pensant
adjectif, /pɑ̃sɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui pense, qui est capable de penser. Les francs-pensants, nom forgé par Voltaire pour désigner les libres penseurs (Philos. Déf. mil. Boling. ch. 27).
L'homme n'est qu un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant — Pascal (1623-1662)
La géométrie le conduisit aux ouvrages de Descartes, et il y fut frappé de cette nouvelle lumière, qui de là s'est répandue dans tout le monde pensant — Fontenelle (1657-1757)
Un homme bien pensant, homme qui a de bons sentiments. Un homme mal pensant, homme qui a de mauvais sentiments. Un homme mal pensant se dit aussi de celui qui est disposé à juger défavorablement des autres. Bien pensant, mal pensant, s'est dit, sous la Restauration, de ceux qui étaient partisans du gouvernement et de ceux qui en étaient adversaires. Bien pensant, mal pensant, se dit encore de ceux qui ont les croyances religieuses et de ceux qui ne les ont pas.
Historique : XIIe s. Par maintes fois m'esmaie Amours et fait pensant [pensif]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui pense, qui est capable de penser. Un être pensant. La faculté pensante.
Bien pensant, mal pensant, se dit de Celui qui a de bonnes ou de mauvaises opinions. C’est un homme bien pensant. Tous les hommes instruits et bien pensants sont de cet avis. Il n’y a que les gens mal pensants qui puissent approuver cela.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- pensantes — pluriel féminin — /pɑ̃sɑ̃tə/
- pensants — pluriel masculin — /pɑ̃sɑ̃/
- pensante — singulier féminin — /pɑ̃sɑ̃tə/
- pensant — singulier masculin — /pɑ̃sɑ̃/
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