pâtre

pâtre

nom, masculin, /patʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Celui qui garde, qui fait paître les troupeaux de bœufs, de vaches, de chèvres, etc. Fig.

    Et si, sur un édit des pâtres de Nubie, Les lions de Barca videraient la Libye — Boileau (1636-1711)

    Après que vous y aurez mis [à un palais], Zénobie, la dernière main, quelqu'un de ces pâtres qui habitent les sables voisins de Palmyre, devenu riche par les péages de vos rivières, achètera un jour à deniers comptants cette royale maison, pour l'embellir et la rendre plus digne de lui et de sa fortune — La Bruyère (1645-1696)

  2. Sorte d'oiseau, voy. SAXICOLE.

Étymologie : Lat. pastor (voy. PASTEUR). Dans l'ancienne langue, pastre est le nominatif, de pastor, avec l'accent sur pás ; pasteur est le régime, de pastorem, avec l'accent sur tó.

Historique : XIIIe s. L'on ne doit aorer fors Dieu seulement, qui est nostres pastres Uns paistres ot en un desert Cent brebis mises en pasture Oublié m'ont prelat et pastre ; Chascuns m'esloingne, à poi lor est de ma besoingne XIVe s. Tes gens dois à droit gouvrener ; Tu ies leur sires et leur mestres, Leur gouvreneres et leur paistres

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Celui qui garde, qui fait paître des troupeaux de boeufs, de vaches, de chèvres, etc. Il y a beaucoup de pâtres dans ce pays.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • pâtres — pluriel — /patʁə/
  • pâtre — singulier — /patʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pâtre#50711.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.