policé
adjectif
Usage : peu fréquent (0.92 occurrences par million — Lexique 3.83).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
part. passé
Formé par la civilisation, par la police.
Rien ne démontre mieux la distance immense qui se trouve entre l'homme sauvage et l'homme policé que les conquêtes de celui-ci sur les animaux — Buffon (1707-1788)
Tous les peuples policés ont été sauvages — Raynal (1713-1796)
Réglé par la police (emploi vieilli).
M. Sarrazin [médecin] en a fait bien d'autres en ce pays ; Paris est trop mal policé ; le désordre vient du même endroit d'où nous devrions avoir le remède — Gui Patin (1601-1672)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- policées — pluriel féminin
- policés — pluriel masculin
- policée — singulier féminin
- policé — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée policé#102991.
police
nom, féminin, /polisə/ ou /pɔlisə/
Usage : très fréquent (180 occurrences par million — Lexique 3.83).
Définitions
Institution chargée de faire respecter l'ordre public et la loi.
« Les limiers de la police Sont à craindre en ce moment » — Béranger (1780-1857)
« C'est là que, chargé de la protection des lois et des polices humaines.... il réprimait la licence des uns, relevait la faiblesse des autres.... » — Fléchier (1632-1710)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Ensemble des règles assurant l'ordre et la sécurité dans une société.
« Ou si, par un arrêt, la grossière police D'un jeu si nécessaire interdit l'exercice » — Boileau (1636-1711)
« Si l'on faisait une exacte police, On ne souffrirait point tous ces vilains mots-là » — Boursault (1638-1701)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Contrat d'assurance par lequel une partie s'engage à garantir une autre partie contre certains risques, en échange d'une prime, et fixant les droits et obligations réciproques.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Ensemble de caractères d'un même type, utilisés en imprimerie ou en informatique.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) · 1873 (7 sens) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Contrat par lequel on s'engage à indemniser quelqu'un de certaines pertes.
Police d'assurance est un contrat par lequel le marchand répond du vaisseau au bourgeois [c'est-à-dire, par lequel le marchand qui loue le navire pour y mettre ses marchandises en répond au propriétaire], ou bien un contrat par lequel on promet indemnité et assurance des choses qui sont transportées par mer de pays en un autre, au moyen de tant pour cent que l'assuré paye à son assureur quand le navire est de retour
Le contrat appellé police d'assurance sera rédigé par écrit, et pourra être fait sous signature privée
Terme de marine. Police de chargement, se dit quelquefois pour connaissement.
Des connaissements ou polices de chargement : les connaissements, polices de chargement ou reconnaissances des marchandises chargées dans le vaisseau, seront signées par le maître, ou par l'écrivain du bâtiment
Terme de typographie. Police d'un caractère, l'assortiment des différentes sortes dont il est composé, lettres, capitales, points, virgules, etc.
Étymologie : Prov. polissia ; ital. polizza ; bas-lat. pollex, polegium, poletum, poleticum, registre, pièce écrite, altération de polyptychum (voy. POUILLÉ et POLYPTIQUE).
Historique : XIVe s. Bailleront les gardes des dites portes bullete, autrement dite police, à ceux qui auront passé le dit sel XVe s. Le suppliant a esté l'un des gardes des salins de Pettays, où il a baillé du sel aux marchans plus grant quantité qu'il n'estoit contenu es pollices qu'il bailloit ausdiz marchans de leurs chargemens
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Organisation politique.
La pente vers soi est le commencement de tout désordre, en guerre, en police, en économie — Pascal (1623-1662)
La police céleste avec laquelle Dieu régit les hommes l'oblige à leur faire connaître qu'il déteste infiniment le péché — Bossuet (1627-1704)
Ordre, règlement établi dans un État, dans une ville, pour tout ce qui regarde la sûreté et la commodité des citoyens.
Un homme de bien laisse régler l'ordre des successions et de la police aux lois civiles, comme il laisse régler le langage et la forme des habits à la coutume — Bossuet (1627-1704)
Et par une exacte police il sauva ce peuple — Fléchier (1632-1710)
L'administration qui exerce la police. Le préfet de police à Paris. Commissaire de police. Agent de police. Inspecteur de police. Espion de police. Haute police, l'ensemble des moyens employés, des dispositions prises ou à prendre dans l'intérêt de l'État et de la sécurité des citoyens. Ce personnage a été sous la surveillance de la haute police. Être sous la surveillance de la police, se dit de ceux qui, par suite d'un jugement, ne peuvent, pendant plus ou moins longtemps, disposer de leur personne sans l'autorisation de la police. Lieutenant de police, nom du magistrat qui présidait à la police de la ville de Paris.
