placé · place

placé

adjectif, /plase/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Mis dans un certain lieu, dans une certaine place.

    Placé loin de vos yeux, j'étais vers le rivage Où nos fiers ennemis osaient nous résister — Voltaire (1694-1778)

    Les yeux placés comme ceux du chien — Buffon (1707-1788)

  2. Déposé de manière à produire intérêt ou rente, en parlant de l'argent.

    Mon bien est solidement placé sur le receveur général des finances de Ninive, j'ai de quoi vivre dans l'indépendance — Voltaire (1694-1778)

  3. Fig. Mis, en parlant des personnes, en des choses que l'on compare à un lieu, à une place. C'est un homme qui serait placé partout, bien placé partout, c'est un homme fait pour être bien reçu dans les meilleures sociétés, et aussi un homme qu'on pourrait élever à des emplois importants. Il se dit en un sens analogue en parlant des choses.

    Un souverain placé sur le trône, ou par des conjurés, ou par des rebelles — Diderot (1713-1784)

    Placé dans un temps de calme et sous des règnes modérés, la fortune lui refusa et ses hautes faveurs, et ses rigueurs extrêmes — Marmontel (1723-1799)

  4. Avoir le corps bien placé, la poitrine, les épaules bien placées, les avoir dans la position où il convient. Terme de manége. Cheval bien placé, celui dont le front tombe perpendiculairement sur le bas du nez. Être placé à cheval, y être bien installé.

  5. Fig. Avoir le cœur bien placé, mal placé, avoir des sentiments honnêtes, en être dépourvu.

    Vivez pour lui, Dircé, Ne lui dérobez point un cœur si bien placé — Pierre Corneille (1606-1684)

    Pour un cœur bien placé c'est un supplice horrible — AL. DUVAL

  6. Bien placé, mal placé, se dit aussi de ce dont on fait un bon, un mauvais emploi. Convenable. Assez placé, assez convenable. Cela n'est pas bien placé, se dit d'une chose que l'on désapprouve comme peu convenable.

    Zoon plaisait aux yeux ; mais ce n'est pas assez ; Son peu d'esprit, son humeur sombre Rendaient ses talents mal placés — La Fontaine (1621-1695)

    Je ne lui ai jamais rien entendu dire qui ne fût bien placé et dit de bon goût — Marivaux (1688-1763)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • placées — pluriel féminin — /plase/
  • placés — pluriel masculin — /plase/
  • placée — singulier féminin — /plase/
  • placé — singulier masculin — /plase/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée placé#47669.

place

nom, féminin, /plasə/

Définitions

  1. Espace public découvert, généralement bordé de bâtiments, où débouchent plusieurs rues.

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  2. Portion d'espace qu'une personne ou une chose occupe ou peut occuper.

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  3. Siège dont peut disposer une personne dans une salle ou un moyen de transport.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  4. Position occupée dans un classement, une hiérarchie ou une situation sociale.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (16 sens) — Académie 1935 (46 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Espace, lieu public découvert et environné de bâtiments (ce qui est le sens étymologique). On dit dans le même sens : place publique. Dévots de place, hypocrites qui font parade de leur dévotion comme sur une place. Place de fiacres, de cabriolets, endroit où stationnent les voitures à l'usage du public. La tête, la fin de la place. Une voiture de place. Un cabriolet de place.

    Aristarque se transporte dans la place avec un héraut et un trompette ; celui-ci commence, toute la multitude accourt et se rassemble — La Bruyère (1645-1696)

    Après avoir fait achever le pont Neuf, commencé sous Henri III.... il [Henri IV] fit bâtir la place Royale sur l'emplacement de l'hôtel des Tournelles, et la place Dauphine sur deux petites îles qu'on joignit ensemble — Saint-Foix (1698-1776)

  2. Place marchande, place commode pour vendre de la marchandise. Être en place marchande, être dans une place où l'on peut bien vendre, et fig. Être dans un lieu où l'on ne peut manquer d'être vu. Fig. Nous ne sommes pas en place marchande, nous ne sommes pas en lieu convenable pour traiter d'affaires.

  3. Place d'armes, terrain libre et spacieux où s'assemble la garnison d'une ville de guerre. Se dit aussi, dans un camp, du lieu où la troupe campée vient s'assembler. Place d'armes d'une attaque ou d'une tranchée, poste où on loge de la cavalerie et de l'infanterie pour s'opposer aux sorties de la garnison et favoriser le travail des tranchées. Place d'armes d'un fossé sec, espèce de chemin couvert qui en traverse toute la largeur. Places d'armes du chemin couvert, espaces pratiqués à ses angles saillants et rentrants pour assembler les soldats. Places basses, les casemates et les flancs de bastion qui défendent le fossé et la courtine. Place d'armes se dit aussi d'une ville frontière où est le dépôt principal des vivres, des munitions, etc. Terme de marine.

