perdre
verbe, /pɛʁdʁə/
Définitions
Cesser d'avoir ce que l'on possédait, en être privé.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Ne plus pouvoir retrouver une chose égarée par accident ou par inattention.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Subir une défaite dans un jeu, une compétition ou un affrontement.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Employer une ressource sans en tirer profit, la gaspiller inutilement.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Voir aussi : donne se perdre
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (32 sens) — Académie 1935 (78 sens)
Littré (1873)
v. a.
Être privé de quelque chose dont on était en possession. Perdre Dieu, ne plus avoir sa grâce, ne plus croire en lui. Familièrement. Vous ne perdrez rien pour attendre, c'est-à-dire le retard ne vous sera pas préjudiciable, ou, ironiquement, vous serez puni comme vous le méritez. On dit dans le même sens : n'en perdre que l'attente. Il se dit aussi des personnes en ce même sens.
On perd tout quand on perd un ami si fidèle — Pierre Corneille (1606-1684)
Je perdrai mes États, et garderai mon rang — Pierre Corneille (1606-1684)
Être privé d'un avantage, d'un profit qu'on aurait pu obtenir. Perdre les bonnes grâces de quelqu'un. Perdre sa réputation, son honneur, ses emplois.
Deux mots que lui dit son père lui font bien entendre qu'il n'a pas perdu ses avantages — Bossuet (1627-1704)
Je perdrais ma vengeance en la rendant si prompte — Jean Racine (1639-1699)
Être séparé, par la mort ou autrement, de personnes qu'on aime, qu'on regrette. Notre servante s'est mariée ; nous avons perdu là une excellente domestique.
Plaignez-moi d'avoir perdu le cardinal de Retz — Mme de Sévigné (1626-1696)
Je crains toujours qu'elle ne perde bientôt son mari, et que vous ne la perdiez ensuite — Mme de Maintenon (1635-1719)
Être privé de quelque partie de soi. Perdre la vie, mourir. Perdre la tête, avoir la tête coupée. Fig. Perdre la tête, devenir fou, et aussi ne savoir plus où l'on en est. Populairement. Perdre la boule, ne plus savoir ce qu'on fait (boule est ici un mot populaire pour tête). Laissez-moi donc tranquille ; avec toutes vos observations vous me feriez perdre la boule. Subir la perte ou la diminution de quelque faculté physique ou morale. Perdre le repos, le sommeil. Perdre patience. Perdre courage. Perdre la parole, l'usage de la parole, perdre la voix, ne plus pouvoir parler. Fig. Perdre la parole, devenir muet de surprise, de crainte, d'embarras. Perdre haleine, l'haleine, la respiration, manquer de respiration. Perdre l'esprit, devenir fou, et aussi ne pas savoir comment se tirer de quelque embarras. On dit dans le même sens : perdre le jugement. Familièrement. Il en perd le boire et le manger, c'est-à-dire il est tellement préoccupé de quelque chose qu'il semble ne songer à rien autre.
Quel avantage pensait nous procurer Platon, en disant que c'était [l'homme] un animal à deux jambes sans plumes ?... puisqu'un homme ne perd pas l'humanité en perdant les deux jambes, et qu'un chapon ne l'acquiert pas en perdant ses plumes — Pascal (1623-1662)
Il vaut bien mieux perdre votre pied, votre main, votre œil, tout votre corps, que de vous mettre en danger de perdre votre âme — Bourdaloue (1632-1704)
Ne pas entendre. Il a l'oreille dure, il perd une partie de ce qui se dit dans la conversation. Ne pas comprendre. Il sait l'anglais imparfaitement, et il perd une partie de ce qui se dit. Ne pas voir. Il était mal placé, et perdait une partie du jeu des acteurs.
