perlé · perle

perlé

adjectif, /pɛʁle/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (7 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Orné de perles. En termes de blason, croix perlée, couronne perlée. Terme de diplomatique. Lettres perlées, lettres dont les parties sont formées de perles ou de petits cercles, rangés les uns à la suite des autres.

  2. Terme d'histoire naturelle. Qui a l'éclat ou la couleur de la perle. Qui est parsemé de petites taches blanches ou de granulations arrondies.

  3. Orge perlé, grains d'orge entièrement dépouillés de leur tégument.

  4. Sucre perlé, ou cuit à perlé, sucre auquel on a donné un second degré de cuisson. Sirop perlé, sirop que la cuisson a rendu assez épais pour retomber en perles de l'écumoir. Bouillon perlé, bouillon blanchi d'un lait d'amandes broyées avec de bon jus de mouton, qu'on a mis sur le potage.

    Il ne manquerait pas.... de vous parler.... d'une soupe à bouillon perlé, soutenue d'un jeune et gros dindon — Molière (1622-1673)

  5. Fig. Se dit des petits ouvrages de main, faits avec un goût, un soin extrême. Familièrement, c'est perlé, c'est très bien.

  6. Terme de musique. Cadence perlée, trille brillamment exécuté. On dit dans le même sens : c'est perlé, en parlant d'un passage très rapide exécuté dans la perfection.

  7. S. m. Perlé-roux, petit agaric.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. Qui est orné de perles. Dans ce sens, il n’est guère usité qu’en termes de Blason. Croix perlée. La couronne de comte est perlée.

  2. Il signifie aussi Qui est en forme de perle.

  3. Orge perlé, Grains d’orge dépouillés de leur enveloppe et arrondis par la meule.

  4. Sucre perlé, Sucre auquel les confiseurs ont donné le second degré de cuisson.

  5. PERLÉ signifie, figurément, Qui a les qualités de perfection, de netteté de la perle. Un travail perlé.

  6. Fig. et fam., C’est un ouvrage perlé, se dit d’un Ouvrage de couture ou de broderie, dont les points sont très réguliers, qui est parfaitement bien fait.

  7. PERLÉ se dit figurément, en termes de Musique pour qualifier une Exécution légère et nette, dont les notes se détachent comme une suite de perles. Un jeu perlé.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (4)
  • perlées — pluriel féminin — /pɛʁle/
  • perlés — pluriel masculin — /pɛʁle/
  • perlée — singulier féminin — /pɛʁle/
  • perlé — singulier masculin — /pɛʁle/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée perlé#46516.

perle

nom, féminin, /pɛʁlə/

Définitions

  1. Concrétion nacrée, brillante et arrondie, produite par certains mollusques dans leur coquille.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Petite boule percée que l'on enfile pour confectionner parures et ornements.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Personne ou chose remarquable, supérieure à toutes celles de sa catégorie.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  4. Erreur ou formulation cocasse relevée dans des propos ou des copies.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (15 sens) — Académie 1935 (15 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Globule d'un blanc argentin qui se forme dans certaines coquilles ; c'est dans le mollusque même, ou au moins sous son manteau, que se forment les perles par une surabondance de la matière nacrée destinée à revêtir l'intérieur de sa coquille. En vieillissant les perles jaunissent. Perles baroques, voy. BAROQUE. Perle orientale, voy. ORIENTAL, n° 4. Fig. Jeter des perles devant les pourceaux, offrir à quelqu'un des choses dont il ne sent pas le prix ; faire à quelqu'un un compliment, une gracieuseté dont il ne sent pas la délicatesse. Cela est net comme une perle, se dit de quelque chose de très net. Perles fines, les véritables perles. Semence de perles, perles trop petites pour les compter, qui se vendent au poids et qu'on emploie en grande abondance dans la broderie. Gris de perle, couleur semblable à celle de la perle.

