peintre
nom, féminin, /pɛ̃tʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Celui qui exerce l'art de la peinture. Peintre d'histoire. Peintre de genre. Désespoir des peintres, nom d'une plante, saxifraga umbrosa, L.
Sa Majesté l'a choisi [Poussin] et retenu pour son premier peintre ordinaire, et, en cette qualité, lui a donné la direction générale de tous les ouvrages de peinture et d'ornement qu'elle fera ci-après pour l'embellissement de ses maisons royales — Nicolas Poussin (1594-1665)
Considérez bien, monsieur, que ce ne sont pas des choses que l'on peut faire en sifflant, comme vos peintres de Paris, qui, en se jouant, font des tableaux en vingt-quatre heures — Nicolas Poussin (1594-1665)
Celui dont le métier est de peindre les murs, les lambris. Peintre en bâtiments. Peintre de décor, ouvrier qui imite par la peinture les marbres, les bois. Familièrement. Être gueux comme un peintre, être fort mal dans ses affaires (à cause que les peintres passent pour se déranger souvent et manger ce qu'ils gagnent).
Il faut avoir trente ans pour songer à sa fortune ; elle n'est pas faite à cinquante ans : l'on bâtit dans sa vieillesse, et l'on meurt quand on en est aux peintres et aux vitriers — La Bruyère (1645-1696)
Fig. Celui qui représente vivement en parlant, en écrivant.
Mais quand jouera-t-on le Portrait du peintre ? — Molière (1622-1673)
J'avais copié mes personnages d'après le plus grand peintre de l'antiquité, je veux dire d'après Tacite — Jean Racine (1639-1699)
Adjectivement. Une femme peintre.
Étymologie : Wallon, pôdeu ; provenç. pintor, pictor ; espagn. pintor ; ital. pintore, pittore ; du lat. pictorem, de pingere, peindre. Peintre vient de pictor, ou plutôt de pinctor avec l'accent sur pinc, comme pastre de pastor ; mais l'ancien français pigniere, au nominatif, suppose une forme pingītor.
Historique : XIIIe s. Mieux [elle] ressemble [à] Bertain que ne peindroit peigniere Il puet estre paintres et tailliers imagiers à Paris qui veut XVe s. Et vous dis que peintres y eurent trop bien leur temps ; ils gagnerent ce que demander vouloient, encore n'en pouvoit on recouvrer XVIe s. Il prendra vos filles pour les faire peintresses, cuisinieres et boulangeres [Les poëtes] vrais peintres de la nature
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui exerce l’art de peindre. Les peintres anciens. Les peintres modernes. Les peintres de l’école vénitienne, flamande, française, anglaise. Peintre d’histoire. Peintre de genre. Peintre de portrait, de paysage. Une femme peintre.
Il se dit aussi de Celui dont le métier est de couvrir de couleur des murailles, des lambris, des plafonds, etc. Un peintre en bâtiments. On a mis les peintres depuis hier dans cet appartement.
PEINTRE se dit figurément de Ceux qui représentent vivement les choses dont ils parlent, dont ils traitent, soit en prose, soit en vers. Cet écrivain est un excellent peintre. Molière est un grand peintre des vices et des travers de l’humanité. Les peintres du coeur humain.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- peintres — pluriel — /pɛ̃tʁə/
- peintre — singulier — /pɛ̃tʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée peintre#46236.