philosophé
adjectif, /filozofe/ ou /filɔzɔfe/
Grammaire et formes (1)
- philosophé — singulier masculin — /filɔzɔfe/ ou /filozofe/
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adjectif, /filozofe/ ou /filɔzɔfe/
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adjectif
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nom, /filozɔfə/ ou /filɔzɔfə/
Personne qui étudie ou enseigne la philosophie.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Personne qui envisage l'existence avec sagesse et recul, sans se laisser troubler par les événements.
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Frise des témoins : Littré 1873 (10 sens) — Académie 1935 (7 sens)
s. m.
Dans l'ancienne Grèce, ami de la sagesse.
Il [Pythagore] est le premier qui se soit fait appeler philosophe ; avant lui, les hommes qui se livraient à la contemplation de la nature portaient le nom de sages ; il prit celui de philosophe par modestie — Jean Sylvain Bailly (1736-1793)
Celui qui s'applique à la recherche des principes et des causes. Fig. Absolument. Au moyen âge, le philosophe, Aristote. Au féminin.
Nulle religion que la nôtre n'a enseigné que l'homme naît en péché, nulle secte de philosophes ne l'a dit ; nulle n'a donc dit vrai — Pascal (1623-1662)
La vanité est si ancrée dans le cœur de l'homme qu'un soldat, un goujat, un cuisinier se vante et veut avoir ses admirateurs ; et les philosophes mêmes en veulent — Pascal (1623-1662)
Particulièrement. Celui qui s'applique à l'étude de l'homme et de la société, à l'effet de rendre ses semblables meilleurs et plus heureux.
Le philosophe consume sa vie à observer les hommes, et il use ses esprits à en démêler les vices et le ridicule — La Bruyère (1645-1696)
Il est bon d'être philosophe, il n'est guère utile de passer pour tel — La Bruyère (1645-1696)
Celui qui cultive sa raison, conforme sa conduite aux règles de la saine morale, et affermit son âme contre les coups du sort. Au féminin.
Pour détromper ma sœur, et lui faire connaître Ce que son philosophe à l'essai pouvait être — Molière (1622-1673)
Voilà tout ce que les hommes ont pu inventer pour se rendre heureux [les divertissements] ; et ceux qui font sur cela les philosophes.... ne connaissent guère notre nature — Pascal (1623-1662)
Celui qui mène une vie tranquille et retirée, hors de l'embarras des affaires.
Il n'y a rien qui coûte moins à acquérir aujourd'hui que le nom de philosophe : une vie obscure et retirée, quelques dehors de sagesse, avec un peu de lecture, suffisent pour attirer ce nom à des personnes qui s'en honorent — DUMARSAIS
En un sens particulier, celui qui ne reconnaît pas la révélation. Nom donné, en particulier dans le XVIIIe siècle, à des hommes qui cultivaient la philosophie et la faisaient servir au renversement des anciennes opinions.
Ce royaume autrefois le soutien de la foi, et la plus pure portion de son Église, devenu par la licence des discours et l'impiété des sentiments, le théâtre d'honneur des philosophes et des incrédules — Massillon (1663-1742)
Troisvilles fréquenta les toilettes ; le pied lui glissa ; de dévot il devint philosophe — Saint-Simon (1675-1755)
Dans les colléges et lycées, étudiant en philosophie.
Alchimiste. Les principes des philosophes sont le sel, le soufre et le mercure. Huile des philosophes, huile d'olive dont on imbibe des briques rougies au feu. Poudre des philosophes, la poudre de projection.
Adj. Qui est philosophe.
La religion seule fait quelquefois des conversions surprenantes et des changements miraculeux, mais elle ne fait guère toute une vie égale et uniforme, si elle n'est entée sur un naturel philosophe — Fontenelle (1657-1757)
La plupart des femmes et des courtisans n'observèrent autre chose dans cette reine philosophe [Christine], sinon qu'elle n'était pas coiffée à la française, et qu'elle dansait mal — Voltaire (1694-1778)
Il se dit quelquefois pour philosophique, mais en ce sens il vieillit.
Et je crois qu'à la cour, de même qu'à la ville Mon flegme est philosophe autant que votre bile — Molière (1622-1673)
Qu'il a bien découvert son âme mercenaire ! Et que peu philosophe est ce qu'il vient de faire ! — Molière (1622-1673)
Étymologie : Prov. philosophe ; espagn. et ital. filosofo ; du lat. philosophus ; grec, φιλόσοφος, composé de φίλος, qui aime, et σοφία, sagesse, lequel est de même radical que le lat. sapus, habile, sapere, savoir.
Historique : XIIIe s. Et si a en ceste cité moult de philosophes et moult de mires [médecins] XIVe s. Le philosophe [Aristote] dist ou [au] premier des Elenches XVe s. Jà tant ne montera la niceté du peuple, que nom de philosophe très honorable et très saint ne demeure Ce bon mareschal se peut bien appeler philosophe d'armes, c'est à dire amateur de la science d'icelle XVIe s. Veistes vous oncques chien rencontrant quelque os medulaire ? c'est, comme dict Platon, la beste du monde plus philosophe Les femmes philosophes qui se mesloient à leur secte [des cyniques] Vous verrez au long aller ce beau nom de po…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. m.
Celui qui se consacre à la philosophie. Pythagore est le premier d’entre les Grecs qui ait pris le nom de philosophe. Les philosophes païens. Philosophe stoïcien, platonicien, épicurien. Philosophe sceptique.
Il s’est dit au dix-huitième siècle pour désigner les écrivains épris d’idées de réforme en matière religieuse, politique, sociale et morale. Les philosophes ont favorisé la publication de l’Encyclopédie.
Par apposition, Un roi philosophe, un poète philosophe, une femme philosophe.
Il désigne aussi, dans une acception particulière, Celui qui cultive sa raison, qui conforme sa conduite à des principes et travaille à fortifier son âme contre les coups du sort. Il vécut et mourut en philosophe. Un vrai philosophe sait résister à ses passions et se vaincre lui- même. Au féminin, Cette femme est une philosophe.
Il se dit encore d’un Homme qui mène une vie tranquille et retirée, hors de l’embarras des affaires. Il s’est retiré pour toujours à la campagne; c’est un philosophe, un vrai philosophe.
Il se dit aussi, dans les Collèges, d’un écolier qui étudie la philosophie.
Il s’emploie adjectivement, dans les deux genres, et signifie Qui est résigné, qui supporte avec sagesse et force d’âme les épreuves. Il s’est montré très philosophe en cette circonstance.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée philosophe#46871.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.