pesamment
adverbe, /pəzamɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière pesante. Pesamment armé, se dit de ceux qui, dans l'antiquité ou le moyen âge, étaient armés de toutes pièces.
Près de leurs sommets, des nuages erraient pesamment parmi des arbres funèbres — Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)
Les Alains étaient pesamment armés — Montesquieu (1689-1755)
Fig. D'une manière qui semble alourdie par un poids. Fig. Sans facilité, sans grâce.
M. de Chaulnes parla bien aussi, un peu pesamment, mais cela n'était pas mal à un gouverneur — Mme de Sévigné (1626-1696)
Il [Rousseau] travaille lentement, pesamment, fait beaucoup de fautes, efface ou recommence sans cesse — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Pesant, et le suffixe ment.
Historique : XIIIe s. Li nostre furent desconfit, car il furent pesamment armé XIVe s. Le magnanime se meut et va pesaument et lentement XVIe s. Champion ferme, armé pesantement, Pour l'ennemi attendre ouvertement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière pesante. Marcher pesamment. être chargé pesamment.
Pesamment armé se dit des Soldats de l’antiquité, fantassins ou cavaliers, qui étaient armés de toutes pièces.
Fig., Parler, écrire pesamment, Parler, écrire avec lourdeur. Insister pesamment, Appuyer avec excès sur une idée, sur un fait.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- pesamment — forme de base — /pəzamɑ̃/
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