plagiat
nom, masculin, /plaʒja/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Au sens propre à peu près inusité ; action de disposer d'une personne libre en la vendant ou l'achetant comme esclave.
Arnauld du Tilh a été condamné pour avoir commis sept grands crimes, fausseté de nom, supposition de personne, adultère, rapt, sacrilége, larcin, plagiat ; ce dernier crime est celui qu'on commet en retenant une personne qui est en puissance d'autrui — GUYOT DE PITAVAL
Action de plagiaire, de celui qui s'approprie des portions de livres. Passage pillé d'un ouvrage. Tous les plus beaux endroits de son ouvrage ne sont que des plagiats.
Le plagiat est incontestablement un des délits les plus graves qui puissent se commettre dans la république des lettres, et il y faudrait un tribunal souverain pour le juger — Charles Bonnet (1720-1793)
Quand un auteur vend les pensées d'un autre pour les siennes, ce larcin s'appelle plagiat — Voltaire (1694-1778)
Par extension, il se dit de la peinture, de la musique.
Rien n'est si commun et si difficile à reconnaître que le plagiat en peinture — Diderot (1713-1784)
Cet emprunt de lumière et d'inspiration n'est point un plagiat — Diderot (1713-1784)
Étymologie : Voy. PLAGIAIRE.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action du plagiaire. Cet auteur est accusé de plagiat. On a découvert tous ses plagiats. Il dissimule adroitement ses plagiats.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- plagiats — pluriel — /plaʒja/
- plagiat — singulier — /plaʒja/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée plagiat#47681.