port
nom, masculin, /pɔʁ/
Définitions
Abri naturel ou artificiel aménagé sur un rivage pour accueillir les navires.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Fait d'avoir sur soi un vêtement, une arme ou un signe distinctif.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Manière de se tenir, allure générale d'une personne.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Prix du transport d'un envoi postal ou d'une marchandise.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (9 sens) · 1873 (4 sens) · 1877 (1 sens, 🟢 1 nouveau) — Académie 1935 (15 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Action de porter, d'apporter.
... Pour le port de si bonnes nouvelles, C'est trop peu d'un baiser — Pierre Corneille (1606-1684)
Port d'un navire, ce que ce navire peut porter de charge. En France, en Angleterre, en Hollande, en Espagne, le port d'un navire s'exprime en tonneaux. Un vaisseau du port de cinq cents tonneaux. Port permis dans la marine marchande, ce qu'un capitaine de navire ou un passager peut charger pour son compte, sans avoir de fret à payer.
Pour connaître le port et la capacité d'un vaisseau, et en régler la jauge, le fond de cale, qui est le lieu de la charge, sera mesuré, à raison de 42 pieds cubes pour tonneau de mer
Le port permis est, pour le capitaine, d'un tonneau ou deux, et d'une fraction de tonneau pour chaque officier — Benjamin Legoarant (1792-1863)
Le prix payé pour le transport des effets que voiturent les rouliers et les messagers, et pour celui des lettres qu'on reçoit par la voie de la poste. Port payé, se dit d'un paquet, d'un colis, d'une lettre dont celui qui l'envoie a payé le port. Le colis est arrivé port payé. Avoir ses ports francs, expédier et recevoir ses lettres franches de port.
Mais tu n'y perdras rien, et voici pour le port — Pierre Corneille (1606-1684)
Ils m'ont ruinée en ports de lettres — Mme de Sévigné (1626-1696)
Port d'armes, l'attitude du soldat qui porte les armes. Se mettre au port d'armes. Port d'armes, l'action de porter sur soi des armes. Permis qu'on obtient, moyennant le payement d'un droit, de porter des armes de chasse et de chasser.
Cette république d'Italie [Venise] où le port des armes à feu est puni comme un crime capital, et où il n'est pas plus fatal d'en faire un mauvais usage que de les porter — Montesquieu (1689-1755)
Terme de jeu. Les cartes que l'on réserve, après en avoir écarté quelques-unes, pour les joindre à celles qui doivent rentrer. Mon port est de carreau, de cœur.
Tiens, c'est ici mon port, comme je te l'ai dit — Molière (1622-1673)
La manière dont une personne se tient, marche et se présente. Elle a le port d'une reine, un port de reine, se dit d'une femme qui a la taille belle et l'air noble. Cette personne a un beau port de tête, sa tête est bien placée, elle la porte bien. Port de bras, manière de tenir les bras.
J'aime le port de l'une et la taille de l'autre — Mathurin Régnier (1573-1613)
Le port majestueux et la démarche fière — Pierre Corneille (1606-1684)
Terme de manége. Position que le cheval donne à sa tête.
Terme de botanique. Aspect d'une plante, manière d'être, ensemble des caractères apparents. Cette plante a le port de la ciguë.
Le pin a quelque chose de monumental ; ses branches ont le port de la pyramide — Chateaubriand (1768-1848)
Dans le centre des Pyrénées, passage entre deux montagnes, ainsi dit parce que c'est par là que se portent les marchandises. Le port de Venasque.
Étymologie : Voy. PORTER ; prov. esp. et port. porte ; ital. porto.
Historique : XIe s. Sel puis [si je le peux] trover à port ne à passage XIIe s. En Roncevals, par som [par le sommet] les porz passant XIVe s. Leur bon port, leur bon estat et bon gouvernement Soubz umbre du grant port. que le dit Pierre frere Jehan avoit en justice, par le moyen de sa science et de sa praticque XVe s. Tant cuidoit-il bien avoir de grace et de port [autorité] en la ville Si regarderent que.... ils ne pouvoient trouver meilleur capitaine que Soustrée ; car il auroit de mal faire plus grand loisir et plus de port [inclination] que nul des autres Lesquels, ayans le port [support] du pape et d…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Lieu sur une côte où la mer s'enfonce dans les terres et offre un abri aux bâtiments. On dit souvent port de mer pour le distinguer des ports sur des rivières. Port militaire, celui où stationnent d'ordinaire les bâtiments de guerre d'un État. Port marchand, celui qui reçoit les bâtiments marchands. Port fermé, port garanti de la violence du vent et des lames. On dit par opposition : port ouvert. Port de toute marée, celui où les bâtiments peuvent entrer en tout temps. Port de marée, petit port où l'on ne peut entrer que lorsque le flot a acquis une certaine hauteur. Port de barre, celui dont l'entrée est fermée par une barre. Port franc, celui où les marchandises ne payent point de droits, tant qu'elles n'entrent pas dans l'intérieur du pays. Port franc se dit aussi d'un édifice situé près du port, dans lequel on entrepose les marchandises étrangères. Avoir un port sous le vent, se trouver en position de se réfugier dans un port voisin. Prendre port, surgir au port, entrer dans un port. Fig. Prendre port, atteindre son but, réussir dans ce qu'on a entrepris. Fermer un port, fermer les ports, empêcher qu'il n'en sorte aucun bâtiment. Faire naufrage au port, périr en arrivant au port. Fig. Manquer de réussir ou périr, au moment où l'on touchait au succès ou au salut. Arriver à bon port, atteindre heureusement le terme d'une navigation. Fig. Arriver à bon port, arriver heureusement et en bonne santé au lieu où l'on voulait aller. Arriver à bon port, signifie aussi achever, terminer, réussir. Capitaines et officiers de port, fonctionnaires chargés de surveiller les ports de commerce.
