peuplade
nom, féminin, /pøpladə/ ou /pœpladə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Nombre d'hommes et de femmes qu'on envoie dans un pays pour le peupler. Faire une peuplade dans un pays, y établir une population, une colonie.
Lorsque nous envoyâmes une peuplade en lonie — Perrot d'Ablancourt (1606-1664)
Petites sociétés, petits groupes d'hommes, dans les pays non civilisés. Par extension.
On trouva presque toute l'Amérique partagée en une multitude de petites peuplades qui toutes avaient leur dieu protecteur — Voltaire (1694-1778)
Le combat des Titans et des Typhons ne fut que celui de deux peuplades de génies — Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)
Action de peupler. Population. Se dit aussi du frai de l'alevin, et de tous les petits poissons dont on empoissonne un étang, un vivier.
Le but, le devoir d'un gouvernement sage est évidemment la peuplade et le travail — Voltaire (1694-1778)
Nous y portâmes en pompe des lapins pour la peupler ; autre fête pour Jean-Jacques ; cette peuplade me rendit la petite île encore plus intéressante — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Peupler.
Historique : XVIe s. Villegagnon s'adressa à l'admiral [Coligny], luy exposant son desir d'aller faire peuplade en Amerique, se couvrant du zele d'y planter la religion reformée
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
coll. Rassemblement d’hommes, fixe ou errant, dans les pays non encore civilisés. Des peuplades errantes. Les peuplades de l’intérieur de l’Afrique.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- peuplades — pluriel — /pøpladə/ ou /pœpladə/
- peuplade — singulier — /pøpladə/ ou /pœpladə/
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