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penser

Conjugaison : penser · Règles : Le 1er groupe : les verbes réguliers en -er · Le choix de l'auxiliaire : avoir ou être

penser

verbe · /pɑ̃se/

Usage : parmi les mots les plus fréquents du français (1178 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Former des idées dans son esprit ; réfléchir.

    « Sans penser, écrivant d'après d'autres qui pensent »André Chénier (1762-1794)

    « Ils croiraient s'abaisser dans leurs vers monstrueux, S'ils pensaient ce qu'un autre a pu penser comme eux »Boileau (1636-1711)

Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (51)
  • penserions : conditionnel présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /pɑ̃səʁjɔ̃/
  • penserais : conditionnel présent 1ʳᵉ pers. singulier · /pɑ̃səʁɛ/
  • penseriez : conditionnel présent 2ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃səʁje/
  • penserais : conditionnel présent 2ᵉ pers. singulier · /pɑ̃səʁɛ/
  • penseraient : conditionnel présent 3ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃səʁɛ/
  • penserait : conditionnel présent 3ᵉ pers. singulier · /pɑ̃səʁɛ/
  • pensons : impératif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sɔ̃/
  • pensez : impératif présent 2ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃se/
  • pense : impératif présent 2ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sə/
  • penserons : indicatif futur 1ʳᵉ pers. pluriel · /pɑ̃səʁɔ̃/
  • penserai : indicatif futur 1ʳᵉ pers. singulier · /pɑ̃səʁe/
  • penserez : indicatif futur 2ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃səʁe/
  • penseras : indicatif futur 2ᵉ pers. singulier · /pɑ̃səʁa/
  • penseront : indicatif futur 3ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃səʁɔ̃/
  • pensera : indicatif futur 3ᵉ pers. singulier · /pɑ̃səʁa/
  • pensions : indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sjɔ̃/
  • pensais : indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier · /pɑ̃sɛ/
  • pensiez : indicatif imparfait 2ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sje/
  • pensais : indicatif imparfait 2ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sɛ/
  • pensaient : indicatif imparfait 3ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sɛ/
  • pensait : indicatif imparfait 3ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sɛ/
  • pensâmes : indicatif passé 1ʳᵉ pers. pluriel · /pɑ̃samə/
  • pensai : indicatif passé 1ʳᵉ pers. singulier · /pɑ̃se/
  • pensâtes : indicatif passé 2ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃satə/
  • pensas : indicatif passé 2ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sa/
  • pensèrent : indicatif passé 3ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sɛʁə/
  • pensa : indicatif passé 3ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sa/
  • pensons : indicatif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sɔ̃/
  • pense : indicatif présent 1ʳᵉ pers. singulier · /pɑ̃sə/
  • pensez : indicatif présent 2ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃se/
  • penses : indicatif présent 2ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sə/
  • pensent : indicatif présent 3ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sə/
  • pense : indicatif présent 3ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sə/
  • penser : infinitif · /pɑ̃se/
  • pensées : participe passé pluriel féminin · /pɑ̃se/
  • pensés : participe passé pluriel masculin · /pɑ̃se/
  • pensée : participe passé singulier féminin · /pɑ̃se/
  • pensé : participe passé singulier masculin · /pɑ̃se/
  • pensant : participe présent · /pɑ̃sɑ̃/
  • pensassions : subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sasjɔ̃/
  • pensasse : subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier · /pɑ̃sasə/
  • pensassiez : subjonctif imparfait 2ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sasje/
  • pensasses : subjonctif imparfait 2ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sasə/
  • pensassent : subjonctif imparfait 3ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sasə/
  • pensât : subjonctif imparfait 3ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sa/
  • pensions : subjonctif présent 1ʳᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sjɔ̃/
  • pense : subjonctif présent 1ʳᵉ pers. singulier · /pɑ̃sə/
  • pensiez : subjonctif présent 2ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sje/
  • penses : subjonctif présent 2ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sə/
  • pensent : subjonctif présent 3ᵉ pers. pluriel · /pɑ̃sə/
  • pense : subjonctif présent 3ᵉ pers. singulier · /pɑ̃sə/

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 1 · 14 sens

v. a.

  1. Trouver en réfléchissant, imaginer, combiner (ce qui est le sens le plus voisin du latin pensare, peser, méditer). J'ai pensé une chose qui vous tirera d'affaire. S'imaginer.

