s. m. et f.
Ouvrier, ouvrière, employés à coudre des ouvrages de cordonnerie. Piqueuse de bottines. Terme de point d'Alençon (dentelle réseau). Piqueuse, celle qui pique le dessin sur du parchemin.
Celui qui larde les viandes.
Terme de construction. Ouvrier employé à piquer ou tailler du grès.
Dans les houillères, ouvrier qui pique le charbon, le détache, de sorte que le rouleur n'a plus qu'à l'emporter.
Terme de vénerie. Nom de valets à cheval, qui suivent la bête ou qui règlent la course des chiens. Au XVIIe siècle et au XVIIIe, on prononçait piqueux. Les chasseurs de nos jours ont conservé cet usage, surtout dans les grandes maisons.
....Du sieur Bertin de Bertincourt, piqueur au vol du héron,
Domestiques que les princes et les gens riches font courir devant leur voiture pour éclairer leur route.
Terme de manége. Celui qui est chargé de monter les chevaux pour les dresser ou pour les exercer. Dans les haras, hommes chargés de la surveillance et du dépôt des remontes.
Celui qui prend soin de piquer ou de marquer les ouvriers absents ou présents, et qui les surveille. Dans le service des ponts et chaussées, employés chargés de seconder les conducteurs partout où le nombre de ces derniers est insuffisant.
Celui qui, dans les chapitres, marque les chanoines absents.
Piqueur de vins, voy. GOURMET.
Piqueur d'once, voleur qui pratique le piquage de la soie.
Fig. Terme de jeu. Piqueurs ou capons, ceux qui se tiennent près des joueurs, pour leur prêter de l'argent à gros intérêt.
Fig. et familièrement. Piqueur d'assiettes, piqueur de tables, parasite. Anciennement. Piqueur de coffre, pilier d'antichambre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).