pendu
adjectif, /pɑ̃dy/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
part. passé
Attaché à quelque chose d'élevé. Familièrement. Avoir la langue bien pendue, voy. LANGUE, n° 4.
Il [Sénèque] s'adresse à ses hommes qui feraient peut-être assez peu de cas de la vertu s'il ne leur était permis d'en afficher le faste ; qui en ont toujours, et d'aussi mauvaise grâce, le mot à la bouche que les femmes sauvages leur perle pendue à la lèvre — Diderot (1713-1784)
Suspendu. Fig.
Et les glaives qu'il tient pendus Sur les plus fortunés coupables Sont d'autant plus inévitables Que leurs coups sont moins attendus — Pierre Corneille (1606-1684)
Il [Bourdaloue] nous peignit sa mort [de Condé] avec des couleurs ineffaçables dans mon esprit et dans celui de tout l'auditoire, qui paraissait pendu et suspendu à tout ce qu'il disait — Mme de Sévigné (1626-1696)
Qui se tient obstinément près de.
Passer toutes les nuits pendu à une lunette pour découvrir dans les cieux quelque nouvelle planète — Malebranche (1638-1715)
Attaché au gibet. Substantivement. Sec comme un pendu d'été, ou, simplement, comme un pendu, se dit de quelqu'un extrêmement sec et maigre. Graisse de pendu, voy. GRAISSE.
Il [Aman] fut pendu à la potence qu'il avait préparée à Mardochée — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Je veux demeurer pour t'encourager à la mort, et je ne te quitterai point que je ne t'aie vu pendu — Molière (1622-1673)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- pendues — pluriel féminin — /pɑ̃dy/
- pendus — pluriel masculin — /pɑ̃dy/
- pendue — singulier féminin — /pɑ̃dy/
- pendu — singulier masculin — /pɑ̃dy/
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