    Dans les anciens navires, place d'armes, partie du gaillard d'arrière comprise entre le grand mât et l'entrée de la dunette, où était le corps de garde — Auguste Jal (1795-1873)

  4. En général, lieu découvert, espace libre. Sur la place, à terre, par terre. Un coup de bâton l'étendit sur la place. On dit quelquefois dans le même sens : au milieu de la place. Cela est tombé au milieu de la place. Demeurer, rester sur la place, être jeté à terre et y rester étendu, mort ou non. Fig. Demeurer sur la place, avoir le dessous. Par la place, à terre, par terre. Terme d'eaux et forêts. Places vaines et vagues, terrains qui ne produisent rien ; vides d'une grande étendue dans une forêt. Place vide, clairière absolument sans bois. Terme de manége. Endroit où on se trouve étant à cheval. Arrêter sur la place ou sur place. Espace qui est entre deux poteaux dans une écurie, pour loger un cheval.

    Les lieux où des feux étaient allumés et les bêtes déchaînées, s'appelaient, en la langue de la primitive Église, la place où l'on donne les couronnes — Guez de Balzac (1597-1654)

    Sera-ce hors des murs, au milieu de ces places Qu'on voit fumer encor du sang des Curiaces ? — Pierre Corneille (1606-1684)

  5. Espace qu'occupe ou que peut occuper une personne. Une place au parterre, dans un wagon, etc. Je n'ai pu trouver de place, trouver place au concert. Faites-moi une petite place auprès de vous. Il me gardait une place. J'ai payé votre place. Fig. Tenir une grande place, être un personnage considérable. Il est aujourd'hui la Saint-Lambert, qui quitte sa place la perd (voy. LAMBERT). Prendre place, s'asseoir. Demeurer en place, ne pas bouger. Ne pas tenir en place, aimer à voyager. Ne pas tenir en place, s'agiter, marcher, par impatience ou par allégresse. La place n'est pas tenable, on ne saurait y demeurer sans y souffrir. Tenir la place de, occuper la place. Faire place à quelqu'un, se ranger afin qu'il passe ; lui donner une place auprès de soi ou lui céder celle qu'on occupe. Faire place, céder. Faire faire place, faire écarter la foule. Se faire place, écarter, pour passer, ceux qu'on a devant soi. Quitter la place, céder la place, se retirer. Place, place ! rangez-vous, laissez passer. En place, loc. elliptique, pour : restez en place, ou remettez-vous en place. En place les danseurs. On dit dans le même sens : à vos places. Faire place nette, vider le logement qu'on occupait dans une maison. À la place de, au lieu de. Fig. Se mettre en ou à la place de quelqu'un, se supposer dans l'état, la situation où il se trouve. On dit dans un sens analogue : mettre en la place de. À la place de, en supposant qu'on fût dans la position de celui dont il s'agit. On dit, dans un sens analogue : être dans la place de quelqu'un. Je ne voudrais pas être à sa place, se dit de quelqu'un qui est dans une situation embarrassante, ou menacé de quelque événement fâcheux. Fig être en place de, être à même de. En termes de pratique, subroger quelqu'un en son lieu et place.

    Carlos, voulant s'asseoir parmi les comtes, et empêché par Don Manrique : J'ai vu la place vide, et cru la bien remplir. - Don Manrique : Un soldat bien remplir une place de comte ! — Pierre Corneille (1606-1684)

    Mien, tien : c'est là ma place ou soleil ; voilà le commencement et l'image de l'usurpation de toute la terre — Pascal (1623-1662)

  6. Espace qu'occupe ou que peut occuper une chose. Ranger chaque chose à sa place, en sa place. Changer des meubles de place. C'était là la place de sa maison. Il n'y a pas de place ici pour tous ces livres. La place d'une blessure. En termes d'architecture, emplacement, lieu propre pour bâtir. En place, dans la place qui est destinée à un objet. Fig. Tenir une grande place, se dit des choses qui prennent une grande part du temps ou de l'intérêt. Tenir place de quelque chose, en être l'équivalent. Faire place, être substitué à. Faire place, passer après. Prendre la place de, succéder à. Fig. Un esprit hors de sa place, se dit d'un esprit troublé d'une façon quelconque. À la place de, dans le lieu occupé par. Laisser place, permettre. Ce fait, cette réflexion trouvera place, aura place dans l'ouvrage, il en sera fait mention.