    Un jour un coq détourna Une perle qu'il donna Au beau premier lapidaire : Je la crois fine, dit-il ; Mais le moindre grain de mil Ferait bien mieux mon affaire — La Fontaine (1621-1695)

    La perfection des perles, selon Pline, est lorsqu'elles sont d'une blancheur éclatante, grosses, rondes, polies et d'un grand poids, qualités qui se trouvent rarement réunies — Rollin (1661-1741)

  2. Nacre de perles, ou mère de perles, la substance intérieure de la coquille des moules à perles. Loupes de perle, croissances en forme de demi-perles, qui s'élèvent dans l'intérieur des nacres, et que les joailliers scient adroitement pour les mettre en œuvre.

  3. Perles fausses, imitation des vraies perles ; il y en a de deux sortes : les unes en boules de verre creux, remplies d'essence d'Orient ; les autres composées d'une substance pleine, sorte de cristal coloré. Essence de perles, essence d'Orient, voy. ESSENCE, n° 11.

    Le plus ingénieux usage auquel sont consacrées les écailles de poissons, est celui qui a pour objet la fabrication des perles artificielles — Fourcroy (1755-1809)

  4. Perles d'or, d'acier, cuivre doré, ou acier travaillé en forme de perles de diverses grandeurs qui servent à de jolis ouvrages tels que sacs, bourses, calottes, etc. Une bourse en perles. Perles de verre de toutes couleurs, mates et transparentes, qui s'emploient aux mêmes ouvrages et avec lesquelles les enfants s'amusent. Cette petite fille enfile des perles pour faire un collier à sa poupée. Fig. et familièrement. Je ne suis pas ici pour enfiler des perles, c'est-à-dire pour perdre mon temps, ou l'employer à des choses de peu d'importance. Perles défilées, perles enfilées qui ont quitté leur fil.

    Les disgrâces souvent sont du ciel révélées ; J'ai songé, cette nuit, de perles défilées Et d'œufs cassés.... — Molière (1622-1673)

  5. Perles de Rome, petits grains d'albâtre plongés dans une pâte de nacre. Perles de Venise, émaux teints en rouge, qu'on exporte surtout en Afrique.

  6. Fig. Ce qu'il y a de mieux dans son genre.

    Mais quoi, c'est un chef-d'œuvre où tout mérite abonde, Un miracle du ciel, une perle du monde — Malherbe (1555-1628)

    Je vais vous montrer la perle des manuscrits — Lesage (1668-1747)

  7. Fig. Nom donné aux gouttes de liquide, et, particulièrement, aux gouttes de rosée qui sont sur la pointe des herbes. Faire la perle, se dit de l'eau-de-vie, lorsqu'elle se couvre de bulles, après qu'on l'a agitée.

    L'aube.... sème sur les monts les perles de l'aurore — Lamartine (1790-1869)

  8. Fig. De belles dents. Sa bouche est garnie d'un double rang de perles.

  9. Se dit des cadences de la flûte, quand chaque son est plein et qu'il a une sorte de rondeur et de netteté, comme les perles. Se dit aussi de certaines notes de chant détachées.

  10. Grain de plomb passé dans un fil, qui sert à divers instruments de mathématique et à guider l'œil quand on tire de l'arbalète.

  11. Terme d'imprimerie. Le plus petit caractère.

  12. Terme d'architecture. Suite de petits grains ronds qu'on taille dans les moulures appelées baguettes.

  13. Terme de tapissier. Petite boule de bois, dite aussi coulant, couverte de soie ou de laine, dans laquelle passent les fils d'une frange à quadrille ou autre. Petit globe d'émail percé, dont se sert le fabricant de gaze.

