pont-neuf
nom, masculin, /pɔ̃nœf/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Pont à Paris bâti par Henri IV, sur lequel il y avait jadis des chanteurs en plein air et des bouffons (écrit avec deux majuscules). Il se porte comme le Pont-Neuf, il se porte très bien, par allusion à la solidité avec laquelle ce pont a été construit. Fig. Faire le Pont-Neuf, locution qui se disait au XVIIe siècle et qui signifiait faire quelque chose d'extraordinaire, au-dessus de ses forces.
Tellement, monsieur, que je n'oserais écrire ma propre confession, de peur qu'ils [les libraires] ne l'imprimassent, et ne la fissent crier sur le Pont-Neuf — Guez de Balzac (1597-1654)
La punition du premier mauvais plaisant qui sera atteint et convaincu d'être burlesque relaps, et, comme tel, condamné à travailler le reste de sa vie pour le Pont-Neuf — Scarron (1610-1660)
Chanson populaire sur un air très connu (pont-neuf, avec des minuscules). Il sait tous les ponts-neufs qui courent les rues. Air de cette chanson, et par extension, air banal et trivial.
Des ponts-neufs s'est dit pour filles de mauvaise vie.
Il nous appela des grivoises, Des ponts-neufs, de fines matoises — J. MOREAU
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Chanson populaire sur un air fort connu, ainsi nommée parce qu’elle se chantait et se débitait sur le Pont-Neuf de Paris. Chanter un pont-neuf. Il sait tous les ponts-neufs qui courent les rues.
Figurément, il signifie Rengaine, lieu commun.
Fig. et fam., Se porter comme le Pont-Neuf, Se porter très bien.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ponts-neufs — pluriel
- pont-neuf — singulier
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