patère
nom, féminin, /patɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme d'antiquité. Espèce de soucoupe en usage dans les anciens sacrifices.
Ornement de cuivre doré dont on se sert pour soutenir les draperies ou suspendre divers objets, et qui est en forme de patère antique.
M. Gastoul décroche son chapeau de la patère où il l'avait suspendu — Charles de Bernard (1804-1850)
Terme d'architecture. Ornement de forme circulaire, imitant une patère antique.
Terme de serrurerie. Espèce de rosette pleine faite en cuivre, tournée au tour et portant divers profils, que l'on rapporte sur des croisillons dans une rampe, dans un balcon, etc.
Terme de botanique. Se dit d'un organe creux dont l'orifice est évasé en forme de soucoupe.
Étymologie : Lat. patera, coupe, plat, forme analogue à patina, de patere (voy. PATENT).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. d’Antiquité — Sorte de coupe de bronze ou d’argile, munie quelquefois d’un manche, dont les anciens faisaient usage dans les sacrifices. Il remplit de vin une patère.
Il se dit aussi d’une Sorte d’ornement de cuivre doré, à peu près de la forme d’une patère antique, qui sert à tenir écartés et drapés les rideaux d’une fenêtre.
Il se dit encore d’une Sorte d’ornement de bois, de cuivre doré ou bronzé ou d’autre matière, dont on se sert pour suspendre divers objets. Il accrocha son chapeau à une patère.
Il se dit également, en Architecture, d’un Ornement de forme circulaire imitant une patère antique. La patère se place dans les métopes de la frise dorique.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- patères — pluriel — /patɛʁə/
- patère — singulier — /patɛʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée patère#46101.