Je ne perdis rien de tout ce qu'elle me dit, et en vérité je vous le rapporte presque mot pour mot, tant j'en fus frappée — Marivaux (1688-1763)
Sainville ne perdait aucun de ses mouvements — Mme de Genlis (1746-1830)
Être privé d'une chose qui est sortie hors de notre possession par quelque accident. Perdre son chapeau, son mouchoir. Priver quelqu'un d'une chose qu'on met par accident hors de sa possession. Perdre quelqu'un, se séparer de lui de manière à ne plus pouvoir le retrouver. En ce sens, il se dit aussi de certains animaux. Ce chien a perdu con maître. Perdre quelqu'un, le détourner de sa route, l'égarer. Ce postillon nous a perdus. Perdre quelqu'un, perdre un chien, signifie aussi l'égarer de manière à ne plus le retrouver. Il faut perdre ce chien. esser d'avoir, n'avoir plus. Les arbres ont perdu leurs feuilles. Cette étoffe a perdu sa couleur. Fig. J'y perdrai mon nom, voy. NOM, n° 1, à la fin. Cette rivière perd son nom dans telle autre, cette rivière, en tombant dans telle autre, prend le nom de celle-ci. Renoncer à.
Le bon est qu'en courant il a perdu sa botte, Et que, marchant toujours, enfin il s'est trouvé Une botte de moins quand il est arrivé — Regnard (1655-1709)
On lui perd tout, on lui égare tout — La Bruyère (1645-1696)
Cesser de suivre, d'occuper, laisser échapper, laisser prendre. Perdre son chemin. Le cocher s'est laissé couper, il a perdu la file. Fig. Perdre la trace, les voies, le train d'une affaire, ne savoir plus où elle en est. Perdre du terrain, reculer au lieu d'avancer ; se laisser distancer par un concurrent. Terme de manége. Perdre du terrain, se rétrécir sur les voltes. Perdre de vue, voy. VUE. Fig. Perdre le fil de son discours, n'en pouvoir plus trouver la suite. Perdre le fil du discours d'un autre, n'en pas pouvoir comprendre la suite. Perdre pied, perdre terre, ne plus trouver le fond de l'eau avec les pieds ; et fig. ne savoir plus où l'on on est.
Je ferai que le pilote perdra sa route — Fénelon (1651-1715)
Tout à coup elle [Cymodocée] s'aperçoit qu'elle a perdu le sentier de la montagne — Chateaubriand (1768-1848)
Terme de marine. Perdre terre, cesser de voir la terre. Perdre la sonde, ou perdre le fond, quitter les parages où l'on pouvait sonder. Perdre la tramontane, voy. TRAMONTANE. Fig. et familièrement. Perdre la carte, se brouiller dans ses idées. Perdre ses mâts, ses voiles, son gouvernail, se dit lorsque les mâts sont abattus, les voiles emportées, le gouvernail démonté par l'effet du mauvais temps. Un officier commandant perd ou a perdu un bâtiment, lorsque ce bâtiment fait ou a fait naufrage pendant qu'il le commandait.
Perdre, faire un mauvais emploi, un emploi inutile. Perdre temps, perdre du temps. Perdre temps, ne pas arriver à temps. Ne perdez point de temps à, hâtez-vous de (locution vieillie). Familièrement. Il y perd son latin, voy. LATIN, n° 6. Dans un sens analogue. Fig. Vous y perdez vos pas, c'est-à-dire vous ne réussirez pas à ce que vous entreprenez.
Et je perds mon trépas, Puisque, mourant pour lui, je ne le sauve pas — Pierre Corneille (1606-1684)
Il aime mieux se jeter aux pieds de cette marâtre impérieuse qu'il hait et qu'il a bravée, que de perdre des prières et des soupirs auprès d'un père qui l'aime dans le fond de l'âme, et n'oserait lui rien accorder — Pierre Corneille (1606-1684)
Avoir le désavantage. Ne rien perdre, n'éprouver aucun désavantage. Terme de jeux. Perdre les cartes, faire moins de levées que la personne contre laquelle on joue. Il se dit aussi de l'argent que l'on donne à celui qui gagne une partie de jeu. Fig. Il joue à tout perdre, il expose au hasard tout ce qu'il a, ou les plus grands intérêts dont il soit chargé.
