Aller au contenu

pasteur

pasteur

nom, féminin · /pastœʁ/

Usage : fréquent (15 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Religion. Ministre du culte dans les Églises protestantes.

    Le pasteur a béni le couple au temple.

    « Ne pensons pas qu'il n'y ait que les évêques et les supérieurs ecclésiastiques qui entrent avec Jésus-Christ en communication de cette qualité de pasteurs des âmes »Bourdaloue (1632-1704)

    « La régularité de Mme la Dauphine dans les observances de l'Église, dont elle ne se dispensa jamais qu'après avoir examiné ses besoins et rendu à ses pasteurs les déférences nécessaires »Fléchier (1632-1710)

  2. Littéraire. Littéraire, personne qui garde un troupeau.

    Les pasteurs conduisaient leurs troupeaux vers l'alpage.

    Synonyme : berger.

    « Les Scythes étaient des peuples pasteurs, qui, sans demeure fixe, erraient dans de vastes pays incultes »Condillac (1714-1780)

    « Tel que le vieux pasteur des troupeaux de Neptune, Protée, à qui le ciel, père de la fortune, Ne cache aucuns secrets »Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741)

  3. Religion. Fig. et religieux, personne qui guide spirituellement une communauté de fidèles.

    « Ô vous, pasteurs des peuples, qui êtes sans doute assemblés ici pour défendre la patrie contre ses ennemis, ou pour faire fleurir les plus justes lois, écoutez un homme que la fortune a persécuté »Fénelon (1651-1715)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • pasteurs : pluriel · /pastœʁ/
  • pasteur : singulier · /pastœʁ/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 5 sens

s. m.

  1. Celui qui possède ou qui garde les troupeaux. Le pasteur de Mantoue, Virgile. Les Pasteurs, nom qu'on donne à un peuple qui envahit l'Égypte vers 2209 ans avant l'ère chrétienne. Adj.

    Tel que le vieux pasteur des troupeaux de Neptune, Protée, à qui le ciel, père de la fortune, Ne cache aucuns secretsJean-Baptiste Rousseau (1671-1741)

    Au-dessous de la contrée des Samoïèdes est celle des Ostiates, le long du fleuve Oby ; ils ne tiennent en rien des Samoïèdes, sinon qu'ils sont, comme eux et comme les premiers hommes, chasseurs, pasteurs et pêcheursVoltaire (1694-1778)

  2. Fig. Celui qui exerce une grande autorité sur une réunion d'hommes.

    Ô vous, pasteurs des peuples, qui êtes sans doute assemblés ici pour défendre la patrie contre ses ennemis, ou pour faire fleurir les plus justes lois, écoutez un homme que la fortune a persécutéFénelon (1651-1715)

    Sceptres sur lesquels Évandre et Nestor, pasteurs des peuples, s'appuyaient en jugeant les peuplesChateaubriand (1768-1848)

  3. Homme qui a reçu de Dieu mission et caractère pour enseigner les fidèles, et leur administrer les moyens de salut que Dieu a établis (BERGIER). On dit aussi : pasteur des âmes. Le bon pasteur, le pasteur qui, dans l'Évangile, retrouve et rapporte la brebis perdue.

    La régularité de Mme la Dauphine dans les observances de l'Église, dont elle ne se dispensa jamais qu'après avoir examiné ses besoins et rendu à ses pasteurs les déférences nécessairesFléchier (1632-1710)

    Que de tableaux à tracer, depuis le pasteur du hameau, jusqu'au pontife qui ceint la triple couronne pastorale !Chateaubriand (1768-1848)

  4. Titre chez les protestants de celui qui a charge d'âmes.

  5. Genre de poissons des mers d'Amérique.

Étymologie : Berry, pâtour ; norm. pastou ; provenç pastor ; ital. pastore ; du latin pastorem, de pastum, supin de pascere, paître. Pâtre vient du nominatif pástor, avec l'accent sur la pénultième.

Historique : XIIe s. Maistre e pere e pastur sunt li proveire [prêtres] en lei à trestuz cels qui vivent en cristiene fei XIIIe s. À mal pastor chie lox [le loup] laine La sainte Escripture Qui commande au pastour honeste Cognoistre la vois de sa beste XIVe s. Aussi comme le pasteur a cure de ses ouailles et les aime XVIe s. Car des brebis que pastour abandonne, Souvent le loup en devore à l'escart

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n. m.

  1. Celui qui élève ou qui garde des troupeaux. Dans cette acception, il ne se dit guère qu’en parlant des Peuples anciens et dans le style poétique. La plupart des anciens patriarches étaient pasteurs. Quand Romulus voulut fonder Rome, il assembla les pasteurs de la contrée. Adjectivement, Les rois pasteurs. Les peuples pasteurs.

  2. PASTEUR se dit au figuré de Celui qui exerce une autorité paternelle sur un peuple, sur une réunion d’hommes. Homère appelle les rois les pasteurs des peuples. On l’applique surtout à JÉSUS-CHRIST, et aussi aux évêques, aux curés. JÉSUS-CHRIST est le souverain pasteur des âmes. Notre-Seigneur est le bon pasteur qui ramène la brebis égarée. Un pasteur doit avoir soin de ses ouailles. En termes d’écriture sainte, Les brebis connaissent la voix du pasteur.

  3. PASTEUR est aussi le Titre des ministres protestants. Il étudie pour être pasteur.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée pasteur#45898.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.