    Entendre vos raisons, qui se rapportent fort à celles qu'on a déjà penséesMme de Sévigné (1626-1696)

    Ne puis-je pas penser après eux [Horace et Boileau] une chose vraie, et que d'autres encore penseront après moi ?La Bruyère (1645-1696)

  2. Avoir dans l'esprit.

    Enfin, que ne pense-t-on point quand on pense toujours, avec beaucoup de silence et de loisir ?Mme de Sévigné (1626-1696)

    La liberté qu'on se donne de penser tout ce qu'on veut [en fait de religion], fait qu'on croit respirer un air nouveauBossuet (1627-1704)

  3. Dans le style philosophique. Penser une chose, en faire une pensée, une idée. Dans un style élevé et hardi, penser des pensées, entretenir certaines pensées.

    Je pense les choses telles qu'elles sont, et elles se trouvent conformes à ma pensée, car elles sont comme je les penseBossuet (1627-1704)

    Les âmes des hommes que l'Eternel créa par sa seconde idée après avoir pensé les angesChateaubriand (1768-1848)

  4. Croire, juger. Je pense mes raisons meilleures que les vôtres. Je ne sais qu'en penser. Il est difficile d'en penser du bien. Je n'en pense ni bien ni mal. Ne pas savoir que penser d'une personne, d'une chose, ne pas pouvoir s'en former une opinion. À ce que je pense, suivant mon idée.

    Car, soit que je vous pense ingrate ou secourableMathurin Régnier (1573-1613)

    Nous apprendrons ce que nous devons penser de nos afflictionsMassillon (1663-1742)

  5. V. n. Exercer son esprit en combinant des idées.

    ....Les Anglais pensent profondément ; Leur esprit, en cela, suit leur tempérament ; Creusant dans les sujets et forts d'expériences, Ils étendent partout l'empire des sciencesLa Fontaine (1621-1695)

    Ils [les compilateurs] ne pensent point : ils disent ce que les auteurs ont penséLa Bruyère (1645-1696)

  6. Former en son esprit des pensées, des idées. Penser finement, noblement, avoir des pensées fines, nobles. Penser subtilement, avoir des pensées subtiles.

    Je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi qui le pensais fusse quelque chose ; et, remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis, était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir sans scrupule pour le premier principe de la philosophie que je cherchaisDescartes (1596-1650)

    Il disait que nous ne pouvions avoir d'idées que de ce qui avait passé par nos sens ; mon fils disait que nous pensions indépendamment de nos sens : par exemple, nous pensons que nous pensonsMme de Sévigné (1626-1696)

  7. Croire, juger. Vous n'en êtes pas où vous pensez, c'est-à-dire vous vous mécomptez grandement.

    Le plus âne des trois n'est pas celui qu'on penseLa Fontaine (1621-1695)

    Le péril est pressant plus que vous ne pensezJean Racine (1639-1699)

  8. Avoir telle ou telle opinion, manière de voir. Liberté de penser, la liberté de professer les opinions que l'on croit bonnes. Façon de penser, opinion, jugement. Familièrement. Dire à quelqu'un sa façon de penser, lui exprimer sans ménagement ce qu'on pense, lui faire des reproches, des remontrances. Penser tout haut, faire connaître sans réticence ce qu'on a dans l'esprit, ne pas se gêner pour exprimer son opinion. Penser bien, mal de, avoir bonne, mauvaise opinion de. Bien penser, mal penser, avoir en religion, en morale, en politique des sentiments conformes ou contraires aux véritables principes. Particulièrement. Penser bien, avoir des opinions réputées orthodoxes ou favorables à l'ordre établi ; penser mal, avoir des opinions contraires.

    Nos caractères se ressemblent, il pense comme moiMarivaux (1688-1763)

    Si César et Pompée avaient pensé comme Caton, d'autres auraient pensé comme firent César et PompéeMontesquieu (1689-1755)

  9. Réfléchir. Il y a beaucoup à penser, c'est une affaire qui exige attention, précaution. Donner à penser, faire réfléchir, faire rentrer en soi-même.

    Franchement, des plaisirs, des biens de cette sorte Ne sont pas, quand on pense, une chaîne bien forteGresset (1709-1777)

    Comme il y a beaucoup à penser, je pense beaucoup aussi, et par malheur bien inutilementMme de Sévigné (1626-1696)

  10. Raisonner.

    Il faut chercher seulement à penser et à parler justeLa Bruyère (1645-1696)

    Dans la première partie de cet ouvrage, nous avons expliqué la génération des idées ; dans la seconde, nous avons fait voir comment on doit conduire son esprit : c'est tout ce que renferme l'art de penserCONDIL.

