dont on est convenu (locution vieillie). Payer à poste. Acheter à poste.

    J'avais songé en moi-même que ç'aurait été une bonne affaire de pouvoir introduire ici un médecin à notre poste, pour le dégoûter de son monsieur Purgon — Molière (1622-1673)

    Dieu fasse paix au gentil Arioste, Et daigne aussi mettre en lieu de repos Jean la Fontaine auteur fait à la poste Du Ferrarois, adoptant ses bons mots — SENECÉ

Étymologie : Wall. posse ; bas-lat. posta, station ; ital. posta ; du participe latin positus, placé, de ponere, placer (voy. PONDRE).

Historique : XIIIe s. Et quant l'en se part de Cambalue, par laquele voie que l'en veult, et l'en a alé XXV milles, si treuvent les messages du seigneur une poeste [var. poste] que il appellent iamb, et que nous disons poeste de chevaux Et à chascune journée a une poste là ou les mesajes qe vont por la contrée herbergient XIVe s. Nous avons ordené et ordenons que nul ne fasse fausse poste [passe-volant, soldat qui n'existe pas], sur peine de perdre chevaux et hernois XVe s. Item, tout ce temps durant, y avoit au royaume de France doubles officiers ; car chacune partie contendoit de les faire à sa poste Le …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré — Supplément (1877) — entrée 5

s. m.

  1. 🟢 Nom, en Provence, d'une espèce de filet.

    Il [un squale] dévorait les thons pris aux filets dits postes, que tendent les pêcheurs le long de nos côtes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Il s’est dit d’un établissement de chevaux qui était autrefois placé de distance en distance, pour le service des voyageurs. Chevaux de poste. Chaise de poste. On a établi des postes sur telles et telles routes. Maître de poste. La poste aux chevaux. Depuis l’établissement des chemins de fer, les postes ont été supprimées.

  2. Il se disait aussi de la Manière de voyager avec des chevaux de poste. Prendre la poste. Aller en poste. Voyager en poste. Atteler en poste. Chaise de poste.

  3. Fig. et fam., Courir la poste, Se dépêcher, aller très vite. Ne lisez pas si vite, vous courez la poste.

  4. POSTE se disait aussi de la Maison où étaient les chevaux de poste. S’arrêter à la première poste.

  5. Il désignait encore une Mesure de chemin fixée communément à deux lieues. Il y a six postes, poste et demie, double poste, tant de postes de telle ville à telle autre. Courir trois postes, quatre postes sur le même cheval.

  6. POSTE se dit aujourd’hui de l’Administration publique qui assure le transport des correspondances. Bureau de poste. Mettre une lettre à la poste. Le service de la poste. L’Administration des Postes.

  7. Il se dit aussi du Courrier qui porte les lettres. La poste va partir. Portez cette lettre avant que la poste soit partie. La poste vient d’arriver, ne fait que d’arriver.

  8. Il se dit encore de la Maison, du bureau où se font les diverses opérations postales. La poste est dans telle rue. Porter ses lettres à la poste. La poste ouvre à telle heure, ferme à telle heure.

  9. Poste restante, Guichet où l’on garde certaines lettres jusqu’à ce que le destinataire vienne les réclamer personnellement.

  10. Fam., Grande poste, Bureau central de la poste. Il faut porter cette lettre à la grande poste pour qu’elle parle plus vite.

  11. Malle-poste. Voyez

  12. MALLE.

  13. Timbre-poste. Voyez

  14. TIMBRE.

  15. Train-poste. Voyez

  16. TRAIN.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • postes — pluriel — /pɔstə/
  • poste — singulier — /pɔstə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée poste#48723.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.