portique
nom, masculin, /pɔʁtikə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Décoration d'architecture, en colonnes et en balustrades, pour servir d'entrée couverte à quelque lieu, ou pour le simple ornement. Fig.
Il [Constantin] y bâtit [à Constantinople] un cirque, un amphithéâtre, des places, des portiques et d'autres édifices publics — Fléchier (1632-1710)
Relevez, relevez les superbes portiques Du temple où notre Dieu se plaît d'être adoré — Jean Racine (1639-1699)
Il se dit aussi d'un espace long ou circulaire, dont la couverture est soutenue par des colonnes. On fait des portiques de treillage pour la décoration des jardins.
Nom d'un certain édifice à Athènes (avec un P majuscule). Fig. Le Portique, la doctrine du Portique, la philosophie de Zénon.
Il [Zénon] s'établit sous le Portique : cet endroit était particulièrement décoré des tableaux de Polygnote et des plus grands maîtres — Diderot (1713-1784)
Le Portique, l'Académie et le Lycée de la Grèce n'ont rien produit de comparable à Sénèque pour la philosophie morale — Diderot (1713-1784)
Construction servant à beaucoup d'exercices de gymnastique. Le portique se compose d'une grosse poutre horizontale de 8 à 12 mètres de longueur, élevée au-dessus du sol de 3m, 50 à 4m, 50, et reposant à chaque bout sur trois poteaux, un de ces poteaux sur la même ligne que la poutre, les deux autres s'écartant à droite et à gauche d'un mètre ou un peu plus. Ces deux derniers poteaux sont réunis par une autre poutre. Les trois poteaux supportent une petite plate-forme, soutenue en outre par quatre colonnes.
Au plur. Les portiques ou le portique, jeu où l'on faisait tourner une boule autour d'un portique. dans lequel elle entrait pour s'arrêter ensuite sur un chiffre qui décidait du gain ou de la perte ; dit plus tard trou-madame.
Il [Louis XIV] allait à Marly tous les quinze jours, et jouait aux portiques, qui est un jeu de nouvelle introduction, où il n'y a pas plus de finesse qu'à croix et pile — Mme de La Fayette (1634-1693)
Étymologie : Lat. porticus (voy. PORCHE, qui est la forme populaire ; l'autre est la forme des latinistes).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. d’Architecture — Galerie ouverte, dont la voûte ou le plafond sont soutenus par des colonnes, par des arcades. Le portique d’un temple. La Bourse de Paris a un portique avec des colonnes à l’extérieur, et un portique avec des arcades à l’intérieur. Cette place est entourée de portiques. Une cour à deux rangs de portiques.
Le Portique, la doctrine du Portique, L’école, la doctrine du philosophe Zénon, qui donnait ses leçons sous un portique d’Athènes. Les disciples du Portique, Les disciples de Zénon, autrement appelés Stoïciens.
PORTIQUE se dit aussi d’une Construction destinée à des exercices gymnastiques, où des poteaux supportent une poutre transversale à laquelle sont suspendus des agrès.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- portiques — pluriel — /pɔʁtikə/
- portique — singulier — /pɔʁtikə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée portique#48651.