Ou si, par un arrêt, la grossière police D'un jeu si nécessaire interdit l'exercice — Boileau (1636-1711)
Les matières de police sont des choses de chaque instant, et où il ne s'agit ordinairement que de peu : il ne faut donc guère de formalités — Montesquieu (1689-1755)
Police correctionnelle, tribunal connaissant des délits qui sont plus graves que les contraventions à la police ordinaire, mais qui ne le sont pas assez pour être déférés aux cours d'assises. Tribunal de police, de simple police, tribunal qui connaît des infractions aux règlements de police. Cette juridiction est attribuée au juge de paix et au maire, ou au juge de paix seulement, suivant les cas. On dit de même : juge de police ; jugement de police ; citation à la police.
L'ordre et le règlement établi dans une assemblée, dans une société. Par extension. Faire la police, faire régner l'ordre, la sûreté. Fig. Faire la police, régenter.
Que pour l'ordre, la police et les lois de cette assemblée [l'Académie française], on a trouvé à propos de les réduire en un statut à part — Pellisson (1624-1693)
Les prêtres chez les Germains mettaient la police dans l'assemblée — Montesquieu (1689-1755)
Police médicale ou sanitaire, tout ce qui se rapporte à la conservation de la santé dans les villes et durant les épidémies.
Bonnet de police, bonnet de drap dont les militaires font usage quand ils ne sont pas en tenue. Salle de police, voy. SALLE.
Étymologie : Lat. politia, du grec πολιτεία, gouvernement (voy. POLITIQUE).
Historique : XVe s. Ne le roy ne se doit mie tenir si commun et si familier, que chascun parle à luy qui veult.... et est une chose hors de police faire le contraire.... S'ilz sont pervers et rigoureux, Vous y mettrez bonne police Ainsi desiroit de tout son cueur de povoir mettre une grant pollice en ce royaulme et principallement sur la longueur des procès.... XVIe s. Platon, en la police qu'il forge à discretion Nature ne se desment pas en cela de la generale police Cette police de la plus part de nos colleges m'a tousjours despleu Promit d'empoisonner le roy, et pour y parvenir voicy la police qu'il y t…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Ordre, règlement établi dans un état, dans une ville, pour tout ce qui regarde la sûreté, la tranquillité et la commodité des citoyens, des habitants. Règlement, ordonnance de police. La police est bien faite, est mal faite dans cette ville. Il n’y a pas de police dans cette ville. En bonne police, telle chose devrait être défendue. La police des marchés. La police des grains. La police des moeurs. La police des jeux. Police administrative. Police municipale. Police judiciaire. Police militaire. Police maritime. Police sanitaire.
Il se dit aussi de l’Administration qui exerce la police. Il y avait autrefois un lieutenant général de police à Paris. Préfet de police. Commissaire de police. Inspecteur de police. Agent de police. Indicateur de police. Les bureaux de la police. Il est signalé à la police. La police délivre des permis de séjour aux étrangers. être mis sous la surveillance de la haute police.
Police correctionnelle, Tribunal qui connaît des faits qualifiés Délits, par opposition au Tribunal de simple police qui connaît des Contraventions, et à la Cour d’assises qui connaît des faits qualifiés Crimes. Il a été traduit, jugé, condamné en police correctionnelle.
POLICE se dit aussi de l’Ordre et du règlement établi dans quelque assemblée, dans quelque société que ce soit. La police d’un camp. La police d’une armée, d’un régiment. La police du bord. La police d’une communauté. On est parfois obligé de faire sa police soi-même.
En termes militaires, Garde de police, Détachement chargé du maintien de l’ordre au quartier ou en campagne.
Salle de police, Lieu où l’on fait subir aux soldats de courtes détentions pour des fautes légères. Mettre, envoyer un soldat à la salle de police.
Bonnet de police, Bonnet de drap que portent les militaires, à la caserne ou au quartier, quand ils ne sont pas en tenue.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- polices — pluriel — /pɔlisə/ ou /polisə/
- police — singulier — /pɔlisə/ ou /polisə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée police#48256.