  11. Penser suivi, sans préposition, d'un verbe à l'infinitif, avoir une idée, une opinion dans l'esprit. S'imaginer. Espérer, se flatter. En ce sens il se construit aussi avec que.

    Pardonnez-moi, grands dieux, si je me suis trompée, Quand j'ai pensé chérir un neveu de PompéePierre Corneille (1606-1684)

    Nous pensions partir aujourd'hui, ma chère fille, mais ce ne sera que demainMme de Sévigné (1626-1696)

  12. Penser suivi de à, avec un substantif ou un verbe, réfléchir à, songer à, se souvenir de. Sans y penser, naturellement, sans effort. Pensez à moi, voy. MYOSOTIS. On a dit penser de. Voiture a dit penser en. Avoir en vue, avoir dessein. Penser à mal, avoir quelque mauvaise intention. Faire ou dire une chose sans penser à mal, la faire, la dire sans mauvaise intention. Ne pas se risquer à. Prendre garde. Vous avez des ennemis, pensez à vous. Aspirer. Penser à une personne, s'en occuper en idée d'amour, de mariage.

    Et sans penser aux biens où le vulgaire penseMathurin Régnier (1573-1613)

    Par un prompt sacrifice expiez tous vos crimes ; Et surtout pensez bien au choix de vos victimesPierre Corneille (1606-1684)

  13. Être sur le point de, en parlant des personnes et des choses. Impersonnellement. Au sens d'être sur le point, penser se construit sans préposition, avec le verbe à l'infinitif ; Mme de Sévigné a péché contre cet usage :

    Ce chien, voyant sa proie en l'eau représentée, La quitta pour l'image, et pensa se noyerLa Fontaine (1621-1695)

    Mon tailleur m'a envoyé des bas de soie que j'ai pensé ne mettre jamaisMolière (1622-1673)

  14. Se penser, v. réfl. Croire de soi, sur son compte. Être pensé. Cela se pensait en secret.

    Qu'ils sachent que toutes les autres choses dont ils se pensent peut-être plus assurés, comme d'avoir un corps, sont moins certaines [que la notion de Dieu]Descartes (1596-1650)

    Je ne me pensais pas si fort dans sa mémoirePierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Génev. penses-tu de sortir dimanche ? se penser, croire, imaginer : je m'étais bien pensé qu'il pleuvrait ; provenç. pensar, pessar ; espagn. et portug. pensar, pesar ; ital. pensare, pesare ; du lat. pensare, proprement peser, puis examiner, apprécier, fréquentatif de penderĕ, suspendre au bout de son bras, soupeser, peser.

Historique : XIe s. [Il] Baisse son chef, si comence à penser Li quens Rolans nel se deüst penser [n'aurait pas dû avoir cette pensée] XIIe s. Mais à dame de valor Doit on penser nuit et jor Mais fol desir fait souvent cuer penser En si haut lieu, qu'il n'i peut avenir ....Je vous pri et demand Que vous pensez [pensiez] de moi guerredonner ; Je penserai de bien servir avant Que plus [je] ne doi à fin d'amours penser Entour lui [il] voit ses homes panser et embroncher Par Deu ! seignor, fait-il, moult pensa grant folage, Qui à Charle loa tel conseil et tel rage XIIIe s. Car j'ai assez autre chose à penser M…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 22 sens

v. intr.

  1. Exercer l’activité de l’esprit, accomplir quelque opération de l’intelligence, concevoir, imaginer, réfléchir. " Je pense, donc je suis ", a dit Descartes.

  2. Absolument, Penser est le privilège de la nature humaine. C’est un homme qui pense beaucoup. Il ne dit rien sans y avoir pensé. Pensez-y mûrement. Il a fait cela sans y penser. Laissez-moi le temps, j’y penserai.

  3. PENSER signifie, transitivement, Croire. Il ne dit rien qu’il ne pense. Dites librement ce que vous pensez. J’espère qu’il ne pense pas ce qu’il dit. Que pensez-vous de cet homme? C’est un homme qui pense toujours mal des autres. On pense sur lui bien des choses fâcheuses. Je dis les choses comme je les pense. Je pense cela comme vous. Je sais ce que je dois en penser; je sais ou je ne sais pas qu’en penser. Je ne pense de lui que du bien. Je ne pense de cette affaire ni bien ni mal. La chose n’est pas si facile qu’on le pense. Il pense être plus habile que les autres. Il ne pensait pas être observé. Vous n’en êtes pas où vous pensez. Je pensais qu’il était de vos amis. Je ne pensais pas que vous vous méprendriez sur le sens de mes paroles.

