patarins
nom, masculin
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
s. m. pl.
Sobriquet donné par mépris à une société formée dans le sein du peuple, en Italie, au XIe siècle, pour détruire le concubinage des prêtres et la simonie.
Membre d'une secte vaudoise, du XIIe siècle qui ne récitait d'autres prières que l'oraison dominicale, et croyait que l'homme et le monde visible avaient été créés par le démon.
Nom donné en général à tous les albigeois. On disait aussi paterins.
Étymologie : Origine incertaine. Quelques-uns disent que le mot vient de Pattaria, nom d'un quartier de Milan ; d'autres y voient un mot signifiant en italien ramassis populaire.
Historique : XIIIe s. Et entendent que paterins vaut autant come chose abandonnée à souffrir passion en l'exemple des martyrs E pour che sunt il dit paterins, et est autant à dire comme deviserres XVe s. Prince, depuis qu'Adam fut nez, Ne fut gens plus desordonnez, Ne plus desloyaux patarins.... Que sont partout les maronniers [les mariniers]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée PATARINS.