    Au vestibule obscur il marque une autre place — Boileau (1636-1711)

    Et, marquant à mon bras la place de son cœur, Semblait d'un coup plus sûr implorer la faveur — Jean Racine (1639-1699)

  7. La situation, le rang qui convient ou appartient à une personne. Avoir place dans l'histoire, tenir sa place dans l'histoire, être mentionné, être célèbre dans l'histoire. Cet homme n'est pas à sa place, il n'est pas dans la situation, dans l'emploi qui lui convient. Fig. Se tenir à sa place, ne pas se tenir à sa place, observer, ne pas observer les bienséances qu'exige sa condition, son état. Tenir sa place, figurer convenablement, remplir un rôle convenable. Remettre quelqu'un à sa place, lui faire sentir qu'il s'écarte des convenances, des bienséances.

    Les pilotes du fils d'Éson, Dont le nom jamais ne s'efface, Ont gagné la première place En la fable de la toison — Malherbe (1555-1628)

    La place de Mme de Maintenon est unique dans le monde — Mme de Sévigné (1626-1696)

  8. Il se dit, dans un sens analogue, du rang donné aux choses. Être à sa place, se dit d'une chose qui est dans de justes convenances. Cela n'est pas tout à fait à sa place, se dit, par adoucissement, d'une action, d'une parole manquant de convenance.

    On souffre bien des douleurs inutiles dans l'éloignement, et jamais notre joie ni notre tristesse ne sont à leur place — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Quand on est si loin, on ne fait quasi rien, on ne dit quasi rien qui ne soit hors de sa place — Mme de Sévigné (1626-1696)

  9. Fig. Place se dit de l'intérêt, de l'attachement, de l'estime, de l'amour qui occupent l'esprit, le cœur. Ne me refusez pas une place dans votre amitié. Obtenir une place dans le cœur, dans l'estime de quelqu'un, être aimé, estimé de lui.

    Et que serait heureux qui pourrait aujourd'hui Disputer cette place [dans le cœur] et l'emporter sur lui ! — Pierre Corneille (1606-1684)

    Il n'est plus temps, madame, une autre a pris la place — Molière (1622-1673)

  10. Dignité, fonction, charge, emploi. Prendre la place de, s'emparer de la dignité de. On dit dans un sens analogue : se mettre en la place de. Prendre la place de, succéder à, remplacer. Mettre à la place de, remplacer par. Les grandes places, les hauts emplois dans le gouvernement. Un homme en place, un homme qui exerce un emploi important dans l'administration. Être en place, être dans un emploi, dans une charge qui donne de l'autorité, de la considération. Rester en place, conserver son emploi. Perdre sa place, être destitué. Être sans place, n'avoir point d'emploi. Être hors de place, avoir été dépouillé de son emploi.

    Une si haute place — Pierre Corneille (1606-1684)

    Richelieu sembla montrer son successeur à la France ; et Mazarin s'avançait secrètement à la première place — Bossuet (1627-1704)

  11. Place se dit d'un domestique en service. Être en place. Une bonne place. être sans place.

  12. Terme de collége. Rang qu'un élève obtient par sa composition. On a donné les places ; il est le premier. Une bonne place, une place parmi les premiers. Cet élève a toujours de bonnes places.

  13. Le lieu du change, de la banque ; l'endroit où les négociants s'assemblent pour y traiter les affaires de leur commerce. Avoir du crédit sur la place, avoir du crédit parmi les gens de banque, de commerce d'une ville. Jour de place, un des jours où les négociants d'une ville ont coutume de s'assembler. Faire la place, se dit d'un commis qui va dans toute une ville offrir les marchandises de son patron aux autres commerçants, ou conclure des traités avec eux. Par extension, place, tout le corps des négociants, des banquiers d'une ville. Cette grande faillite a mis la place en émoi.

    Ils [des financiers] étaient des plus riches et pécunieux de la place

    Après vingt ans entiers qu'on me débite dans la place [qu'on vend mes ouvrages] — La Bruyère (1645-1696)

  14. Place se dit d'une ville, d'une localité.

    M. de Rével est parti ce matin pour aller voir Brest, qui est présentement la plus belle place qu'on puisse voir — Mme de Sévigné (1626-1696)

  15. Place forte ou place fortifiée, ou, simplement, place, ville défendue, protégée par des remparts capables de soutenir un siége. Fig.

    Les ordres avaient été donnés au connétable Wrangel pour entrer dans les États de l'électeur de Brandebourg, et même pour aller droit à Berlin, qui n'est pas une place de grande défense — Pellisson (1624-1693)

    Elle assiége et prend d'assaut une place considérable — Bossuet (1627-1704)

  16. Ustensile de fer enfoncé par le pied dans un gros bloc de bois, qui sert comme d'établi au cloutier pour fabriquer les clous.

