piété
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
part. passé
Il est piété à cela.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée PIÉTÉ, ÉE#sens2.
piété
nom, féminin, /pjete/ ou /pjɛte/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Amour et respect pour les choses de la religion.
Il n'y avait peut-être homme dans le royaume qui désirât la paix plus qu'il [Turenne] la désirait, quoique son intérêt fût de voir durer la guerre ; et depuis deux ans particulièrement il avait fait de grands progrès dans la piété — Pellisson (1624-1693)
On ne peut excuser ses sentiments [de Montaigne] tout païens sur la mort ; car il faut renoncer à toute piété, si on ne veut au moins mourir chrétiennement — Pascal (1623-1662)
Votre Piété, titre que prirent les empereurs grecs et les rois mérovingiens.
Les poëtes l'ont quelquefois personnifiée.
La Piété sincère, aux Alpes retirée, Du fond de son désert entend les tristes cris De ses sujets cachés dans les murs de Paris — Boileau (1636-1711)
Amour pour ses parents, respect pour les morts, etc. Piété filiale.
Il [le duc d'Enghien] voit son père renversé dans un fossé ; pendant qu'il lui offre son cheval.... il est blessé entre les bras d'un père si tendre, sans interrompre ses soins, ravi de satisfaire à la fois à la piété et à la gloire — Bossuet (1627-1704)
Je plains mille vertus, une amour mutuelle, Sa piété pour moi, ma tendresse pour elle — Jean Racine (1639-1699)
Terme de blason. Piété, un pélican s'ouvrant le sein sur ses petits, pour les nourrir de son sang.
Anciennement dit pour pitié.
Touché de piété la prend et la relève — Mathurin Régnier (1573-1613)
Mont-de-piété, voy. MONT.
Étymologie : Provenç. pietat, piatat, pitat, pidat ; catal. pietat ; espagn. piedad ; portug. peidade ; it. pietà ; du lat. pietatem (de pius, voy. PIE, adj.), qui a donné pieté et pitié, double sens qui ne s'est distingué que tardivement en ces deux formes.
Historique : XIIIe s. Pitiez est une vertus qui nos fait amer et servir diligemment Deu et nos parens et nos amis et nostre païs
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Dévotion, attachement aux devoirs et aux pratiques de la religion. Piété exemplaire. Piété solide. Piété éclairée. Piété véritable. Fausse piété. Piété apparente. Sentiments de piété. Exercices de piété.
Il se dit aussi de Certains sentiments humains tels que l’amour pour ses parents, le respect pour les morts, etc. Piété filiale. Piété conjugale. Ce peuple se distingue par sa piété pour les morts, envers les morts.
Mont-de-piété. Voyez
MONT-DE-PIÉTÉ.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- piétés — pluriel — /pjete/ ou /pjɛte/
- piété — singulier — /pjete/ ou /pjɛte/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée piété#47641.