portage

portage

nom, masculin, /pɔʁtaʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Action de porter, de transporter.

    Faire le portage du charbon

    On suppose que la vente du sel aux étrangers payera largement la façon du sel et le charriage ou portage qu'il en faudra faire dans les greniers et magasins — Vauban (1633-1707)

  2. Masse de marchandises qui sont transportées d'un bâtiment à terre, ou d'un magasin à bord.

  3. Droit de portage, droit qu'ont les officiers de marine et les matelots d'embarquer tant pesant d'effets ou de marchandises (expression maintenant peu usitée).

  4. Action de porter par terre le canot et tout ce qui est dedans, quand la navigation d'un fleuve est interrompue par quelque obstacle. Faire portage. Partie où, certains fleuves d'Amérique cessant d'être navigables, on est obligé d'interrompre la navigation et de faire portage. Depuis Québec jusqu'à Montréal, il y a tant de portages.

    On ne voyageait alors qu'en canot ; et, lorsque la navigation est interrompue, ce qui arrive souvent, par un saut ou rapide..., on portait ses canots sur l'épaule, ainsi que le dit Champlain dans la phrase que nous citons et qui donne si naïvement l'étymologie du mot portage : « Il nous fallut porter nos canots, hardes, vivres et armes sur nos épaules, qui n'est pas petite peine à ceux qui n'y sont pas accoutumés. » — L. DUSSIEUX

  5. Terme de marine. Point où une vergue porte sur les haubans. Endroit ou un objet quelconque est touché par un autre.

Étymologie : Porter.

Historique : XIIIe s. Notenier qui ne randront rien de portage XIVe s. Qu'il vous plaise ottroyer audit commun de Genes le treffe et le portaige par mer des marchandises que l'en porte de vostre royaume oultre mer XVe s. Le fardeau très pesant s'estoit venu plongier sur mes espaules jusques à durement ressongnier [craindre] comment je me chevirois du portage là où je ploioie dessoubs

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Action de porter, de transporter. Il faut tant de chevaux, tant de voitures pour le portage de ces marchandises. Frais de portage.

  2. Droit de portage, Droit que chaque officier de marine et chaque matelot ont d’embarquer pour leur compte jusqu’à un poids donné. Cette expression est maintenant peu usitée. Voyez Port permis.

  3. PORTAGE se dit particulièrement de l’Action de porter, de transporter par voie de terre une embarcation arrêtée par un obstacle sur un cours d’eau. Faire portage.

  4. Il se dit encore du Transport à dos d’homme ou d’animaux. Le portage est encore usité dans certaines régions de l’Afrique centrale.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • portages — pluriel — /pɔʁtaʒə/
  • portage — singulier — /pɔʁtaʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée portage#48622.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.