pastel

pastel

adjectif

Grammaire et formes (1)
  • pastel — forme de base

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pastel#102506.

pastel

nom, masculin, /pastɛl/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Nom donné à des crayons composés de différentes couleurs broyées et réduites en pâte avec de l'eau de gomme ; peindre en pastel, c'est peindre avec ces couleurs, qu'on mêle suivant les diverses teintes qu'on veut faire.

    Pastel en poudre d'écarlate, le cent pesant estimé à dix livres,

    Dans la peinture au pastel, les crayons font l'office des pinceaux ; le nom de pastel qu'on a donné à cette sorte de peinture, vient de ce que les crayons dont on se sert sont faits avec des pâtes de différentes couleurs,

  2. Se dit d'un tableau peint au pastel. Un beau pastel. Les pastels de la Rosalba.

Étymologie : Ital. pastello, du lat. pastillus, petit gâteau (voy. PASTILLE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Nom de l'isatis tinctoria, Linné, plante crucifère contenant de l'indigotine, et aussi appelée guède ou vouède.

    Le mauvais, qui est un pastel bâtard, qu'on nomme pastel bourg ou bourdaigne, a la feuille velue

    Autrefois on cultivait plus abondamment le pastel qu'aujourd'hui ; avant la découverte de l'Amérique, elle était la seule plante dont on pût obtenir une teinture bleue solide — Mme de Genlis (1746-1830)

  2. Nom donné à la substance bleue qu'on en retire.

    Le pastel est une pâte bleue faite par la putréfaction et la réduction en espèce de fumier des tiges hachées de l'isatis tinctoria, ou de l'isatis lusitanica, de Linné — Fourcroy (1755-1809)

    On dit que les boules de pastel qu'on appela dans quelques endroits florée et cocagne, augmentent toujours en qualité pendant l'espace de dix ans — Mme de Genlis (1746-1830)

  3. Orangé-pastel, sorte de couleur orangée, qui tire un peu plus sur le brun que l'orangé ordinaire.

Étymologie : Voy. le précédent. La guède fut nommée pastel, parce qu'on en faisait de petits gâteaux (pastillus).

Historique : XVIe s. Naturellement sans moien le pastel fait la couleur bleue, et, par meslange avec d'autres drogues, la noire, la tanée, la violette, la grize, la verte

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Sorte de crayon fait de couleurs pulvérisées, mêlées avec du blanc de plomb ou du talc, pétries avec de l’eau gommée et façonnées en petits bâtonnets. On fait des pastels de toute sorte de couleurs. Boîte de pastels. Dessiner au pastel. Un portrait au pastel.

  2. Il se dit aussi de Ce qui est fait au pastel. Un pastel léger, frais, délicat, velouté. Fixer un pastel. Les pastels de La Tour.

  3. Par apposition, Bleu pastel se dit d’un Bleu très tendre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • pastels — pluriel — /pastɛl/
  • pastel — singulier — /pastɛl/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pastel#45891.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.