perpétuité
nom, féminin, /pɛʁpetɥite/ ou /pɛʁpɛtɥite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. f.
Durée perpétuelle. À perpétuité, loc. adv. Pour toujours. Concession à perpétuité, se dit des terrains vendus à toujours dans les cimetières. À perpétuité, autant que durera la vie d'un homme. Condamner aux galères à perpétuité. À perpétuité, continuellement.
Les trois marques de la religion : la perpétuité, la bonne vie, les miracles — Pascal (1623-1662)
La simple lecture de l'histoire de France fera voir que la perpétuité des fiefs s'établit plus tôt en France qu'en Allemagne — Montesquieu (1689-1755)
Étymologie : Provenç. perpetuitat ; esp. perpetuidad ; ital. perpetuità ; du lat. perpetuitatem (voy. PERPÉTUER).
Historique : XIIIe s. Et à nulle personne l'en ne doit donner ne ottroier le pain de la meson Dieu à perpetuité, Les anciens statuts de l'hôtel Dieu le Comte à Troyes XIVe s. La duracion qui est sans commencement et sans fin est proprement dite perpetuité
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Durée sans interruption, sans discontinuation. Il allègue pour sa défense l’ancienneté et la perpétuité de la possession. La perpétuité de la religion, de la foi.
à PERPÉTUITÉ
loc. adv.
Pour toujours. Fonder une messe, un service à perpétuité. Des règlements faits pour être observés à perpétuité. Concession d’un terrain de sépulture à perpétuité ou elliptiquement Concession à perpétuité.
Il signifie aussi Pour la vie. Condamné aux travaux forcés à perpétuité.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- perpétuités — pluriel — /pɛʁpetɥite/ ou /pɛʁpɛtɥite/
- perpétuité — singulier — /pɛʁpetɥite/ ou /pɛʁpɛtɥite/
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