Je voudrais, m'en coutât-il grand'chose, Pour la beauté du fait avoir perdu ma cause — Molière (1622-1673)
Si vous perdez une bataille, tout est perdu dans ce moment ; si vous ne la donnez pas, vous perdez tout, peut-être un peu plus lentement, mais vous perdez tout — Mme de Maintenon (1635-1719)
Causer la ruine. Perdre d'honneur, de réputation, ôter l'honneur, la réputation, en action ou en parole. Perdre auprès de quelqu'un, dans l'esprit de quelqu'un, ôter la faveur, la bonne opinion. Par exagération. Causer un grand tort, un grand embarras. Il se dit aussi des choses qui causent la ruine.
Quels que soient leurs décrets [des dieux], déclarez-vous pour eux, Et pour leur obéir perdez le malheureux — Pierre Corneille (1606-1684)
Je perdrai qui me perd, ne pouvant me sauver — Pierre Corneille (1606-1684)
Gâter l'esprit, corrompre les mœurs. Perdre une femme, la jeter dans le désordre. Causer la damnation. Perdre son âme, se damner.
Lorsque le roi Henri VIII s'égara dans les passions qui ont perdu Salomon et tant d'autres rois — Bossuet (1627-1704)
Malheureuse ! voilà comme tu m'as perdue — Jean Racine (1639-1699)
Endommager, gâter. La nielle a perdu les blés. La pluie a perdu la robe de cette dame.
Confondre avec, rendre insensible dans. Il faut perdre cette nuance dans les autres. Terme de gravure. Perdre une taille, la rendre insensible ; la joindre à une autre, de manière que les deux se confondent ensemble.
V. n. Perdre, ne pas obtenir le gain, le profit, l'avantage qu'on espérait. Ce marchand perd sur sa marchandise, il la vend moins cher qu'il ne l'a achetée. Il perd dans son commerce, il y souffre du dommage, du préjudice. On dit de même : perdre tant sur une marchandise, sur un marché. Perdre à, manquer à.
Si elle [Mme de Bouillon] est innocente, elle perd infiniment de n'avoir pas le plaisir de triompher — Mme de Sévigné (1626-1696)
Je comprends qu'en effet vous perdez un peu que je ne sois plus à Paris — Mme de Sévigné (1626-1696)
Avoir le désavantage au jeu. Jouer à qui perd gagne, jouer à un jeu où l'on convient que celui qui perdra la partie selon les règles ordinaires, la gagnera ; et fig. obtenir un avantage réel au prix d'un désavantage apparent.
Si l'on joue, il gagne au jeu : il veut railler celui qui perd, et il l'offense — LABRUY.
Tu peux me faire perdre, ô fortune ennemie ! Mais me faire payer, parbleu, je t'en défie — Regnard (1655-1709)
Diminuer de valeur. Les actions ont perdu. Cet homme a beaucoup perdu dans l'opinion, c'est-à-dire on en fait moins de cas qu'auparavant. Sa réputation perd chaque jour, l'estime qu'on faisait de lui diminue chaque jour. Diminuer d'intensité, de force, de qualité. Le vin perd en vidange. Ces fruits perdent à attendre. Empirer.
Je ne dormirai point sous de riches lambris : Mais voit-on que le somme en perde de son prix ? — La Fontaine (1621-1695)
Vous aviez gagné chez les paysans, vous perdez chez les beaux esprits — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Terme de marine. La mer perd, la marée se retire. Les marées perdent, lorsqu'elles sont dans la période pendant laquelle chaque marée est plus faible que celle qui l'a précédée. Un navire perd, lorsqu'il est gagné par un autre ou qu'il recule au lieu d'avancer. Il perd au vent lorsqu'il ne tient pas bien le vent.
