portefaix
nom, masculin, /pɔʁtəfɛ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Homme dont le métier est de porter des fardeaux. Fig. Homme grossier et brutal.
Il [Salomon] ordonna des portefaix au nombre de soixante et dix mille hommes et quatre-vingt mille pour tailler les pierres dans les montagnes — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Démocrite prit pour disciple Protagoras, un de ses concitoyens ; il le tira de la condition de portefaix, pour l'élever à celle de philosophe — Diderot (1713-1784)
Portefaix d'en haut, d'en bas, les deux points d'appui du grand ressort d'un métier à bas.
Étymologie : Porter, faix.
Historique : XVe s. Item à ung portefays qui porta en une hote.... XVIe s. Il feroit beau voir que nous eussions fait un composé pour un crocheteur en l'appelant portefaix, et que....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui fait métier de porter des fardeaux.
Il désigne aussi, par extension, un Homme brutal et grossier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- portefaix — forme de base — /pɔʁtəfɛ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée portefaix#48633.