perversité
nom, féminin, /pɛʁvɛʁsite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Etat de ce qui est pervers.
Trop de perversité règne au siècle où nous sommes — Molière (1622-1673)
Bientôt la perversité générale lui servira moins de leçon que d'exemple ; il se dira que, si l'homme est ainsi, il ne doit pas vouloir être autrement — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Provenç. perversitat, perversedat ; espagn. perversidad ; ital. perversità, du lat. perversitatem, de perversus, pervers (voy. PERVERS).
Historique : XIIe s. Mainte gent de si grant perversiteit XIIIe s. Il [Nabuchodonosor] destruist Jherusalem, et emprisona tous les Juis, et maintes autres perversitez fist il XIVe s. La perversité et malice des bestes est d'autre maniere que n'est malice humaine
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Caractère de celui qui est pervers, qui a de la complaisance pour le mal. Cet homme est d’une profonde perversité. Il se dit aussi des Choses. La perversité de l’esprit. La perversité de ses principes, de ses conseils.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- perversités — pluriel — /pɛʁvɛʁsite/
- perversité — singulier — /pɛʁvɛʁsite/
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