pipeur
nom, masculin, /pipœʁ/
Voir aussi : forme féminine piperesse · forme féminine pipeuse
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de chasse. Celui qui fait jouer les pipeaux.
Fig.
Filou qui trompe au jeu, en substituant de fausses cartes ou de faux dés en la place des bons Menteur effroyable, joueur et pipeur — Gui Patin (1601-1672)
Celui qui trompe de quelque manière que ce soit. On peut dire au féminin pipeuse, et, dans le style un peu élevé ou poétique, piperesse, bien que le Dictionnaire de l'Académie ne les donne pas. Adjectivement.
L'étalage de l'espérance est le leurre de tous les pipeurs d'argent — Buffon (1707-1788)
Mais quoi ? les beaux yeux des bergères Se trouveront aussi trompeurs Que des cours les attraits pipeurs — D'URFÉ
Étymologie : Piper.
Historique : XVe s. En ce temps fut faicte justice de plusieurs povres et indigentes creatures, comme de larrons, sacrileges, pipeurs et crocheteurs XVIe s. J'avois un jour un valet de Gascongne.... Pipeur, larron, jureur, blasphemateur Une pipeuse esperance Art piperesse et mensongere
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui pipe au jeu. C’est un grand pipeur. Un pipeur insigne. Un pipeur fieffé.
Il désigne aussi Celui qui trompe de quelque manière que ce soit. Avec ses belles promesses, ce n’est qu’un pipeur. Il est vieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- pipeurs — pluriel — /pipœʁ/
- pipeur — singulier — /pipœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pipeur#47462.