patène

patène

nom, féminin, /patɛnə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Chez les catholiques, vase sacré en forme de petite assiette qui sert à couvrir le calice et à recevoir l'hostie. La patène donnée, comme la paix (voy. ce mot), à baiser pendant l'offertoire ne peut être touchée que par un prêtre, un diacre ou un sous-diacre, à cause de la consécration qu'elle a reçue.

    Le comte de Luna, ambassadeur de Philippe II, roi d'Espagne, veut être encensé à la messe et baiser la patène avant Ferrier, ambassadeur de France ; ne pouvant obtenir cette distinction, il se réduit à souffrir qu'on emploie en même temps deux patènes et deux encensoirs ; Ferrier fut inflexible — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Béarn, padena (Fors et cout. de Béarn, Pau, 1715) ; du lat. patena ou patina, plat, de patere, être ouvert (voy. PATENT).

Historique : XIVe s. Un calice d'argent doré, tout plain, où il a en la patene un Dieu qui monstre ses playes, esmaillié XVIe s. En leur promotion ils prennent un calice avec la patine et l'hostie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. de Liturgie catholique — Vase sacré, de forme plate, qui couvre le calice et reçoit l’hostie. Patène d’or, d’argent.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • patènes — pluriel — /patɛnə/
  • patène — singulier — /patɛnə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée patène#46100.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.