pion

pion

nom, masculin, /pjɔ̃/

Voir aussi : forme féminine pionne

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. S'est dit pour fantassin, piéton.

    Grande gloire est au prince magnanime ....D'aller aux coups comme un simple pion — Scarron (1610-1660)

  2. Soldat à pied dans l'Inde. Nom, dans l'Inde, de domestiques qui vont à pied.

    Les pions du docteur coururent l'annoncer.... — Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814)

  3. Populairement. Homme sans bien, sans appui. C'est un pauvre pion.

  4. Nom que les écoliers donnent par mépris aux maîtres d'étude, aux surveillants.

Étymologie : Prov. pezo, peon ; espagn. peon ; port. peão, pião ; ital. pedone ; du lat. pes, pedis, pied.

Historique : XVe s. Mesmes ces pehons de villaige, J'entens pehons de plat pays, Ne se fussent point esbahis De leur mal faire....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 3

s. m.

  1. Nom du bouvreuil en Lorraine.

Étymologie : Pivoine, à cause du rouge qu'a cet oiseau.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Chacune des plus petites pièces au jeu des échecs. Fig. et familièrement. Pion doublé, se dit de deux pions de même couleur placés sur une même ligne perpendiculaire. Pion coiffé, pion auquel on a attaché quelque signe. Aller à dame, se dit d'un pion qui prend la valeur de la dame lorsqu'on le mène jusqu'à la dernière ligne de l'adversaire. Fig. Fig. Damer le pion à quelqu'un, voy. DAMER 1.

    Il fallait au cardinal de Bouillon de tels pions [que l'abbé de Vaubrun] — Saint-Simon (1675-1755)

    Souvent avec des pions qu'on ménage bien, on va à dame, et l'on gagne la partie — La Bruyère (1645-1696)

  2. Une des pièces du jeu de dames.

Étymologie : Prov. peonet. L'ancien français donne paonnet et poon ; or poon est une des anciennes formes de paon. On doit penser que primitivement une des dénominations de cette pièce a été tirée du paon ou du petit paon (paonnet), à cause que le pion avait la figure de cet oiseau. Puis poon, peon, s'est confondu avec pion 2.

Historique : XIIe s. Il a son roc [la tour] par force en roie mis, Et d'un poon a un chevalier pris XIIIe s. Ysengrin fu du jeu apris, Del paonnet a un roi pris Ne ja n'ara [n'aura] peon n'aufin [fou], Roi, chevalier, fierge [la reine], roc

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. La plus petite pièce de certains jeux, tels que dames, échecs, etc. Il y a huit pions de chaque côté au jeu des échecs. Le pion du roi. Il joue mieux que moi, il me donne un pion.

  2. Fig. et fam., Damer le pion à quelqu’un, L’emporter sur lui avec une supériorité marquée.

  3. PION désigne aussi familièrement, dans le langage des écoliers, un Surveillant.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • pions — pluriel — /pjɔ̃/
  • pion — singulier — /pjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pion#47441.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.