pendule

pendule

nom, /pɑ̃dylə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Corps pesant suspendu à l'extrémité inférieure d'un fil ou d'une verge métallique, dont l'autre bout est attaché à un point fixe autour duquel le système peut osciller. Pendule simple, pendule mathématique, consistant en un simple point matériel suspendu à un fil sans pesanteur. Pendule composé, le pendule ordinaire. Pendule à pirouette, celui qui décrit un cône.

    Par de là le cercle polaire il faut allonger le pendule pour avoir les mêmes oscillations qu'à Paris — Voltaire (1694-1778)

    On doit à Huyghens sinon la première invention des horloges à pendules, du moins les vrais principes, qu'il déduisit d'une géométrie sublime — Voltaire (1694-1778)

  2. Terme d'artillerie. Instrument employé pour mesurer la vitesse des projectiles. Il y en a deux espèces : le pendule à fusil, qui sert à déterminer la vitesse des balles, comprend : le fusil pendule qui porte l'arme, et le pendule balistique qui porte le récepteur dans lequel se loge la balle ; le pendule à canon, qui sert à déterminer la vitesse des boulets, comprend : le canon pendule qui porte le canon, et le pendule balistique qui porte le recepteur dans lequel se loge le boulet.

Étymologie : Lat. pendulus, qui pend, de pendere pendre (voy. PENDRE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Horloge portative qu'on place sur une cheminée, sur un meuble, ou qu'on attache à la muraille ; elle est à poids ou à ressort, on y joint un pendule dont les oscillations servent à en régler le mouvement.

    M. Boucherat me contait l'autre jour qu'un curé avait reçu devant ses paroissiens [Bretons] une pendule qu'on lui envoyait de France (car c'est ainsi qu'ils disent) ; ils se mirent tous à crier en leur langage que c'était la gabelle — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Je regardais ma pendule, et prenais plaisir à penser : voilà comme on est quand on souhaite que cette aiguille marche ; et cependant elle tourne sans qu'on la voie, et tout arrive à la fin — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. La boîte dans laquelle sont placés le mouvement et le cadran. Une pendule de Boule. Pendule de bronze doré, de marbre, etc. pendule dont la boîte est de bronze doré, de marbre, etc.

    Vous avez de belles pendules ; c'est encore une invention du Hollandais Huyghens — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Pendule 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Corps pesant, mobile autour d’un axe horizontal. L’oscillation du pendule. L’isochronisme du pendule. Le pendule sert à régler le mouvement d’une horloge. Pendule battant la seconde. Le pendule simple est formé d’un corps pesant suspendu à l’extrémité d’un fil sans masse.

  2. Pendule compensateur, Pendule composé de plusieurs tiges métalliques, disposées de telle façon qu’elles compensent, pour la régularité du mouvement, les variations thermométriques.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • pendules — pluriel — /pɑ̃dylə/
  • pendule — singulier — /pɑ̃dylə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pendule#46346.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.