perché · perche

perché

adjectif, /pɛʁʃe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Posé sur une perche, sur une branche, en parlant d'oiseaux.

    Maître corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage — La Fontaine (1621-1695)

    Effrayer les oiseaux perchés dans mes allées — Boileau (1636-1711)

  2. Par extension, posé comme un oiseau l'est sur une branche. On est perché sur cette chaise, on y est mal assis. Terme de jeux d'enfants. Le volant, le ballon est perché, se dit quand le volant ou le ballon est allé se loger dans un arbre, sur une fenêtre, etc. Terme de géologie. Blocs perchés, pierres rangées circulairement autour de la cime d'un pic conique, qui y furent accumulées par un glacier alors que le pic faisait saillie à travers la glace, et qui y ont été laissées quand la fonte fit baisser le niveau du glacier. Fig. Être toujours perché sur sa grandeur, sur ses aïeux, en être entiché.

    Mme de Goulherre est ici errante dans tous les chemins, perchée sur tous les degrés, rampante au long de toutes les murailles — Mme de Maintenon (1635-1719)

    Il [Aristophane] introduisit le philosophe [Socrate] perché dans un panier et guindé au milieu des airs et des nuées — Rollin (1661-1741)

  3. Terme de blason. Se dit d'un oiseau qui est posé sur une branche d'un émail autre que celui dont il est peint lui-même.

  4. S. m. En termes de chasse, tirer les faisans au perché, les tirer quand ils sont perchés.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • perchées — pluriel féminin — /pɛʁʃe/
  • perchés — pluriel masculin — /pɛʁʃe/
  • perchée — singulier féminin — /pɛʁʃe/
  • perché — singulier masculin — /pɛʁʃe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée perché#46433.

perche

nom, féminin, /pɛʁʃə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (9 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Brin de bois de trois à quatre mètres de longueur, et de moyenne grosseur. Fig. et familièrement. C'est une grande perche, se dit d'une femme grande et d'une taille mal gracieuse. Terme de fauconnerie. Se battre à la perche, se dit de l'oiseau de proie qui, étant sur la perche, se débat continuellement. Fig.

    Et de dormir sur pied comme un coq sur la perche — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Cependant un faucon sur sa perche voyait Notre Manseau qui s'enfuyait — La Fontaine (1621-1695)

  2. Long bâton dont on se sert pour faire aller un bateau, en appuyant sur le fond de l'eau ou sur la rive. Conduire un bateau à la perche. Aller à la perche dans les petites rivières où l'on ne peut se servir de rames.

  3. Ancienne mesure agraire de dix-huit, vingt ou vingt-deux pieds, suivant les différents pays, cent perches faisant toujours un arpent. L'étendue d'une perche carrée. Vingt perches de vignes, de prés.

  4. Terme de pêche. Baguette de huit à dix pieds de longueur, dont on se sert pour pêcher, et à laquelle on attache une ligne.

  5. Baliveau ou longue branche mince et brute que l'on cloue ou qu'on lie sur des pieux pour faire des palis à jour.

  6. Terme de chasse. Perches ou pliants, branches qu'on élague et que l'on plie, dans les avenues des pipées, pour y tendre des gluaux.

  7. Terme de vénerie. Les deux grosses tiges du bois ou de la tête du cerf, du daim et du chevreuil, auxquelles les andouillers sont attachés.

  8. En architecture gothique, nom donné à certains piliers menus et hauts, joints ensemble au nombre de cinq ou six, et se courbant par le haut pour former les arcs et les nervures qui retiennent les pendentifs.

  9. Pièce du métier de haute lisse. Morceau de bois auquel on attache une étoffe pour en faire ressortir le poil. Tirer un drap à la perche, le lainer, en tirer le poil avec des chardons sur la perche.

Étymologie : Bourg. et Berry, parche ; wallon, pîss ; provenç. pergua, perga, perja ; catal. perca ; espagn. percha ; ital. pertica ; du lat. pertica.

Historique : XIIIe s. Qant fete fu [la fosse] à sa devise, Une perche a par desus mise, Sor la perche met une cloie Et jamès fons n'i fust trovés Par perche, ne par aviron [Il] Vit une bisse [couleuvre] od sun foün [petit] ; Tute esteit blaunce cele beste, Perches de cerf out sur la teste XVe s. Se desir estoit esprevier, Et volast en toute saison, En quele chambre en vo maison Li feriez-vous perche à perchier ? XVIe s. Ces communes n'estoient point armées de perches brulées comme au temps passé, mais estoient presque tous harquebusiers, mousquetaires et picquiers Voyant les principaux de ses serviteurs se…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Poisson d'eau douce à nageoires épineuses (perca fluviatilis, L). Perche goujonnière, ou perche gardonnée, ou gremille, nom d'une espèce de perche de rivière.

Étymologie : Picard, percot ; du lat. perca ; grec, πέρϰη, qui vient de περϰὸς, noirâtre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Poisson d’eau douce, à nageoires épineuses, dont la chair est blanche et ferme.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • perches — pluriel — /pɛʁʃə/
  • perche — singulier — /pɛʁʃə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée perche#46422.

perché

nom, masculin, /pɛʁʃe/

Grammaire et formes (2)
  • perchés — pluriel — /pɛʁʃe/
  • perché — singulier — /pɛʁʃe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée perché#46432.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.