pontife
adjectif
Grammaire et formes (2)
- pontifes — pluriel
- pontife — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pontife#101328.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pontife#101328.
nom, masculin, /pɔ̃tifə/
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (5 sens)
s. m.
Ministre du culte d'une religion. Fig.
Le pontife, c'est-à-dire celui qui est le grand prêtre parmi ses frères, sur la tête duquel l'huile de l'onction a été répandue — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Tout pontife est établi pour offrir à Dieu des dons et des victimes ; c'est pourquoi il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose qu'il puisse offrir — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Dans la liturgie catholique, et dans le style élevé, évêque, prélat. Le souverain pontife, le pape.
Il était impossible de ne pas révérer une suite presque non interrompue de pontifes qui avaient consolé l'Église, étendu la religion, adouci les mœurs des Hérules, des Goths, des Vandales, des Lombards et des Francs — Voltaire (1694-1778)
Frères pontifes, ou religieux pontifes, ou frères du pont, nom d'une association de constructeurs de ponts instituée par saint Benezet, à la fin du XIIe siècle, dont le centre fut toujours à Avignon et à laquelle on doit la construction de la plupart des ponts de la région autour de cette ville ; les supérieurs des maisons de cette association prenaient les noms de prieurs ou de commandeurs, mais les membres n'étaient point engagés dans les ordres sacrés.
Étymologie : Lat. pontifex, de pons, pont, et facere, faire, parce que, dans l'ancienne Rome, les pontifes étaient chargés du pont Sublicius, qui était sacré. Mais cette étymologie n'est rien moins que certaine. On en a proposé quelques autres parmi lesquelles on peut relever : facere in ponte, sacrifier sur le pont ; en effet les pontifes sacrifiaient sur le pont Sublicius et y accomplissaient certaines cérémonies. On a aussi rapporté le ponti du composé à l'osque pomtis, cinq ; cela signifierait les cinq sacrificateurs, et serait analogue à quinquevir.
Historique : XVIe s. Pour signifier que les pontifes et tous personnages qui s'adonnent et dedient à contemplation des choses divines....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. m.
Personne revêtue d’un ministère sacré, ministre d’une religion. Aaron était le grand pontife des Hébreux. Il y avait à Rome un collège de pontifes. César était grand pontife. Tous les empereurs, jusqu’au temps de Gratien, ont pris le titre de Souverain pontife.
Dans la hiérarchie catholique, Le Souverain pontife, Le Pape.
PONTIFE se dit, en termes de Liturgie, des évêques, des prélats en général. Dire l’office du commun des pontifes. Tel saint, pontife et martyr.
Dans le style oratoire ou poétique, il peut désigner Tout ecclésiastique, sans égard à son rang dans la hiérarchie générale.
Figurément, familièrement et par ironie, il se dit d’une Personne qui a des manières, un ton solennel et emphatique.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
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Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.