pompé
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé
Puisé avec une pompe. L'eau pompée dans la citerne.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- pompées — pluriel féminin
- pompés — pluriel masculin
- pompée — singulier féminin
- pompé — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pompé#105014.
pompe
nom, féminin, /pɔ̃pə/
Définitions
Appareil servant à aspirer, refouler ou transférer un liquide ou un gaz.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Faste et somptuosité déployés dans une cérémonie ou un cortège.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Au pluriel, ensemble des services professionnels chargés de l'organisation des obsèques.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (10 sens) · 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873) — entrée 3
s. f.
Travail à la pompe, nom donné, chez les tailleurs, au travail des ouvriers qui font les retouches.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Machine pour élever l'eau, qui est composée essentiellement d'un cylindre dit corps de pompe, d'un piston qui joue à frottement dans le cylindre, et de deux soupapes qui s'ouvrent et se ferment alternativement par le mouvement du piston. Pompe aspirante, celle dont le corps de pompe est élevé sur un tube qui plonge dans le liquide, et dans laquelle le point de réunion de ces deux parties est, ainsi que le piston, muni d'une soupape s'ouvrant de bas en haut. Pompe foulante, celle dont le corps de pompe plonge dans le liquide et dans laquelle le tube, situé latéralement, a son entrée dans le corps de pompe fermée par une soupape s'ouvrant de dedans en dehors. Pompe mixte, celle qui est en partie aspirante et en partie foulante.
Pompe à incendie, pompe aspirante et foulante, garnie d'un long boyau de cuir, au moyen duquel on dirige l'eau sur le point menacé. Les premières pompes à incendie furent établies en France en 1705. Terme de marine. Instrument dont la fonction est d'épuiser l'eau qui s'introduit dans la cale d'un navire.
Pompe à feu, nom primitif de la machine à vapeur, machine pour élever l'eau et la distribuer dans les différents quartiers d'une ville.
On emploie quelquefois, pour mettre les pompes en jeu, l'eau réduite en vapeur par l'action du feu, et c'est ce qu'on appelle pompes à feu, qui sont des machines hydrauliques — Mathurin-Jacques Brisson (1723-1806)
Pompe pneumatique, synonyme peu usité de machine pneumatique.
Pompe à corde, machine qui élève l'eau par la rotation d'une corde. Pompe à cabare, pompe à chapelet destinée à enlever ce qui sort de la cuve-matière, dans les brasseries.
Pompe de cellier, tube de métal pour goûter le vin d'un tonneau.
Pompe d'appel, fourneau ou poêle dans lequel on met du feu pour établir le courant d'air dans un gros poêle de construction qu'on veut chauffer.
Partie des tuyaux de cuivre dont se composent le trombone, le cor, la trompette, qui peut s'allonger et se raccourcir à volonté, pour baisser ou hausser le ton de l'instrument. Se dit aussi d'une petite emboîture de métal, qui sert au même objet, dans la flûte, la clarinette et le basson.
Couteau à pompe, couteau dont le ressort est fendu pour loger une bascule. Canif à pompe, canif dont la lame rentre et se renferme dans le manche.
Terme d'oiselier. Espèce d'auget qui a une ouverture au milieu pour passer la tête de l'oiseau.
Étymologie : Angl. pump ; holl. pomp ; all. Pump. Origine incertaine. Ménage le tire de πομπὴ, action d'envoyer.
Historique : XVe s. Sus ! compagnons, tirons La pompe et la vidons ; Ne perdons point courage XVIe s. Je voudrois bien qu'un dieu le plus grand de la troupe De ceux qui sont au ciel, espuisast d'une poupe Toute l'eau de la mer : lors à pied sec j'irois
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Appareil magnifique et somptueux. Fig.
Elle [la paix] met les pompes aux villes, Donne aux champs les moissons fertiles.... — Malherbe (1555-1628)
Seigneur, ne donnez point de prétexte à César Pour attacher l'Égypte aux pompes de son char — Pierre Corneille (1606-1684)
Pompe funèbre, tout l'appareil d'un enterrement.
Le moyen de ne vous pas parler de la plus belle, de la plus magnifique et de la plus triomphante pompe funèbre qui ait jamais été faite depuis qu'il y a des mortels, c'est celle de feu M. le Prince et de tout ce qu'il a été — Mme de Sévigné (1626-1696)
Fig. En parlant du langage, du style, éclat et faste. La pompe des paroles.
Ces puissants secours.... qu'avec tant de pompe à vos yeux elle étale — Pierre Corneille (1606-1684)
Telle, aimable en son air, mais humble dans son style, Doit éclater sans pompe une élégante idylle — Boileau (1636-1711)
Terme de la chaire. Les pompes du siècle, les vanités brillantes du monde. On dit de même : renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres.
Voilà les enseignements que Dieu donne aux rois ; ainsi fait-il voir au monde le néant de ses pompes et de ses grandeurs — Bossuet (1627-1704)
Pour renoncer au monde et à ses pompes — Massillon (1663-1742)
Étymologie : Provenç. et ital. pompa ; du lat. pompa, pompe, proprement tout convoi, longue file ; du grec πομπὴ, marche pompeuse, proprement convoi, de πέμπειν, envoyer.
Historique : XIIIe s. Pompes et bobans d'abillemens XIVe s. Il donne grans disners comme noces, où il fait mettre pompe, ou telx precieux paremens XVe s. Les femmes laisserent leurs cornes et leurs queues, et grant foison de leurs pompes XVIe s. Car tout armé en pompe très gentille, [le roi] Vint jusqu'au Boch, où il fist son entrée L'orgueil et la fierté de tant de pompes estrangieres
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Appareil magnifique, somptueux. La pompe d’un triomphe, d’une entrée solennelle, d’un tournoi. La pompe d’une cour. Pompe royale. Il fait tout avec pompe. Il aime l’éclat et la pompe. Il fuit la pompe. Marcher en grande pompe. Les pompes triomphales.
Pompe funèbre, Tout l’appareil d’un convoi pour porter un mort en terre, et tout ce qui concerne la cérémonie d’un service solennel. Entrepreneur des pompes funèbres.
En langage religieux, Renoncer au monde et à ses pompes, Renoncer au monde et à ses vanités, à ses plaisirs faux ou frivoles. On dit de même Renoncer à Satan, à ses pompes et à ses oeuvres.
POMPE se dit figurément en parlant du Discours, du style, et signifie Manière de s’exprimer non seulement avec noblesse mais avec solennité. Il y a dans son discours beaucoup de noblesse mais parfois aussi une certaine pompe. La pompe de son style. Une vaine pompe. Il ne s’emploie plus aujourd’hui que dans un sens péjoratif.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- pompes — pluriel — /pɔ̃pə/
- pompe — singulier — /pɔ̃pə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pompe#48478.