patois
adjectif, /patwa/
Grammaire et formes (3)
- patois — masculin — /patwa/
- patoises — pluriel féminin — /patwazə/
- patoise — singulier féminin — /patwazə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée patois#46034.
adjectif, /patwa/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée patois#46034.
nom, masculin, /patwa/
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
s. m.
Parler provincial qui, étant jadis un dialecte, a cessé d'être littérairement cultivé et qui n'est plus en usage que pour la conversation parmi les gens de la province, et particulièrement parmi les paysans et les ouvriers. Le patois normand, gascon. Par analogie et plaisanterie.
Peut-être l'introduction du patois sur la scène française n'est-elle qu'un reste de ce misérable goût que nos pères ont eu pendant un temps pour le burlesque — Abbé d'Olivet (1682-1768)
Ah ! c'est donc ça qu'elle parle un peu patois — Mme de Genlis (1746-1830)
Il se dit quelquefois de certaines façons de parler qui échappent aux gens de province. Cela est du patois.
Par dénigrement, langue pauvre et grossière. Patois se dit aussi pour mauvais style. Quel patois !
Un reste de l'ancien patois [la langue gauloise] s'est encore conservé chez quelques rustres dans cette province de Galles, dans la Basse-Bretagne, dans quelques villages de France — Voltaire (1694-1778)
Ce texte [un texte grec] a des délicatesses bien difficiles à rendre, et notre maudit patois [le français] me fait donner au diable — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Adj. Patois, patoise, qui a le caractère du patois.
Transposition de mots ridicule et patoise — GARASSE
Étymologie : Ménage, Lamonnoye, regardent patois comme dit pour patrois ; patrois représente le bas-latin patriensis, qui s'est dit pour homme du pays, indigène. La difficulté est dans l'absence de l'r. Diez dit que, dans Brunetto Latini, Trésor, p. 3, au lieu de, selon le langage des François, les variantes portent selon le patrois ou pratrois ; mais la nouvelle édition ne donne que patois. On remarquera, dans la Chronique scandaleuse, patois avec le sens de localité, pays ; ce qui concorde avec l'explication de patois par patrois. Le provençal a pati, pays. Dans le Midi on dit un patois, une patoise, pou
Historique : XIIIe s. Lais d'amors et sonnés corrois Chantoit chascun en son patois, Li uns en haut, li autre en bas XVe s. Plusieurs femmes y alloient [écouter un prédicateur] curieusement de nuict et de jour, qui se garnissoient en leurs patois [en leurs localités] de pierres, cendres, cousteaulx et autres ferremens et bastons, pour frapper ceux qui lui voudroient nuire ou empescher sa dicte predication Si apperceus venir de la forest une merveilleuse cyngesse grande et layde sans comparaison, et la suyvoient tant de cinges que sans nombre ; et pour ce à celle fois, si je fuz esbahy, ce n'est pas merveil…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. m.
Variété d’un dialecte, idiome propre à une localité rurale ou à un groupe de localités rurales. Le patois des environs d’Arras. Les patois picards. Parler patois. Je n’entends pas son patois.
Par analogie, il désigne, dans un sens péjoratif, une Langue pauvre et grossière, empreinte de rusticité ou de vulgarité. Ce maudit patois ne saurait rendre de semblables délicatesses de pensée.
Il désigne aussi un Mauvais style. Cela est mal dit, mal écrit : quel patois!
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée patois#46033.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.