Vous voyez le grand gain, sans qu'il faille le dire, Que de ses ports de mer le roi tous les ans tire : Or l'avis dont encor nul ne s'est avisé, Est qu'il faut de la France, et c'est un coup aisé, En fameux ports de mer mettre toutes les côtes — Molière (1622-1673)
Le vent qui nous flattait nous laissa dans le port — Jean Racine (1639-1699)
Endroit, dans une rivière, où l'on embarque et débarque les marchandises. Bas port, se dit, à Paris, de certaines parties des quais de la Seine, qui sont assez peu élevées pour qu'on y débarque et embarque commodément les marchandises.
Ville bâtie autour d'un port. Brest est un beau port.
Fig. Lieu de refuge, de repos. Il est arrivé au port, il est dans le port, se dit d'un homme de bien qui est mort et que l'on croit jouir du bonheur éternel. Fig. Port de salut, lieu où l'on se retire à l'abri d'une tempête. Cette rade a été pour lui un port de salut. Port de salut, se dit aussi de tout lieu où l'on se retire loin des embarras du monde, où l'on se met à l'abri de quelque danger
Venez-vous m'annoncer le naufrage ou le port ? — Jean Mairet (1604-1686)
Après un long orage il faut trouver un port ; Et je n'en vois que deux : le repos ou la mort — Pierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Provenç. port ; esp. puerte ; ital. porto ; du lat. portus, qui se rapporte à πόρος, passage.
Historique : XIe s. Souz Alixandre [Alexandrie], ad un port juste mer XIIe s. Or le [mon cœur] doinst Diex à droit port arriver ; Car il s'est mis en mer sans aviron Tuz les porz funt guaitier e de jur e de nuit, Qu'il n'i puisse passer.... XIIIe s. Li pors est teus [tel] desor [dessous] le mur, Que bien mil nés [navires] tot à seür Y puent [peuvent] estre et sejorner Li sainz espiritz est cunfort à tuz dolens, as peris port, E lumere est as tenebrus Et Dieu, à cui il s'atendoit, nous saulva en peril de mer bien cinq semaines, et venimes à bon port XVe s. Que nullement ils ne laissassent le roi d'Angleterr…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré — Supplément (1877) — entrée 3
s. m.
🟢 Se dit, par abréviation, pour porto.
Le plus célèbre de tous les vins portugais est, nous avons à peine besoin de le nommer, le porto, par abréviation port
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Enfoncement, naturel ou artificiel, de la mer dans les terres, offrant aux bateaux un abri contre les vents et les tempêtes. Port de mer. Port marchand, port de commerce. Port de guerre. Port de pêche. L’entrée du port. Entrer dans le port. Sortir du port. Se réfugier dans un port. Nettoyer, creuser un port.
Port de toute marée, Celui où les bâtiments peuvent entrer en tout temps, parce qu’il y a toujours assez de fond.
Port de marée, Celui où les bâtiments ne peuvent entrer qu’à marée haute.
Port franc, Celui où les marchandises ne paient point de droits, tant qu’elles n’entrent pas dans l’intérieur du pays. L’institution des ports francs est très avantageuse au commerce.
Port d’attache, Port auquel compte un navire. Il se dit, figurément et familièrement, de l’Endroit où l’on a une installation fixe, où l’on revient habituellement. Cette ville reste mon port d’attache.
Fermer, consigner un port, Empêcher qu’il n’en sorte aucun bâtiment. à cette nouvelle on ferma tous les ports.
Le navire est arrivé à bon port, Il est arrivé heureusement. On dit de même Ces marchandises sont arrivées à bon port.
Fig. et fam., Arriver à bon port, Arriver heureusement et en bonne santé au lieu où l’on voulait aller.
Faire naufrage au port, Faire naufrage dans le port en y entrant.
Fig., Faire naufrage au port, échouer dans une entreprise au moment où elle semblait près de réussir.
PORT se dit aussi du Point de la rive d’un cours d’eau où les navires, les bateaux abordent, où les bâtiments chargent et déchargent les marchandises. Le port de Bercy. Le port de Bordeaux. Le port de Londres. Le port au blé, aux tuiles.
Il se dit également des Villes bâties auprès d’un port, autour d’un port. Marseille est un des plus beaux ports du monde.
PORT se dit figurément d’un Lieu de repos, de refuge, d’une situation tranquille. Il s’est retiré du monde et de l’embarras des affaires; il est dans le port. Il s’est assuré un port dans la tempête.
Il est arrivé au port, se dit d’un Homme de bien qui est mort et que l’on croit jouir du bonheur éternel.
Port de salut, Lieu où l’on se retire à l’abri d’une tempête. Cette île, cette rade ont été pour lui un port de salut. Il se dit aussi, figurément, de Tout lieu où l’on se retire loin des embarras du monde, où l’on cherche à se mettre à couvert de quelque danger. La maison de l’ambassadeur a été un port de salut pour lui.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ports — pluriel — /pɔʁ/
- port — singulier — /pɔʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée port#48620.