patronage

patronage

nom, masculin, /patʁɔnaʒə/ ou /patʁonaʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (5 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Sorte de peinture faite avec des patrons découpés.

Étymologie : Patron 2.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Terme d'histoire romaine. Se dit des relations établies à Rome entre les patrons et leurs clients.

    Ce qui contribua le plus à mettre une parfaite concorde dans ce peuple naissant, fut le droit de patronage établi par Romulus — Rollin (1661-1741)

  2. Protection accordée par un homme puissant à un homme d'un état inférieur, et même à des cités, à des cantons, etc. Influence.

    Je regarde Rome, depuis le temps de l'empereur Léon l'Isaurien, comme une ville libre protégée par les Francs, ensuite par les Germains, qui se gouverna tant qu'elle put en république, plutôt sous le patronage que sous la puissance des empereurs — Voltaire (1694-1778)

    Les cantons d'Uri, de Schwitz et d'Underwald étaient sous le patronage de la maison d'Autriche, mais non sous sa domination — Voltaire (1694-1778)

  3. Terme de droit canon. Droit de présenter un ecclésiastique au bénéfice vacant. On acquiert le droit de patronage sur un bénéfice, lorsqu'on a employé son bien à bâtir une église ou lorsqu'on l'a fondée ; ce droit se transmettait aux descendants.

  4. Se dit de diverses institutions ou sociétés de bienfaisance. Œuvre du patronage des enfants de Saint-Vincent de Paul.

  5. Terme de blason. Armoiries de patronage, celles qui contiennent, dans le haut de l'écu, quelque marque de dépendance.

Étymologie : Patron 1.

Historique : XIVe s. Rendre defense et patronage à la loi trebonienne XVe s. Vous qui tenez cinq prouvendes ou six, Tant cathedraux comme coilegiaux, Patronaiges, chapelles neuf ou dix.... XVIe s. Les jeux, danses.... des quelles l'antiquité a donné le patronage et la conduicte aux dieux mesmes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Protection d’un saint, d’une sainte. Une chapelle sous le patronage de Saint-Pierre.

  2. Il se dit aussi des Rapports qui existaient à Rome entre les patrons et leurs clients.

  3. Il se dit encore de la Protection qu’un homme puissant accorde à un homme d’une condition inférieure. Le patronage de ce ministre lui a été fort utile.

  4. Il se dit en outre de la Protection, des secours que certaines associations donnent aux pauvres. OEuvre de patronage des enfants orphelins.

  5. Il désigne aussi une OEuvre de protection et d’éducation; et, par extension, le Local où se réunissent les enfants ou adolescents qui en reçoivent le bénéfice. Colonie de vacances d’un patronage. Il a passé sa journée au patronage.

  6. Il désigne également le Droit qu’un prélat ou un seigneur laïque avait de nommer à un bénéfice ecclésiastique. Sa terre lui donnait droit de patronage sur cette chapelle.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • patronages — pluriel — /patʁɔnaʒə/ ou /patʁonaʒə/
  • patronage — singulier — /patʁɔnaʒə/ ou /patʁonaʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée patronage#46079.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.