perfide
adjectif, /pɛʁfidə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui manque de foi. Être perfide à quelqu'un, lui manquer de foi. Il se dit aussi des choses.
Ce perfide ennemi de la grandeur romaine — Pierre Corneille (1606-1684)
Je crois, en vérité, comme vous, que le roi et la reine d'Angleterre sont bien mieux à Saint-Germain que dans leur perfide royaume — Mme de Sévigné (1626-1696)
S. m. et f. Celui, celle qui agit avec perfidie. Familièrement. Un petit perfide, un homme qu'on accuse d'une petite perfidie.
Perfide généreux, hâte-toi d'embrasser Deux princes impuissants à te récompenser — Pierre Corneille (1606-1684)
Je lui donne ma fille et tout le bien que j'ai ; Et, dans le même temps, le perfide, l'infâme Tente le noir dessein de suborner ma femme — Molière (1622-1673)
Étymologie : Lat. perfidus, de per, indiquant transgression, et fides, la foi (voy. FOI).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est déloyal, qui manque à sa foi, à sa parole, ou à la confiance qu’on a mise en lui. Un homme perfide. Une nation perfide. Amant perfide. Substantivement, C’est un perfide. Le perfide m’a trahi.
Il se dit également des Choses où il y a de la perfidie. Il lui a fait un tour bien perfide. Voilà une action bien perfide. Après tant de perfides serments. Des caresses, des louanges perfides. Un sourire perfide.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- perfides — pluriel — /pɛʁfidə/
- perfide — singulier — /pɛʁfidə/
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