Se perdre, v. réfl. Être perdu, devenir à rien. Se perdre, se dit des espèces qui cessent d'exister. Il y a des espèces qui se perdent. Les espèces qui se sont perdues. L'odeur de cette liqueur, de cette essence, s'est perdue, elle s'est dissipée. Neutralement. Laisser perdre, ne pas avoir soin de garder. Il se dit des lois, des usages, des coutumes qui cessent, des mots qui tombent en désuétude. Cet usage se perd de jour en jour. Ce mot se perd. Cette acception s'est perdue. Cette rivière se perd dans la terre, sous terre à tel endroit, elle s'enfonce en terre et disparaît à cet endroit. Cette rivière se perd, va se perdre dans telle autre, dans un lac etc. elle se jette dans telle autre, dans un lac, etc. Cette rivière se perd dans les sables, elle y finit son cours et ses eaux s'y absorbent. Le chemin se perd en cet endroit, il cesse d'être frayé.
Le temps se perd, seigneur — Pierre Corneille (1606-1684)
Elle gémit en vain ; sa plainte au vent se perd — La Fontaine (1621-1695)
S'abîmer. Fig. Tomber comme dans un précipice.
J'ai demandé Thésée aux peuples de ces bords Où l'on voit l'Achéron se perdre chez les morts — Jean Racine (1639-1699)
Les jours, les mois, les années s'enfoncent, et se perdent sans retour dans l'abîme des temps — La Bruyère (1645-1696)
Étymologie : Wallon, pied ; Berry, parde ; bourg. pardre ; les paysans dans la comédie, pardre ( Ils m'ont fait pardre ) ; prov. perdre ; cat. perdrer ; esp. perder ; ital. perdere ; du lat. perdere, de per, et dare, donner.
Historique : Xe s. Melz [mieux] [elle] sostendreiet les empedemenz, Qu'elle perdesse sa virginitet Car co videbant per spiritum prophete, que astreient [seraient] li judei perdut, si cum il ore sunt, Fragm. de Valenc. E io ne dolreie [je ne serais pas en chagrin] de tanta millia hominum, si perdut erent ? XIe s. Dous [deux] sunt perceners [ont portion] de une erité, e est l'un emplaidé senz l'altre, e per sa folie si pert ; ne deit pur ço l'altre estre perdant Assez est mielz qu'il i perdent les chez [têtes] A bien petit que il ne pert le sens XIIe s. La teste [il] i pert, n'i laissa autre gage Car qui le …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
v. tr.
être privé de quelque chose qu’on avait, qu’on possédait. Perdre son bien. C’est un homme qui n’a rien à perdre. Ce prince perdit ses états, perdit la couronne. Lorsque les chrétiens perdirent Constantinople. Les ennemis perdirent leurs meilleures troupes dans cette bataille. Perdre sa bourse. Perdre son argent au jeu.
Tout est perdu, Il n’y a plus de ressource, plus d’espérance.
Vous ne perdrez rien pour attendre, Votre paiement, pour être retardé, n’en est pas moins assuré. Il se dit, par extension, pour exprimer que Le retard apporté à quelque chose n’est pas un préjudice et peut même être un avantage. On tarde à vous donner une place, mais vous ne perdrez rien pour avoir attendu. Il se dit aussi, ironiquement et par manière de menace, pour signifier Je vous châtierai, vous serez puni tôt ou tard. Allez, vous ne perdrez rien pour attendre.
Fig., C’est du bien perdu se dit de Tout ce qui s’offre d’agréable ou d’utile à une personne qui ne sait pas ou qui ne peut pas en profiter. Lire de beaux vers devant des gens qui n’ont ni goût ni oreille, c’est du bien perdu.
PERDRE signifie aussi être privé d’un avantage, d’un profit. Perdre la grâce de Dieu. Il perdit les bonnes grâces du prince. Perdre l’estime, la bienveillance, la faveur, la confiance de quelqu’un. Perdre sa réputation, son crédit, son honneur. Perdre de son crédit, de sa réputation. Perdre son emploi.
Prov., Ce qui est différé n’est pas perdu, Il ne faut pas désespérer d’une chose qui peut n’être que remise.
