petitement
adverbe, /pətitəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adv.
En petite quantité, pas beaucoup. Être logé petitement, être logé à l'étroit.
Xanthippe.... ne pouvait supporter l'économie de son père, qui ne fournissait que bien petitement à ses plaisirs — Rollin (1661-1741)
Le marquis : êtes-vous un peu de nos amis ? - Lépine : Petitement — Marivaux (1688-1763)
Mesquinement, chétivement. Il vit petitement.
Notre docteur régalait sa moitié Petitement ; enfin c'était pitié — La Fontaine (1621-1695)
Avec petitesse, sans grandeur.
Cela est petitement fait, mal agencé — Diderot (1713-1784)
Étymologie : Petite, et le suffixe ment ; provenç. petitement.
Historique : XIIIe s. Car en leur couvent vivent assez petitement XVe s. Ceux de dedans estoient peu de gens et petitement armés La premiere parolle que le roy lui dit [au connétable de Clisson assassiné], ce fut : connestable, comment vous sentez-vous ? Il respond : petitement et foiblement XVIe s. Vivre petitement et bassement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
Avec parcimonie, chichement ou mesquinement. Vivre petitement. Recevoir petitement.
être logé petitement, être logé à l’étroit.
PETITEMENT signifie encore Avec petitesse, sans élévation. C’est penser petitement. Il s’est vengé petitement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- petitement — forme de base — /pətitəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée petitement#46722.