phébus
nom, masculin, /febys/ ou /fɛbys/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Apollon, dieu du soleil. Apollon, dieu des vers.
Eh bien ! gageons nous deux [le soleil et le vent], Dit Phébus, sans tant de paroles, à qui plus tôt aura dégarni les épaules Du cavalier que nous voyons — La Fontaine (1621-1695)
Il est vrai que du roi la bonté secourable Jette enfin sur la muse un regard favorable, Et, réparant du sort l'aveuglement fatal, Va tirer désormais Phébus de l'hôpital — Boileau (1636-1711)
Fig. Nom du galimatias prétentieux (avec un p minuscule).
Que, sans parler phébus, je ferai le discours De mon gîte.... — Mathurin Régnier (1573-1613)
Il faut feindre des maux, demander guérison, Donner sur le phébus.... — Pierre Corneille (1606-1684)
En parlant des personnes, homme faisant le beau parleur.
Qu'un beau phébus lui débite ses gentillesses — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Pour m'apprendre à faire le phébus avec les dames — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Φοῖϐος, celui qui brille.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Nom d’Apollon considéré comme dieu de la lumière. On l’emploie dans des phrases poétiques où il désigne le Soleil. Le blond Phébus. Phébus lançait tous ses rayons.
PHÉBUS se dit aussi, figurément et familièrement, d’un Style obscur et ampoulé. Donner dans le phébus. Un diseur de phébus. Son style n’est que du phébus, est d’un phébus ridicule.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- phébus — forme de base — /febys/ ou /fɛbys/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée phébus#47126.