  14. Un des noms vulgaires de l'albugo ou tache blanche de la cornée.

  15. Genre d'insectes nevroptères. Espèce de coquille univalve.

Étymologie : Wallon, piel ; prov. esp. et ital. perla ; portug. perola ; anc. haut-allem. perala, berala ; angl. pearl ; bas-lat. perulus, et aussi perna. Origine très incertaine. 1° On l'a tiré du latin perna, pinne marine, sorte de coquillage, par le changement d'n en l ; il est certain qu'il y a des textes du XIIIe siècle où perna signifie perle, et que dans les dialectes napolitain et sicilien perna a ce même sens. 2° Du latin pirum, poire, par une assimilation, à cause des formes perulus en bas-latin, et perola en portugais ; Diez cite aussi le vénitien porolo, pendant d'oreille. 3° Du latin sphærula,

Historique : XIIIe s. Des merciers : nus ne nulle du dit mestier.... ne puet metre aucunes finnes pelles fausses, pelles blanches ne dorées, s'elles ne sont d'argent ; car telles euvres sont fausses XIVe s. [on fist] Li chainture de perles à carnieres fremer XVIe s. Seulement quant je veux toucher le loz de celle Qui est de nostre siecle et la perle et la fleur Il est net comme une perle La rose blanchit tout autour Au matin de perles petites Qu'elle emprunte du poinct du jour Fenouil, perles preparées, canelle Ce n'est pour enfiler des perles, Ce n'est pas pour chasser aux merles, Qu'on voit ce martial ar…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Globule ordinairement d’un blanc argentin, à reflets irisés, qui se forme dans certaines coquilles par une extravasation de la substance appelée Nacre. Perle ronde. Perle en poire. Perle plate. Perle baroque. Des perles d’un bel orient. Un collier, un fil, un bracelet, une parure de perles. Enfiler des perles. La pêche des perles.

  2. Gris perle, Couleur approchant de celle des perles. Des bas de soie gris perle.

  3. Perles fines, Les véritables perles. Perles fausses, Les perles d’imitation.

  4. Perles de culture, Perles dont la formation a été provoquée par l’introduction d’un corps étranger dans la coquille de l’huître.

  5. Perles noires, Perles de couleur foncée.

  6. Semence de perles, Les plus petites perles qui se trouvent dans les huîtres perlières.

  7. Fig., Ses dents sont de véritables perles.

  8. Prov. et fig., Jeter des perles devant les pourceaux, Montrer, présenter à quelqu’un des choses dont il est incapable de comprendre le prix; Lui dire quelque chose dont il ne sent pas la délicatesse, la finesse.

  9. PERLE désigne, par extension, de Petites boules de verre, d’émail, de métal, qui sont percées d’un trou et dont on se sert pour faire divers ornements. Une couronne mortuaire en perles.

  10. Prov. et fig., Nous ne sommes pas ici pour enfiler des perles, Nous ne sommes pas ici pour nous amuser à des bagatelles, pour perdre le temps; il faut nous occuper sérieusement.

  11. PERLES, au pluriel, se dit encore des Gouttes d’un liquide, et particulièrement des Gouttes de rosée suspendues à la pointe des herbes.

  12. Il se dit aussi des Globules qui contiennent des préparations pharmaceutiques. Perles d’éther.

  13. Il désigne, en termes d’Architecture, de Petits grains ronds qu’on taille dans les moulures appelées Baguettes.

  14. PERLE se dit figurément et familièrement de Ce qu’il y a de mieux dans son genre. C’est la perle des hommes, des femmes, C’est un homme, une femme des plus estimables, des plus aimables qu’on connaisse. Cette femme de chambre est une perle, Elle est parfaite.

  15. C’est une perle se dit ironiquement d’un Mot, d’une réflexion particulièrement fâcheuse ou ridicule. Il a laissé échapper quelques perles dans son discours. Il est familier.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • perles — pluriel — /pɛʁlə/
  • perle — singulier — /pɛʁlə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée perle#46497.

perlé

nom, masculin

Grammaire et formes (2)
  • perlés — pluriel
  • perlé — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée perlé#153314.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.