pinacle

pinacle

nom, masculin, /pinaklə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Le pinacle du temple, et, absolument, le pinacle, la partie la plus élevée du temple de Jérusalem, celle où Jésus-Christ fut transporté quand il fut tenté par le démon (usité au propre seulement en cette locution). Fig. et familièrement. Être sur le pinacle, être dans une position très élevée. Fig. Mettre quelqu'un sur le pinacle, le mettre, l'élever au-dessus de tous les autres.

    Il [Satan] transporte le Fils de Dieu sur le pinacle du temple — Bossuet (1627-1704)

    La consolation de Maulevrier fut de trouver la princesse des Ursins de plus en plus au pinacle — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : Espagn. pinaculo ; ital. pinacolo ; bas-latin, pinnaculum ; du lat. pinna, sommet ; comparez PIGNON 1.

Historique : XVIe s. Tant y estoit venu grande multitude ...que toutes les fenestres, les arceaus et les gaileries, voire tous les pinacles et faistes des murailles estoient chargez de gens

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. La partie la plus élevée d’un édifice. Il se dit surtout en parlant de l’Endroit du temple où Notre-Seigneur fut transporté lorsqu’il fut tenté par le démon.

  2. Fig., Mettre quelqu’un sur le pinacle, élever quelqu’un au pinacle, Le louer extrêmement, le mettre au-dessus de tous les autres par des louanges.

  3. Fig., être sur le pinacle, être dans une grande élévation, dans une grande faveur.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • pinacles — pluriel — /pinaklə/
  • pinacle — singulier — /pinaklə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pinacle#47367.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.