plaisanterie
nom, féminin · /plɛzɑ̃təʁi/
Usage : fréquent (22 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Propos ou action destinés à faire rire ou à amuser.
Synonyme : blague.
« Contraste et ressemblance, voilà les sources de la bonne plaisanterie, et c'est par là que la parodie est ingénieuse et piquante »Marmontel (1723-1799)
« Ce langage est à la mode, et l'on le tourne en plaisanterie à la cour »Molière (1622-1673)
Propos ou action destinés à provoquer le rire ou l'amusement, souvent de manière légère ou badine.
Le directeur aime la plaisanterie légère, sans méchanceté.
Synonyme : badinage.
« Il faut s'appliquer avec soin dans les grandes affaires, encore plus que dans les autres, à se défendre du goût que l'on trouve à la plaisanterie »Cardinal de Retz (1613-1679)
« Il ne faut jamais hasarder la plaisanterie même la plus douce et la plus permise qu'avec des gens polis ou qui ont de l'esprit »La Bruyère (1645-1696)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : la plaisanterie a assez duré · ne pas goûter la plaisanterie
Grammaire et formes (2)
- plaisanteries : pluriel · /plɛzɑ̃təʁi/
- plaisanterie : singulier · /plɛzɑ̃təʁi/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 2 sens
s. f.
Ce qui est dit ou fait pour amuser. Faire la plaisanterie de, faire une chose pour plaisanter. Tourner en plaisanterie, railler, se moquer. Plaisanterie à part, ou sans plaisanterie, parlant sérieusement. Il entend bien, il entend la plaisanterie, il ne s'offense point de ce qu'on dit en plaisantant. On dit aussi en ce sens : entendre plaisanterie. Il n'entend pas plaisanterie, il est susceptible, ou bien il est sévère et veut qu'on soit exact. Entendre la plaisanterie, entendre bien la plaisanterie, avoir la facilité, l'art, le talent de bien plaisanter. Savoir manier la plaisanterie, manier bien la plaisanterie, a le même sens, et ne prête pas à l'équivoque. Familièrement. Cela passe la plaisanterie, cela est excessif, violent.
Il faut s'appliquer avec soin dans les grandes affaires, encore plus que dans les autres, à se défendre du goût que l'on trouve à la plaisanterieCardinal de Retz (1613-1679)
M. de Chaulnes m'a conté mille bonnes ou mauvaises plaisanteries ; telles qu'elles sont, je vous conjure d'y répondreMme de Sévigné (1626-1696)
Dérision offensante. Je suis las de cette plaisanterie. Ceci dégénère en plaisanterie.
Étymologie : Plaisanter.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 7 sens
n. f.
Raillerie, badinerie, chose dite ou faite pour amuser. Plaisanterie fine, piquante. Plaisanterie de bon goût, de mauvais goût. Plaisanterie risquée, hasardée. Il ne faut pas tourner tout en plaisanterie. Il pousse trop loin la plaisanterie. Il sait manier, il manie bien la plaisanterie. Il fit la plaisanterie de le traiter comme s’il ne le connaissait pas. Il s’est attiré de méchantes affaires par ses plaisanteries. Se prêter à la plaisanterie. La plaisanterie n’est pas de saison.
Par plaisanterie, par manière de plaisanterie, Par badinerie, sans prendre la chose au sérieux.
Plaisanterie à part, Sérieusement.
Fam., Cela passe la plaisanterie, Cela est excessif, blessant.
Entendre, entendre bien la plaisanterie, Prendre bien les choses dites en plaisantant, ne point s’en offenser. Il n’entend pas plaisanterie signifie encore Il est susceptible; et plus souvent, Il est sévère, il veut qu’on soit exact. Il se fait obéir, il n’entend pas plaisanterie.
PLAISANTERIE signifie encore, par ironie, Dérision. Ceci a l’air d’une plaisanterie. Je suis las de cette plaisanterie. Cela dégénère en plaisanterie.
Il signifie aussi Bagatelle, chose aisée. C’est une plaisanterie pour lui de faire cela.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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