pensif
adjectif, /pɑ̃sif/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui est fortement occupé d'une pensée. Il se dit aussi de l'air, de l'attitude, etc.
Puis tout triste et pensif il s'obstine au silence — Pierre Corneille (1606-1684)
Il suivait tout pensif le chemin de Mycènes — Jean Racine (1639-1699)
Étymologie : Penser ; Berry, pensi ; picard, pensiu ; prov. pensiu, pessiu ; ital. pensivo.
Historique : XIIe s. Mautalent [colère] ot li cuens [le comte], si fist semblant pensif XIIIe s. Pensis d'amour, dolens et couroucés, M'esteut [il me faut] chanter, que [car] ma dame m'en prie XIVe s. Religion et reverence des choses devines fist tout le pueple estonné et pensif XVe s. L'Amorath de ces nouvelles fut moult pensieuf, et appela son conseil pour savoir quelle chose estoit bonne à faire XVIe s. Fille oisive, à mal pensive
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est occupé d’une pensée qui l’attache fortement. Je vous trouve bien pensif. Ce discours l’a rendu pensif. Elle est inquiète et pensive. Il avait l’air tout pensif.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- pensives — pluriel féminin — /pɑ̃sivə/
- pensifs — pluriel masculin — /pɑ̃sif/
- pensive — singulier féminin — /pɑ̃sivə/
- pensif — singulier masculin — /pɑ̃sif/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pensif#46363.