poitrine

poitrine

nom, féminin, /pwatʁinə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (8 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Partie du corps qui contient les poumons et le cœur, et qui est séparée du ventre par le diaphragme.

    Voyez comme elle frappe cette poitrine innocente — Bossuet (1627-1704)

    On peut comparer la poitrine à un soufflet, et le poumon à une vessie qui s'y trouve renfermée, de manière que l'air n'entre dans le soufflet, lorsqu'on vient à en écarter les panneaux, que par le col de la vessie — Dortous de Mairan (1678-1771)

  2. Les organes qui, dans la poitrine, servent à la respiration. Une poitrine faible, poitrine disposée aux rhumes, aux fluxions, aux tubercules.

    Une douleur et une sécheresse de poitrine épouvantable — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Il gèle peut-être à Aix comme ici, et votre poitrine en est malade — Mme de Sévigné (1626-1696)

  3. Fig. La partie morale de l'homme.

    Le duc de Bourgogne prit la parole avec une décision qui sentait l'indignation, et qui semblait avoir pénétré la poitrine du chancelier — Saint-Simon (1675-1755)

  4. Voix. Cet acteur a une bonne poitrine, n'a point de poitrine. Voix de poitrine, voyez VOIX.

  5. Terme de boucherie. Poitrine de bœuf, poitrine de veau, de mouton, la partie des côtes rattachées par le sternum.

  6. Terme de zoologie. Chez les oiseaux et les reptiles, partie du tronc qui suit immédiatement le cou, et qu'aucune véritable limite ne distingue du ventre. Chez les insectes, surface inférieure du tronc ; ensemble de toute la partie inférieure et des parties latérales, ou du sternum et des flancs ; selon Latreille et Duméril, les deux derniers articles du thorax.

Étymologie : Bourg. poitrène ; prov. peitrina, pectrina ; d'une forme non latine pectorina, de pectus, poitrine (voy. PIS, s. m.).

Historique : XIIe s. Par mi escuz e par peitrines.... [cuirasses] XIIIe s. Od [avec] lur langues, qui mult sunt fuines, [ils] Percent lur cors e lur petrines Lors s'est à la terre estendue, Si come ele estoit presque nue ; Ses mains croisa sor sa poitrine Li cheval ont mal ès eschines, Et li riche homme en lor poitrines XIVe s. Mais li haubert sont fort, ne puent entamer ; Les poictrines d'acier [ils] ne puent empirer XVe s. Adonc se remistrent ensemble de grant courage les Bretons, .... et bouterent de bras et de poitrines courageusement sur ceux qui les avoient reculés

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie du corps depuis le bas du cou jusqu’au diaphragme, contenant les poumons et le coeur. Poitrine large, étroite, serrée. La cavité de la poitrine.

  2. Fig., Se frapper, se battre la poitrine, Se repentir d’une faute.

  3. POITRINE se dit aussi de la Gorge des femmes. Cette femme a une belle poitrine.

  4. Il désigne encore les Organes contenus dans la poitrine, et principalement les Poumons. Poitrine faible, délicate. Fluxion de poitrine. Maladie, affection de poitrine. Il est malade de la poitrine. Sa poitrine se dégage.

  5. Angine de poitrine. Voyez

  6. ANGINE.

  7. En termes de Musique, Voix de poitrine, Voix appuyée sur les notes graves, par opposition à Voix de tête.

  8. POITRINE désigne aussi, en termes de Boucherie, une Partie des côtes, avec la chair qui y tient. Poitrine de veau, de mouton. Du boeuf dans la poitrine.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • poitrines — pluriel — /pwatʁinə/
  • poitrine — singulier — /pwatʁinə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée poitrine#48216.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.