  4. Absolument, Je pense comme vous. Il y a, je pense, dix kilomètres de chez vous chez moi. J’irai vous voir demain, je pense.

  5. Ironiquement et familièrement, Pensez- vous? c’est-à-dire Vous ne dites pas sérieusement ce que vous dites, vous ne le croyez pas véritablement.

  6. à ce que je pense, Voilà ma façon de penser, voilà mon opinion.

  7. Prov., Honni soit qui mal y pense, Il ne faut pas interpréter en mal ce qui peut être innocent.

  8. PENSER, dans le sens d’Avoir une opinion, s’emploie couramment avec un adverbe qualificatif. Bien penser, mal penser, Avoir en morale, en religion, en politique, des opinions conformes à la vérité ou à ce qu’on croit la vérité.

  9. Façon de penser, Opinion, jugement sur quelque chose. Voilà ma façon de penser. Faites- moi connaître votre façon de penser. Il a sur tout cela une façon de penser singulière.

  10. PENSER signifie aussi Avoir des tendances intellectuelles, des préférences d’esprit et de goût. Penser finement, noblement, singulièrement, hardiment. Penser avec justesse. Penser juste.

  11. Il se dit encore transitivement pour Avoir dans l’esprit. C’est un homme qui ne dit jamais ce qu’il pense. Il pense beaucoup de choses qu’il ne dit pas.

  12. Penser tout haut, Faire connaître avec franchise, sans détour, sans réserve, ce qu’on a dans l’esprit.

  13. PENSER

  14. intransitif

  15. , signifie Avoir présent à l’esprit, avoir le coeur occupé de. à quoi pensez-vous? Pensez à moi. Il ne pense qu’à celle qu’il aime.

  16. Il signifie également Se souvenir. Je voulais vous apporter ce livre, je n’y ai plus pensé. Soyez sûr que je penserai à vous.

  17. Il signifie encore Prévoir et pourvoir. Le mal vient sans qu’on y pense. Il nous a reçus admirablement, il a pensé à tout.

  18. PENSER a aussi le sens de Vouloir, de former un dessein, d’avoir une intention. à quoi pensez-vous de vous conduire ainsi? Je suis trop de vos amis pour avoir pensé à vous nuire. Je pensais à aller vous voir hier ou Je pensais aller vous voir. Que pensez-vous faire?

  19. Penser à mal, Avoir quelque mauvaise intention. Faire ou dire une chose sans penser à mal.

  20. PENSER signifie encore être sur le point de, faillir. J’ai pensé mourir.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée penser#46360.

penser

nom, masculin · /pɑ̃se/

Grammaire et formes (2)
  • pensers : pluriel · /pɑ̃se/
  • penser : singulier · /pɑ̃se/

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 2 · 3 sens

s. m.

  1. Manière de penser.

    Ce penser mâle des âmes fortes, qui leur donne un idiome si particulier, est une langue dont il n'a pas la grammaireJean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  2. Faculté de penser.

    Quel est l'homme sur la terre qui peut assurer sans une impiété absurde, qu'il est impossible à Dieu de donner à la matière le sentiment et le penser ?Voltaire (1694-1778)

  3. Dans le langage élevé et poétique, pensée.

    N'écoutons plus ce penser suborneur Qui ne sert qu'à ma peinePierre Corneille (1606-1684)

    Que de pensers divers ! que de soucis flottants !Pierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : C'est l'infinitif du verbe penser, pris substantivement ; ital. pensiere, qui n'est pas un infinitif. Pensé, dans l'ancienne langue, est le participe passé pris substantivement.

Historique : XIIe s. Baron, dit il, or oiés mon pensé ; Chascuns aport son bon branc aceré Nouvele amor où j'ai mis mon penser Tuit mi penser sont à ma douce amie XIIIe s. Certes nenil, ne me vint en penser Qu'onques nul jour je vous daignasse aimer De mon penser aim miex [j'aime mieux] la compagnie Qu'onques Tristans ne fist Yseult s'amie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée penser#46359.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.