péremptoire

péremptoire

adjectif, /peʁɑ̃ptwaʁə/ ou /pɛʁɑ̃ptwaʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Terme de jurisprudence. Exception péremptoire, celle qui a pour objet la péremption.

  2. Dans le langage général, contre quoi il n'y a rien à alléguer, à répliquer.

    Ces probabilités, toutes puissantes qu'elles sont, ne sont pas des preuves péremptoires pour les juges ; elles indiquent la vérité et ne la démontrent pas — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Provenç. peremptori ; espagn. perentorio ; ital. perentorio ; du lat. peremptorius, du supin peremptum, de perimere, périmer.

Historique : XIIIe s. On les apele exeptions peremptoires, comme resons qui sont si fors de eles meismes que toute le [la] querele en pot estre gaaignée XVIe s. Qui des barres se veut aider, doit commencer aux declinatoires, pour venir aux dilatoires, et finalement aux peremptoires ; et, si la derniere met devant, ne s'aidera des premieres

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. T. de Procédure — Il n’est guère usité que dans cette locution, Exception péremptoire, Défense qui consiste dans la seule allégation de la péremption. Il y a exception péremptoire.

  2. Il signifie, dans le langage ordinaire, Qui est décisif, contre quoi il n’y a rien à alléguer, à répliquer. Raisons péremptoires. Moyens péremptoires. Réponse péremptoire. Ton péremptoire.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • péremptoires — pluriel — /peʁɑ̃ptwaʁə/ ou /pɛʁɑ̃ptwaʁə/
  • péremptoire — singulier — /peʁɑ̃ptwaʁə/ ou /pɛʁɑ̃ptwaʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée péremptoire#50904.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.