PERDRE signifie encore être privé, par la mort ou autrement, d’une personne qu’on aimait, qu’on a sujet de regretter. Ce père a perdu depuis peu un de ses enfants. Il a perdu son père et sa mère. Il a quitté Paris, et nous avons perdu ainsi un bon ami.
Il signifie en outre être privé de quelque partie de soi, subir la perte ou la diminution sensible de quelque faculté, de quelque avantage physique ou moral que l’on possédait. Perdre un bras, une jambe. Perdre la santé. Perdre la vue. Perdre connaissance. Perdre la raison, l’esprit, le jugement. Perdre la mémoire. Perdre le repos, le sommeil, l’appétit. Perdre sa gaieté. Perdre courage. Perdre l’usage de ses sens.
Perdre la vie, Mourir.
Perdre la parole, l’usage de la parole, Ne plus pouvoir parler. Le malade a perdu la parole depuis vingt-quatre heures. Il signifie aussi Devenir muet de surprise, de crainte, etc.
Perdre haleine, l’haleine, perdre la respiration, En venir à respirer difficilement par suite d’un effort, d’une émotion, etc. Courir à perdre haleine.
Fig., Perdre la tête, Devenir fou. Il signifie aussi Ne savoir plus où l’on en est. J’ai tant d’embarras, tant de chagrins, que j’en perds la tête. On dit, dans un sens analogue : Ma tête se perd, je m’égare. Avoir la tête perdue.
Fig. et fam., Il en perd le boire et le manger se dit d’un Homme tellement appliqué à quelque travail qu’il semble négliger toute autre chose. On le dit en général d’une Personne fortement et uniquement occupée de quelque objet.
PERDRE signifie aussi Cesser d’avoir, n’avoir plus. Les arbres ont perdu leurs feuilles. Cette pierre a perdu de sa dureté. La cuisson fait perdre à ces fruits leur âpreté. Cette étoffe a perdu sa couleur, a perdu son lustre, a perdu de son lustre. Cette action perd son prix, perd beaucoup de son prix. Perdre l’aplomb, l’équilibre. J’ai perdu l’envie d’aller là. J’en ai perdu l’espérance. Perdre l’usage, l’habitude. Perdre le souvenir d’une chose. J’ai perdu la bonne opinion que j’avais de lui. Perdre l’estime, l’amitié qu’on avait pour quelqu’un. Il y a de quoi perdre contenance.
Il signifie encore Cesser de suivre ou d’occuper, laisser échapper ou laisser prendre. Perdre son chemin. Il s’arrêta pendant que le cortège marchait, et il perdit son rang. Perdre la file. Les chiens ont perdu la piste, la trace, la voie, les voies de la bête.
Perdre du terrain, Se laisser distancer. Il s’emploie aussi figurément et signifie Reculer dans une affaire, au lieu d’avancer.
Perdre un objet de vue, Cesser de le voir. Ne perdez pas cet enfant de vue. Le vaisseau s’éloigna et nous le perdîmes de vue.
Fig., Perdre de vue une affaire, Cesser de la suivre, de s’en occuper. Perdre quelqu’un de vue, être longtemps sans en entendre parler.
Perdre le fil d’un discours, Ne pouvoir plus suivre le discours qu’on avait commencé, ne pouvoir plus se ressouvenir de ce qu’on avait à dire. Je ne sais plus où j’en étais, vous m’avez fait perdre le fil de mon discours. On le dit aussi en parlant du Discours d’un autre. Cet orateur a un débit si précipité que l’on perd souvent le fil de son discours.
