passe-droit
nom, masculin, /pasədʁwa/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Grâce accordée contre le droit et l'usage ordinaire.
D'où se serait ensuivie la suppression des passe-droits et des injustices qui s'exercent à cette occasion dans les paroisses — Vauban (1633-1707)
Injustice faite à quelqu'un en lui préférant une personne qui a moins de titres que lui. Fig. Licence, irrégularité.
Accablé de passe-droits et supplanté par tous vos camarades, pour avoir fait votre service à la tranchée, tandis qu'ils faisaient le leur à la toilette — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
L'unité de lieu est assez exactement gardée en cette comédie, avec ce passe-droit toutefois que tout ce que dit Daphnis à sa porte ou en la rue, serait mieux dit dans sa chambre, où les scènes qui se font sans elle et sans Amarante ne peuvent se placer — Pierre Corneille (1606-1684)
Historique : XVIe s. Ce commissaire des guerres faisoit au pere aultant de passe-droits [contrôles de complaisance, faveurs], et plus qu'il n'en eust sceu demander
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Avantage qu’on accorde à quelqu’un contre les règlements. Sa nomination a été un passe-droit.
Il signifie aussi Injustice qu’on fait à quelqu’un en lui préférant, pour un grade, pour un emploi, pour une récompense, une personne qui a moins de titres que lui par l’ancienneté ou par les services et le mérite. On lui a fait bien des passe-droits.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- passe-droits — pluriel
- passe-droit — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée passe-droit#83216.