piaffe
nom, féminin, /pjafə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme familier. Braverie, somptuosité, manières par lesquelles on cherche à attirer l'attention sur soi.
J'ai vu ce matin le roi, la reine et M. le duc d'Anjou à Saint-Germain votre paroisse ; il y avait grande piaffe d'officiers du Louvre — Gui Patin (1601-1672)
En piaffe d'habits, luxe, magnificence — COURVAL
Étymologie : Origine inconnue. Pasquier, Recherches, VIII, 3, parle de ce mot comme nouvellement introduit de son temps. On est tenté d'y voir une dérivation irrégulière du mot pied ; mais la nouveauté du mot, au XVIe siècle, attestée par les contemporains, rend cette dérivation fort problématique.
Historique : XVIe s. Nous appelons parade et bravade, eux [les courtisans] diroyent piaffe, ce que nous nommions magnificence Il donna de fort bonne grace dans le bois, ayant à sa teste cent rondaches et plus, qui pour piafes avaient les bras nuds jusques au coude .... que, quant à lui, il s'estoit resolu d'attendre ce prince avec toutes ses piaphes ... Sans oublier la bonne mine, aultrement la piaffe soldatesque
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Faste, ostentation, vaine somptuosité en habits, en meubles, en équipage, etc. Tout ce qu’il fait n’est que piaffe. Il a vieilli.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- piaffes — pluriel — /pjafə/
- piaffe — singulier — /pjafə/
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