Perdre pied, Ne plus trouver le fond de l’eau avec les pieds. Il s’emploie aussi figurément et signifie Ne savoir plus où l’on en est, se décontenancer.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (51)
- perdrions — conditionnel présent 1ʳᵉ pers. pluriel — /pɛʁdʁijɔ̃/
- perdrais — conditionnel présent 1ʳᵉ pers. singulier — /pɛʁdʁɛ/
- perdriez — conditionnel présent 2ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdʁije/
- perdrais — conditionnel présent 2ᵉ pers. singulier — /pɛʁdʁɛ/
- perdraient — conditionnel présent 3ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdʁɛ/
- perdrait — conditionnel présent 3ᵉ pers. singulier — /pɛʁdʁɛ/
- perdons — impératif présent 1ʳᵉ pers. pluriel — /pɛʁdɔ̃/
- perdez — impératif présent 2ᵉ pers. pluriel — /pɛʁde/
- perds — impératif présent 2ᵉ pers. singulier — /pɛʁ/
- perdrons — indicatif futur 1ʳᵉ pers. pluriel — /pɛʁdʁɔ̃/
- perdrai — indicatif futur 1ʳᵉ pers. singulier — /pɛʁdʁe/
- perdrez — indicatif futur 2ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdʁe/
- perdras — indicatif futur 2ᵉ pers. singulier — /pɛʁdʁa/
- perdront — indicatif futur 3ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdʁɔ̃/
- perdra — indicatif futur 3ᵉ pers. singulier — /pɛʁdʁa/
- perdions — indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel — /pɛʁdjɔ̃/
- perdais — indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier — /pɛʁdɛ/
- perdiez — indicatif imparfait 2ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdje/
- perdais — indicatif imparfait 2ᵉ pers. singulier — /pɛʁdɛ/
- perdaient — indicatif imparfait 3ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdɛ/
- perdait — indicatif imparfait 3ᵉ pers. singulier — /pɛʁdɛ/
- perdîmes — indicatif passé 1ʳᵉ pers. pluriel — /pɛʁdimə/
- perdis — indicatif passé 1ʳᵉ pers. singulier — /pɛʁdi/
- perdîtes — indicatif passé 2ᵉ pers. pluriel — /pɛʁditə/
- perdis — indicatif passé 2ᵉ pers. singulier — /pɛʁdi/
- perdirent — indicatif passé 3ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdiʁə/
- perdit — indicatif passé 3ᵉ pers. singulier — /pɛʁdi/
- perdons — indicatif présent 1ʳᵉ pers. pluriel — /pɛʁdɔ̃/
- perds — indicatif présent 1ʳᵉ pers. singulier — /pɛʁ/
- perdez — indicatif présent 2ᵉ pers. pluriel — /pɛʁde/
- perds — indicatif présent 2ᵉ pers. singulier — /pɛʁ/
- perdent — indicatif présent 3ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdə/
- perd — indicatif présent 3ᵉ pers. singulier — /pɛʁ/
- perdre — infinitif — /pɛʁdʁə/
- perdues — participe passé pluriel féminin — /pɛʁdy/
- perdus — participe passé pluriel masculin — /pɛʁdy/
- perdue — participe passé singulier féminin — /pɛʁdy/
- perdu — participe passé singulier masculin — /pɛʁdy/
- perdant — participe présent — /pɛʁdɑ̃/
- perdissions — subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel — /pɛʁdisjɔ̃/
- perdisse — subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier — /pɛʁdisə/
- perdissiez — subjonctif imparfait 2ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdisje/
- perdisses — subjonctif imparfait 2ᵉ pers. singulier — /pɛʁdisə/
- perdissent — subjonctif imparfait 3ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdisə/
- perdît — subjonctif imparfait 3ᵉ pers. singulier — /pɛʁdi/
- perdions — subjonctif présent 1ʳᵉ pers. pluriel — /pɛʁdjɔ̃/
- perde — subjonctif présent 1ʳᵉ pers. singulier — /pɛʁdə/
- perdiez — subjonctif présent 2ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdje/
- perdes — subjonctif présent 2ᵉ pers. singulier — /pɛʁdə/
- perdent — subjonctif présent 3ᵉ pers. pluriel — /pɛʁdə/
- perde — subjonctif présent 3ᵉ pers. singulier — /pɛʁdə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée perdre#46453.