pignon
nom, masculin, /piɲɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (3 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Terme de mécanique. Petite roue dont les ailes ou dents engrènent dans celles d'une plus grande roue.
Celui qui trouva le premier les roues et les pignons, eût inventé les montres dans un autre siècle — D'Alembert (1717-1783)
Tout rouleau cannelé, dans les cannelures duquel les dents d'une roue s'engrènent, porte le nom de pignon.
Terme d'horloger. Pignon de renvoi, pignon qui sert à communiquer le mouvement d'une partie de l'horloge à une autre
Terme de serrurerie. Pièce qui sert à faire recevoir les verrous des serrures quand elles en ont, et à ouvrir et fermer le double pêne des coffres-forts.
Étymologie : La même que pour le précédent.
Historique : XVIe s. Broche de fer qui passe par le milieu desdits pignons, en laquelle ils tournent
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 4
s. m.
Laine de qualité médiocre qu'on sépare de la laine fine en cardant celle-ci. Ce qui sort du cœur du chanvre lorsqu'on le peigne.
Étymologie : Peigner.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 3
s. m.
Nom donné au fruit du pin pignon, lequel est placé à l'aisselle de chaque bractée ou écaille du cône, dit pomme de pin. L'amande de ce fruit est appelée pistache par les confiseurs, qui l'emploient à faire de petites dragées.
Pignon d'Inde, semence du jatropha curcas, qui est d'une âcreté insupportable et violemment purgative.
Pignon de Barbarie, les semences du ricin.
Étymologie : Dérivé de pigne 1 ; Berry, pinon.
Historique : XVIe s. Pignons, pistaches
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Terme d'architecture. La partie des murs qui s'élève en triangle et sur laquelle porte l'extrémité de la couverture. Pignon à redens, celui qui est à la tête d'un comble à deux égouts, et dont les côtés sont en manière de degrés, pour pouvoir y monter lorsqu'il y a des réparations à faire au comble. Avoir pignon sur rue, posséder une maison dans une ville et sur la rue, parce que, autrefois, c'était le pignon qui, comme aujourd'hui dans les églises, faisait la façade de la maison ; et fig. avoir à soi une maison d'un bon rapport.
J'habitais au milieu des hauts pignons flamands — Victor Hugo (1802-1885)
Certains auteurs, parlant de leurs ouvrages, disent : mon livre : ils sentent leurs bourgeois qui ont pignon sur rue, et toujours un chez moi à la bouche — Pascal (1623-1662)
Terme de blason. Fragment de muraille en forme de degrés.
Étymologie : Wall. peignon ; ital. pignone ; du lat. pinna, créneau de muraille.
Historique : XVe s. En faisant refaire L'huys de derriere et le pignon Jehan Rodigo et Guillaume son voisin mangerent des chastaignes en la maison du dit Guillaume ou au pignon d'icelle
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Partie supérieure d’un mur qui se termine en pointe et dont le sommet porte le bout du faîtage d’un comble à deux pentes. Dans les anciennes maisons, le pignon était sur la face principale. Mur de pignon. Voyez MUR.
Prov., Avoir pignon sur rue, Avoir une maison à soi. Il signifie aussi Posséder des immeubles, des biens importants. C’est une bonne caution, il a pignon sur rue.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- pignons — pluriel — /piɲɔ̃/
- pignon — singulier — /piɲɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pignon#47303.