Étymologie : Picard, plache ; bourg. plaice ; provenç. plassa ; esp. plaza ; port. praça ; ital. piazza ; du lat. platea, place publique, lequel vient du grec πλατεῖα, féminin de πλατὺς, large (comparez PLAT).

Historique : XIe s. Nus remaindrons [demeurerons] en l'estal [debout] en la place [Ils] Vienent ad Ais, descendent en la place XIIe s. Enmi la place [il] l'abat tout estendu Sur une verte place unt le rei atendu Li veillart sont oscis es places XIIIe s. Ele [Troie] fu jà de moult grant signorie ; Or n'i puet on que la place trover Or li convient guerpir [quitter] la place, Se il ne velt lessier la pel XIVe s. En la plache vinrent tout droit Là ù je m'estoie arresteis Es gieuz que l'en fait es places publiques Les tisserans avoient plache en la ville de Rouen pour eus alouer, jouste une maison que l'en appe…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Lieu, endroit, espace qu’occupe ou que peut occuper une personne, une chose. La place est prise, occupée, vide. La place est trop petite pour deux. Il y a place pour vingt couverts. Mettre, ranger chaque chose à sa place, en sa place. Changer des livres, des meubles de place. Il change de place à tout moment. Rester, demeurer, se tenir en place. Céder, quitter, perdre sa place. Rendre la place d’un autre. Prendre place à côté de quelqu’un. Trouver place. Payer sa place. Retenir des places au théâtre.

  2. Prov., Qui quitte sa place la perd. On dit familièrement dans le même sens Qui va à la chasse perd sa place.

  3. Quitter la place à quelqu’un, Se retirer devant lui, le laisser à la place qu’on occupait. Je m’aperçois que je vous gêne, je vous quitte la place.

  4. Ne pas tenir en place, S’agiter, marcher fébrilement, en signe d’impatience ou de joie.

  5. Faire place nette, Vider le logement qu’on occupait dans une maison, en ôter tous les meubles. Il s’emploie figurément pour signifier qu’on a renvoyé d’une maison, d’une administration, d’une entreprise, etc., tous ceux dont on voulait, pour quelque raison que ce soit, se débarrasser. Son premier soin en prenant la direction de cette affaire a été de faire place nette. On dit aussi Faire maison nette.

  6. La place n’est pas tenable, On ne saurait y demeurer sans incommodité ou sans péril. Il a donné sa démission, la place n’était plus tenable.

  7. Se faire place, se faire faire place, Pénétrer, arriver, se mettre où on veut être.

  8. Faire place à quelqu’un, Se ranger afin qu’il passe, qu’il aille se mettre à sa place. Il signifie aussi Lui donner une place auprès de soi. Venez auprès de nous, nous vous ferons place. Il signifie encore Céder sa place. Il y a longtemps que vous êtes là, faites place aux autres.

  9. Fig., L’amour, dans son coeur, a fait place à la haine, La haine y a remplacé l’amour.

  10. Place, place! Locution exclamative elliptique dont on se sert pour faire écarter ou ranger ceux qui empêchent la circulation.

  11. Figurément, Place aux jeunes!

  12. En place! Autre locution elliptique dont on se sert pour inviter plusieurs personnes à prendre leurs places. En place, messieurs!

  13. En termes de Beaux-Arts, Mise en place, Action, pour le peintre, de poser son modèle dans l’attitude qu’il doit occuper dans le tableau; ou encore établissement des grandes lignes, répartition des masses, des volumes d’une composition; pour l’architecte, le décorateur, Action de placer un ornement, un meuble à l’endroit qui lui convient le mieux.

  14. Ce mot n’est pas à sa place, Il ne convient pas à l’endroit où on l’a mis. On dit dans le même sens : Cette pensée, ce discours, cette réflexion n’est pas à sa place.

  15. Cela n’est pas tout à fait à sa place, se dit d’une Façon d’agir, de parler inopportune ou peu convenable.

  16. Fig., Tenir une grande place, être un personnage considérable.

  17. Fig., Tenir sa place dans le monde, Figurer convenablement dans le monde.

  18. Fig. et fam., Bien tenir sa place à table, Faire honneur au repas, manger de bon appétit.

  19. Fig., Se tenir à sa place, ne pas se tenir à sa place, Observer, ne pas observer les bienséances qu’exige sa condition, son état. Cet homme est, n’est pas à sa place, Il est, il n’est pas dans la situation, dans l’emploi qui lui convient.

  20. Fig., Remettre quelqu’un à sa place, Le rappeler aux convenances, à la bienséance.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • places — pluriel — /plasə/
  • place — singulier — /plasə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée place#47649.

placé

nom, masculin, /plase/

Grammaire et formes (2)
  • placés — pluriel — /plase/
  • placé — singulier — /plase/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée placé#47668.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.