pédant
adjectif, /pedɑ̃/ ou /pɛdɑ̃/
Grammaire et formes (4)
- pédantes — pluriel féminin — /pedɑ̃tə/ ou /pɛdɑ̃tə/
- pédants — pluriel masculin — /pedɑ̃/ ou /pɛdɑ̃/
- pédante — singulier féminin — /pedɑ̃tə/ ou /pɛdɑ̃tə/
- pédant — singulier masculin — /pedɑ̃/ ou /pɛdɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pédant#50762.
pédant
nom, masculin, /pedɑ̃/ ou /pɛdɑ̃/
Voir aussi : forme féminine pédante
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de mépris. Celui qui enseigne les enfants.
Et ne sais bête au monde pire Que l'écolier, si ce n'est le pédant — La Fontaine (1621-1695)
Tout ce que je fais a l'air cavalier ; cela ne sent point le pédant — Molière (1622-1673)
Pédant, pédante, celui, celle qui, avec de médiocres lumières et peu de savoir-vivre, prend un air de suffisance, et fait un usage mal entendu de sa doctrine.
On peut aisément remarquer en ceux qu'on appelle pédants, qu'elle [la philosophie commune] les rend moins capables de raison qu'ils ne seraient s'ils ne l'avaient jamais apprise — Descartes (1596-1650)
Si vous le voulez prendre aux usages du mot, L'alliance est plus forte entre pédant et sot — Molière (1622-1673)
Pédant, pédante, celui, celle qui est compassée, réservée, minutieuse dans des bagatelles. Faire le pédant.
Quelle pédante insupportable ! Charles Ier, moins pédant, mais aussi avide d'autorité que son père — Raynal (1713-1796)
Adj. Pédant, pédante. Ton pédant. Manières pédantes.
Je vis dans le fatras des écrits qu'il nous donne Ce qu'étale en tous lieux sa pédante personne — Molière (1622-1673)
Un jeune homme pédant est, à mes yeux, l'objet le plus complétement ridicule qu'on puisse rencontrer — Mme de Genlis (1746-1830)
Étymologie : Ce mot, qui ne se trouve pas avant le XVIe siècle, vient de l'italien pedante, que Diez tire du grec παδεύειν, instruire, italianisé sous la forme pedare, d'où pedante.
Historique : XVIe s. ....Ceux qui ont Leur sçavoir renfermé dans leur pedante estude Tantost des tyrans de Sicile il s'en faict des pedantes à Corinthe Quand on dit c'est un Johannes, cela vaut autant que ce que maintenant on appelle un pedant
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Terme dont on se servait pour désigner Ceux qui enseignent les enfants. Un pédant de collège. Les pédants ont gâté cet enfant.
Il se dit aujourd’hui de Celui qui fait étalage de son savoir et qui parle doctoralement. La morgue d’un pédant. Un pédant qui cite à tout propos ses auteurs.
Il se dit encore de Celui qui affecte de faire la leçon à tout le monde.
Dans les deux sens qui précèdent, il a un féminin : Pédante. Elle fait la pédante.
Il est aussi adjectif. Cet homme est bien pédant. Elle est très pédante.
Il se dit aussi de l’Air, du ton, des manières. Manières pédantes. Un air, un ton pédant.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- pédants — pluriel — /pedɑ̃/ ou /pɛdɑ̃/
- pédant — singulier — /pedɑ̃/ ou /pɛdɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pédant#50761.